FORMES EXTÉRIEURES PARTIES ACCESSIBLES A LA PALPITATION
Le squelette du coude est formé par l’exlrémilé ioférieure de l’humérus, la partie supérieure du radius et du cubitus.
La palpation permet facilement de déterminer sur le vivant la position de trois apophyses saillantes, même chez les sujets du plus grand embonpoint : épicondyle, épitrochlée, olécrâne.
Le bras étant pendant le long du corps, l’épicondyle et l’épitrochlée sont sensiblement sur une même ligne horizontale (1). L’interligne articulaire est situé immédiatement au-dessous de l’épicondyle; tandis qu’au côté interne du coude on peut introduire le doigt entre l’interligne articulaire et l’épitrochlée.
A la partie postérieure du coude, entre l’épicondyle et l’épitrochlée et s’élevant au même niveau dans l’extension de l’avant-bras sur le bras, se trouve Volécrâne.
1» Surfaces articulaires du côté de l’humérus, trochlée, condyle. — Le bord interne de la
dedans par le plan de sa base, en dehors elle se confond avec le condyle.
tendue variable ne représentant pas plus du cinquième de sa circonférence, point par lequel elle se confond avec l’extrémité inférieure de l’humérus.
En avant et en arrière de la partie moyenne de la trochlée se trouvent deux fossettes. L’antérieure ou coronoïdienne, reçoit le bec coronoïdien dans la flexion de l’avant-bras ; l’autre postérieure, ou ülécrûnienne, reçoit le bec de l’olécrâne dans l’extension complète de l’avant-bras.
La lamelle osseuse qui sépare la fossette coronoïdienne de la fossette olécrânienne est très- mince ; mais è parties cas pathologiques, elle existe toujours dans l’espèce humaine.
que correspond, sur le cubitus, une saillie médiane qui partage en deux versants la cavité coronoïde. (1) D'après M. Richet, la saillie épicondylienne est située un peu plus bas que l’épitrochlée.
:t fractures.
it considérable de sphèr
i52 LUXATIONS ET FRACTURES.
Le radius el le cubitus réunis forment un petit système qui peut sc luxer sur ITmmérus, en
:!e les subluxaüons en
; nous admettons le
du coude.
Enfin le radius et le cubitus peuvent sc
Les luxaiioiis parlicllcs du coude doivent toujours allcindre en même temps deux articulations: si le cubitus sc luxe sur ITiuménis, le radius restant en place, il est évident que le cubitus doit être luxé en môme temps sur le radius.’
Nous n’aduicitons point au subluxalioiis latérales.
Il existe au coude des luxations complexes, des luxations compliquées et des dislocations.
LUXATIONS PIUNClPALtS DU C.OUDtî.
L’observation Cl les expériences appre.incnt que dans les luxations des deux os de l'avanl-bras sur
quelque soi(c le mouïemLit. C'est le cubitus, qui dans scs rapports avec la troclilée et le condjie, l’épitrochlÉc et répicondyle, fixe vérilablcmcnt et immobilise les rapports anormaux. C'est le cubitus, qui par les irrégularités de son cxtrénnlé siipéiieure produit les difficultés de la réduction.
Le radius suit le cubitus dans tous scs mouvements, il n’apporlc aucun obstacle h la réduction et suit généralement sans difficulté le cubitus qui domir.c le système.
Les luxations principales du coude sont donc véritablement, au iioint de vue du mécanisme de la persistance des rapports, de la réduction et de l’irréductibilité, des luxations cubito-humérales.
La ligne qui jointl’épicondyle à l’épitrochlée sépare la partie antérieure de la partie postérieure de l’humérus. Quand le cubitus sera en avant de la ligne, il y aura luxation du coude en .avant. Quand le cubitus sera en arrière, il y aura luxation du coude en arrière.
Le cubitus, tout en étant en arrière, peut correspondre, par sa partie supérieure luxée:
A la partie postérieure de la troçhléc, luxation en arrière directe ;
2® A la partie postérieure de l’épitrochlée, luxation en arrière et en dedans ;
3® A la partie postérieure de l’épicondyle, luxation en arrière et en dehors.
Le cubitus, tout en étant ca avant de la ligne épicondylo-épitrochlécnne, peut correspondre, par sa partie supérieure :
1® A la partie antérieure de la troclilée, luxation du coude en avant ;
2® A la partie antérieure de l’épitrochlée, luxation du coude en avant cl en dedans ;
3® A la partie antérieure de l’épicondyle, luxation du coude en avant et en dehors.
Mécanisme. — Le mécanisme des luxations n’est point le même dans tous les cas. 11 doit être évident pour nous qu’il y a au moins cent façons dilîérenles dans lesquelles une luxation peut se produire. Ce sera tantôt dans l’adduction, tantôt dans l’abduction, etc. Le membre, dans l’adduction ou l’abduction, sera fléchi ou étendu, etc., etc. Il est bien certain aussi que, dans certaines positions, la force nécessaire pour luxer doit être moins considérable ; mais cela ne dit pas que ce soit dans ces positions seules qu’une luxation puisse sc produire. Du reste, le premier effet d’un traumatisme est de changer la position d’un membre. Celle première position modifiée, le traumatisme continue son action. La luxation produite, le traumatisme continue encore d’agir, et il devient véritablement impossible d’arriver à des données assez certaines pour fixer l’attention.
LUXATIONS ET FP.ACTUnES.