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LUXATION DES PHALANGES

A. Cooper l’a observée : la seconde phalange était jetée en avant, du côté des gaines, et la première en arrière. Il n’a pu savoirsi les ligaments avaient été rompus, attendu que la luxation existait depuis longtemps et que le ligament était alors réuni. Le tendon extenseur était très-fortement tendu sur l’extrémité de la première phalange.

c. Lnxatiom latérales.

Il n’en existe que trois cas.

Ainsi, les luxations des phalanges sont excessivement rares, elles sont souvent irréductibles, le mécanisme paraît dans tous les cas difficile à saisir. Il n’en est pas de même du diagnostic, que l’on

peut arriver assez facilement à poser.

Les symptômes, le diagnostic, les rapports des os, ne peuvent manquer d’être saisis du premier coup dans la luxation d’une phalangine en arrière (fig. 1).

La phalangine peut être fléchie ou étendue. La seconde phalange du doigt peut donc être parallèle à la phalange métacarpienne, tout en étant projetée en arrière.

Les symptômes seront facilement saisis pour une luxation complète de la seconde phalange en avant, sur la figure 2, on comprend bien :

V La saillie que forme la seconde phalange à la partie dorsale du doigt;

2“ La saillie que forme la partie supérieure de la seconde phalange à la partie antérieure du

l** La saillie formée par la tête de la phalange supérieure, en dehors ou en dedans, suivant le sens delà luxation; 2® la saillie formée par la phalangine, en dedans ou en dehors, si la luxation est latérale interne ou latérale externe.

Dans un cas (fig. 5), nous avons pu étudier avec soin une luxation de la phalangine du médius, compliquée d’une fracture de cette phalangine. C’était sur le doigt d’un ouvrier dont la main avait été prise dans l’engrenage d’un moulin. La guérison de la fracture eut lieu, mais la réduction n’ayant pu être obtenue, le doigt resta ankylosé et roide. Le malade réclama l’amputaiion, qui fut habilement pratiquée par le docteur Paiureau, de Nantes. Le cal B était très-résistant et l’extrémité supérieure de la phalangine placée en arrière et en dedans de la phalange avait contracté avec elle des adhérences qui expliquaient bien l’immobilité de la partie antérieure du doigt. L’amputation fut suivie de quelques abcès dans la paume de la main qui retardèrent'la guérison, mais la cicatrisation se fit au bout d’un mois, et le patient eut à s’applaudir d'avoir demandé une opération qui lui permettait de reprendre ses travaux.

Les luxations des phalangettes peuvent être 1 1® complètes en arrière; 2» complète, en avant (fig. 7}ï avec plaie (fig. G) ou sans plaie, etc., etc.

LUXWIONS ET FMETDRES.

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