LUXATIONS DU FÉMUR
Classificaiion d’après Malgaigne :
Si l’on consulte les annales de la science, on trouve des faite qui établissent d’une façon incontestable que la tête du fémur a été trouvée en contact avec presque tous les points du pourtour de h cavité cotyloïde; mais l’observation a fait voir que certaines variétés de déplacement sont plus communes, et W. Nélaton, en les rangeant en trois familles, a parfaitement compris qu’aucune division, ne pouvant d’une manière mathématique les comprendre toutes, il fallait, dans les classifi • calions, se rattacher seulement aux types ayant une physionomie naturelle.
C’est à peu près à la classification de M. Nélaton que nous nous rattacherons, toutefois nous emploierons de préférence les dénominations de luxations en arrière, luxations en avant, luxations endedans, pour désigner les quatre types que M. Nélaton appelle ilio-ischiatique, ischiatique, isciiiopubienne, ilio-pubienne. La luxation en arrière correspond aux deux types ischiatiques.
sclatiqiie, et que celte ligne divise en même temps la cavité cotyloïde en deux parties égales. (Jette ligne répondant au centre de la cavité cotyloïde, ainsi qu’on peut le voir par la figure 55, pourra facilement servir de guide pour apprécier l’étendue du déplacement. En effet, admettons comme nous l’avons indiqué par un trait ponctué dans la figure 55, que la tête du fémur soit venue se placer der^ rière la cavité cotyloïde, cette ligne, au lieu de répondre au sommet du grand trochanter, correspon* dra à un point plus rapproché de sa base. L’étendue du déplacement se trouvera donc mesurée par la saillie du grand trochanter en arrière de cette ligne. » M. Nélalon insiste sur ce signe parce qu’il lui
cotyloïde, et parce qu’il est très-facile à constater. II suffit en effet pour cela, après avoir fait fléchir la cuisse à angle droite d’appliquer un lien sur les deux points que nous avons indiqués, c’est-à-dire
RÉGION DE
sur l’épine iliaque antéro-supérieure et sur la saillie de rischion, et d’explorer la région fessicre du côté sain et du côté malade pour saisir la différence que présentent l’un etl’autre côté. Sur un blessé atteint de luxation ilio-ischiatique observé par M. Nélaton, il y a peu de temps, dans le service de M. Denonvilliers, cette projection du grand trochanter en arrière était de 3 centimètres.
4® Variations de longueur du membre. — Le membre, porté autant qu’on le peut dans l’extension,
crure sciatique, et la palpation pratiquée dans le pli de l’aine montre suÛisamment qu’au niveau de la cavité cotyloïde il y a un vide.
Mode de production expérimental et mécanisme. — Pour produire sur le cadavre la luxation du fémur en arrière, il faut porter la cuisse dans une abduction considérable, déchirer la capsule à sa partie interne, puis luxer la tête dans la fosse sous-pubienne. On fléchit alors fortement et on porte
cotyloïde qu’elle contourne, et vient se placer dans l’échancrure sciatique. Nous avons alors les symptômes et la déformation représentés planche LXVI.
LUXATIONS ET FRACTURES
PLANCHE LXVll.
PLANCHE LXVm.
RÉGION DE LA HANCHE. *3
S” Celle dans laquelle la lêtedufémnf est en arrière de la cavité cotyloïde, on postérledre -directe (iscliiastique).
a® Celle dans laquelle U lête du fémur est au-dessus de la cavité cotyloïde, ou postéro-inférieure {sous-cotyloïdienne, Malgaigne).
Dans les luxations postéro-supérieures et postéro-inférieures, la rotation en dedans est bien moins considérable que dans la luxation postérieure directe.
LUXATIONS ET FRACTURES
, Enfin dans In variété intérieofe, les pressions sur i’extrémité supérieure du fémur auront pour
but de porter ialéie du fémur en avant et un peu en haut. .
Lorsque ia tête se trouvera portée au niveau de la cavité cotyloïde, les aides qui pratiquent 1 exten. sien cesseront brusquement les tractions, et le chirurgien portera le fémur en dedans (E).
lE LA HANCHE.