‹ Traité méthodique de géographie du CongoChapitre 100 sur 118 · VALEUR · texte numérisé non relu

VALEUR

Francs

Cent.

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Fig 10. — Diagramme des exporta lions*

Importations. — Les importations (commerce spécial) se sont élevées à frs. 15,227,776,44

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^A/riLlJ(W

Les principaux articles étaient :

Tissus francs

Bétail

Armes

Bateaux

Alcools

Denrées alimentaires

Machines • . • •

Métaux, rails etc ,

La part de la Belgique dans ces importations a été de 10.162.406 Ir. 76 c*, le pays suivant w*»^ immédiatement par importance (F Angleterre)

n'important que pour 2.600 682, 5o frs.

Parmi les produits importés on peut distinguer les marchandises d'échange c'est-à-dire destinées aux indigènes et les divers matériaux nécessaires à Toulillage de la colonie.

Flf. ll« — D&agramme des iiD;>dmtioii3.

Les MnrcIiAiîdiscs d'échnvge sont principalement constituées par des tissus, des perles et du fil de laiton. Mais le plus ou moins de valeur de telle ou telle variété de ces produits, varie essentiellement avec les régions, sans qu'on y puisse voir une autre cause que le caprice des indigènes.

Les tissus qui s'importent au Congo, sont les tissus de coton, écrus, blanchis, teints ou imprimés, les tissus de laine et coton et de toile teinte. Il faut y joindre les couvertures de coton ou de laine imprimées, de coton écru et teint, de laine et jute et de bourre de soie.

Les Congolais aiment surtout les tissus à bon marché, aux couleurs éclatantes ; certaines peuplades tiennent cependant à la qualité.

Les perles constituent une monnaie des plus répandues et dont les variétés demandées varient encore une fois avec les régions où Ton se trouve.

Le fil de laiton coupé en morceaux, la bimbeloterie, les caiiriSy la ferblanterie, les fusils d silex, etc. achèvent de former les principales marchandises d'échange.

L'outillage de la colonie exige principalement du matériel de chemin de fer et de navigation, des matériaux de construction, de campement, des marchandises agricoles, des métaux ouvrés, etc. Les denrées alimentaires destinées aux agents et aux colons entrent aussi pour une large part dans les importations.

Ces dernières sont faites en majeure partie par TEtat ; viennent ensuite les grandes compagnies et les diverses maisons de commerce.

Conclusions. — A rencontre de la métropole, on peut dire qu'une colonie du genre de celle-ci, est en pleine santé économique, quand elle exporte beaucoup de matières premières et qu'elle importe beaucoup de produits manufacturés. Est-ce le cas pour le Congo ? — La nature des marchandises échangées nous permet de voir, citées à la sortie, toutes les richesses d'un pays tropical en voie de développement; à l'entrée, tous les matériaux nécessaires à l'outillage d'une colonie naissante, en pleine activité organisatrice. La comparaison entre les statistiques antérieures ferait constater, à l'exportation, la substitution progressive de produits agricoles d'une exploitation constante comme le caoutchouc, l'huile de palme, le café, à Tivoire ; elle ferait voir l'évolution des importations de Talco^l et des armes à feu vers les tissus et les verroteries destinés à rémunérer désormais, la main d'oeuvre indigène.

Enfin l'examen de la part relative des divers pays dans ces échanges, nous ferait voir les nations coloniales y prendre presque seules part et une fois de plus le commerce suivre le pavillon. La Belgique qui n'y entrait pour ainsi dire pas dans les premiers temps, s'y voit représentée actuellement, aux exportations pour 71 % et aux importat'ons pour 66^0, en augmentation constante sur les années précédentes.

II suffit de jeter un coup d'œil sur les diagrammes ci-contre pour constater la situation florissante dans laquelle se trouve le commerce congolais.

De 3 millions en 1886, il s'est élevé à 3i millions en i8g6, décuplant ainsi en dix ans. Cette progression extraordinaire montre mieux que tout discours, combien il est permis d'augurer favorablement de l'avenir.

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