‹ Traité méthodique de géographie du CongoChapitre 22 sur 118 · Cru«»& du Congo à Bangala en · texte numérisé non relu

Cru«»& du Congo à Bangala en

le Ruki, la Mongala par exemple, présentent des variations de débit peu sensibles. Les crues du fleuve sont d'ailleurs très variables avec les années. C'est ainsi que par suite de la sécheresse dans un des hémisphères, il arrive que la crue se produise à peine dans les affluents de cette région*

La différence de niveau entre la crue et la baisse qui va jusqu'à 9 mètres dans la région des chutes, atteint à peine l mètre à Ponta da Lenha«

Le débit maximum du fleuve à Borna correspond à la période des pluies de rhémisphère-sud : il est alors d'environ deux fois son débit minimum.

L'étroit goulet de ces chutes en barrant le fleuve, contribue en partie à régulariser son débit.

Le Congo subit peu les oscillations des marées. Celles-ci, incapables de refouler son formidable courant, se bornent, en montant, à glisser sous lui en exhaussant légèrement son niveau (2 mètres à Banana ; o,5o m. à Ponta da Lenha).

Les eaux du Congo sont chargées de sédiments arrachés aux rives du haut fleuve et qui lui donnent une couleur brunâtre. Ces sédiments arrachés aux rives du haut fleuve sont charriés en telle quantité qu'on estime à 35o millions (1) de mètres cubes, la quantité de débris que le courant dépose annuellement dans la mer, où il a formé un immense estuaire sous-marin long de 480 kilomètres et bordé de montagnes atteignant plus de 1600 mètres au dessus du fond.

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