Le corps. — Itupa
2. La vitalité. — Vie propre des cellules végétales. ■ — Jiva.
3. La partie matérielle du corps astral. — La portion de corps astral condensée dans les globules du chlorophylle, ou leur analogue Linga sharira.
Ces considérations préliminaires étaient indispensables pour comprendre la suite.
L’élément qui va donner naissance à une nouvelle plante,
la graine, est composé ainsi qu’il suit dans un grain de haricot (outre des enveloppes diverses) :
1° Un petit corps formé de trois parties (la véritable plante) : le germe.
2° Un amas de matériaux destinés à la nourriture de ce corps pendant son développement : cotylédons.
Les trois parties constituant le petit corps en question sont ainsi formées :
1° Une portion inférieure qui deviendra la racine, c’est-àdire l’ensemble des organes digestifs et abdominaux de la plante : la radicelle.
2° Une partie supérieure qui deviendra les feuilles, c’està-dire l’ensemble des organes respiratoires et thoraciques de la plante : la gemmule.
3° Une partie intermédiaire qui diviendra la tige de la plante, c’est-à-dire l’ensemble des organes circulatoires, centre général d’évolution de la plante : la tigelle.
Toutes ces parties très rudimentaires sont entourées, nous le répétons, d’un amas de matière qui remplit presque tout. Cet amas de matière constitue les cotylédons.
La figure suivante indique bien ces différentes parties qu’on peut facilement vérifier en coupant un haricot en deux (voy. p. 273).
Que faut-il pour obtenir au moyen de cette graine le développement d’une plante?
Quelles sont les phases de ce développement? C’est ce que nous allons voir.
La première condition c’est de placer cette plante en un lieu où elle ne subira aucune action nuisible à son développement. Ce lieu, nous pourrons l’appeler la matrice (le centre maternel par excellence) de la plante.
Mais nous aurons beau mettre notre grain de blé ou notre haricot dans une boîte bien fermée et bien chauffée, rien ne se développera.
Il faut que cette matrice dans laquelle nous plaçons notre plante contienne un élément essentiel: l’humidité. Ceci est si vrai qu’on peut parfaitement faire germer des plantes dans du verre pilé recouvert d’eau.
Généralement on met la graine dans la terre (sa véritable matrice) et on arrose cette terre convenablement.
Donc VT point. Placer les grains dans une matrice possédant les conditions voulues.
Que se passe-t-il alors ?
Si l’on se reporte à notre étude sur l’évolution et l’involution, on se rendra compte que ce germe c’est du soleil fixé.
Au contact de l’eau, les matériaux de nutrition augmentent de volume et deviennent assimilables par les éléments de la plante. Le germe s’éveille, le soleil contenu en lui commence à se dégager en produisant de la chaleur: les trois parties de la plante se développent (1er stade).
La partie inférieure du germe, la radicelle, se dirige vers la terre en empruntant aux réserves de matériaux (cotylédons) les éléments de ce développement.
La partie intermédiaire du germe, la tigelle, croît également se dirigeant en haut vers le ciel et portant à son sommet la gemmule qui donne naissance aux feuilles.
Les matières de réserve, les cotylédons, se placent peu à peu des deux côtés de la tigelle.
A ce moment la plante ne peut encore vivre que sur ses propres matériaux de réserve, elle n’emprunte encore aucun élément de nutrition au milieu extérieur (2e stade).
Ce stade dure jusqu’à l’instant où la racine, assez développée, commence à digérer les substances contenues dans la terre et où la gemmule, assez développée d’un
autre coté, commence à fixer les produits du ciel (air et lumière). Les éléments de réserve, maintenant inutiles, les cotylédons, se flétrissent et tombent. La plante vient de naître, elle va vivre par elle-même (3e stade).
Il est important de bien retenir ces trois stades :
\a Fixation dans la Matrice. Réveil du Germe.
2° Développement du Germe aux dépens des matériaux de réserve.
3° Chute des matériaux de réserve. La plante respire et digère par elle-même (Naissance).
§ 2. — l’embryon végétal et l’embryon humain
Si nous avons commencé cette étude par l’exposé du développement de l’embryon végétal, c’est à dessein.
Nous allons voir en effet qu’on peut établir une analogie stricte entre la constitution de l’embryon du végétal et celle de l’être humain au début de son développement.
Le fait qui domine tous les autres dans la considération précédente c’est que le futur végétal trouve le point de départ de son évolution dans trois sources.
Le système digestif (racine), le système circulatoire (tige) et le système récepteur et respiratoire (feuilles) dérivent de trois organes nettement différenciés, la radicule, la t'igelle et la gemmule.
Un fait bien curieux pour ceux qui ne veulent pas admettre le même plan d’évolution pour toutes les manifestations de la Nature, c’est que les trois grands systèmes correspondants chez l’homme : le système digestif, le système circulatoire et le système nerveux (et peut-être aussi respiratoire), dérivent également de trois organes nettement différenciés dans l’embryon humain ; ces trois organes
sont trois feuillets qui apparaissent à une époque déterminée dans bœuf humain en voie de développement.
Ira Med E»
Pour avoir une idée nette du phénomène, il faut se figurer le dessus d’une table ronde, d’un guéridon quelconque représentant l’œuf.
Sur un point quelconque de la circonférence placez trois volumes reliés debout le dos en haut, l’un à côté de l’autre.
Ces trois volumes représentent les trois feuillets en question, feuillets dont nous verrons tout à l'heure le mode de développement.
Ces trois feuillets sont nommés scientifiquement d’après leur situation :
Le feuillet externe (/’ ectoderme).
Le feuillet médian ( le mésoderme ).
Le feuillet interne (/' endoderme).
Le feuillet externe (ectoderme) donne naissance au système nerveux central et périphérique et à quelques organes
annexes (peau, poumon) (d’après la plupart des auteurs). ( Image de la gemmule .)
Le feuillet moyen (mésoderme) donne naissance au système circulatoire et à ses annexes. [Image de la tige lie.)
Le feuillet interne (endoderme) donne naissance au système digestif et à ses annexes. [Image de la radicelle .)
Le tableau comparatif suivant établit encore plus clairement ces rapports :
La radicelle évolue les organes nécessaires à l’apport de matière dans la plante : le ventre de la plante.
La gemmule évolue les organes nécessaires à l’apport de force dans la plante (air et lumière) :
poumon et système nerveux récepteur de la plante.
La tigelle, partie intermédiaire, assure la distribution et la circulation des sucs et des gaz de la plante : poitrine.
Le feuillet interne évolue les organes nécessaires à l’apport de matière dans l’individu :
le ventre de l’individu.
Le feuillet externe évolue les organes nécessaires à l’apport de force dans l’individu (air et sensations) : poumon (d’ap.
la plupart des auteurs) et système nerveux de l’individu.
Le feuillet moyen évolue les organes nécessaires à la distribution et à la circulation de la force et de la matière dans l’individu : poitrineet organes de la circulation.
Il y a donc un moment où l’embryon humain est en tout point analogue à l’embryon végétal non encore évolué, à la graine.
Cette analogie existe quand les trois feuillets sont différenciés dans l’œuf humain.
C’est ce qu’indique la figure ci-jointe-,
Notre but, il ne faut pas l’oublier, est de voir si l’on peut déterminer scientifiquement l’incarnation progressive des principes de l’ésotérisme indou, puis de savoir si l’on peut assigner une date quelconque à l’entrée de ces principes dans l’Etre humain.
Nous sommes obligé à des développements préliminaires assez longs, mais nous espérons que ces longueurs forcées seront profitables au|sujel.
; Nous venons de voir que les trois portions principales
de l’être humain (ventre-poitrine-tête) dérivaient, quant à leurs organes caractéristiques, de trois feuillets embryonnaires. Nous avons vu de plus que ces trois feuillets correspondaient exactement aux trois portions de l’embryon végétal.
Deux études nous restent à faire :
1° Savoir les transformations que subit l’œuf humain depuis la fécondation jusqu’à la production des trois feuillets susdits.
2° Une fois arrivé là, reprendre notre étude en cherchant à décrire rapidement les principales transformations de ces feuillets jusqu’à la naissance.