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professés par Valentin, Basilide, Marcion, Appelles, Bardesane et Manès.
Les Pères de l’Eglise cherchent à répondre de leur mieux à toutes ces attaques par des explications ambiguës; l’un d’eux, saint Jérôme, voulut remédier aux défauts de la version des hellénistes et, croyant remonter à la source du mal, se mit à apprendre l’hébreu.
Un toile général s’éleva à cette nouvelle dans toute l’Eglise chrétienne. Saint Jérome continue son travail tout en s’inclinant devant ses adversaires. C’est alors que le traducteur s’aperçoit que les Juifs eux-mêmes ont perdu le sens de l’hébreu et n’ont pour tout lexique que cette version des hellénistes qu’il voulait justement réformer. C’était un cercle vicieux.
Quel est donc le résultat du travail de saint Jérôme?
Une nouvelle traduction de la Bible grecque, faite dans un latin un peu moins barbare que les traductions précédentes, et confrontée avec le texte hébraïque, sous le rapport des formes littérales.
Saint Jérôme ne pouvait pas faire davantage. Eût-il pénétré dans les principes les plus intimes de l’hébreu ; le génie de cette langue se fût-il dévoilé à ses yeux, il aurait été contraint par la force des choses, ou de se taire, ou de se renfermer dans la version des hellénistes. Cette version jugée le fruit d’une inspiration divine, dominait les esprits de telle sorte, qu’il fallait se perdre comme Marcion, ou la suivre dans son obscurité nécessaire.
Voilà quelle est la traduction latine qu’on appelle ordinairement la Vulgate '.
Les versions que ces trois religions (catholique, musulmane, judaïque) possèdent, sont toutes faites dans l’esprit