‹ Traité méthodique de science occulteChapitre 191 sur 454 · T0A9ST · texte numérisé non relu

T0A9ST

Sabaoth.

9 n ur ias

1NGA

Shadaï.

Adonaï.

La Kabbale est si merveilleusement construite que tous les termes qui la constituent ne sont que des faces diverses les unes des autres. Ainsi nous sommes obligé, vu la pauvreté d’abstraction de nos langues européennes, d’étudier séparément la signification et les rapports des dix noms divins, puis la signification et les rapports des dix nombres, le tout dans leurs diverses acceptions. Or, tout cela, nom, idée et nombre, se trouve synthétisé dans chacun des hiéroglyphes, soit qu’on parle du nom divin soit qu’on énonce la Sephiroth. Les tableaux analogiques placés à la fin de notre étude serviront à peine à donner une idée de cet esprit synthétique de l’antiquité.

Ces noms (qui tous ont un sens secret développé en détail dans les écrits des kabbalistes) méritent d’attirer particulièrement notre attention.

Le premier d’entre eux Ehieh s'écrit souvent par la simple lettre y (iod). Dans ce cas il signifie simplement MOL

Lacour dans son livre des Æloïm ou Dieux de Moïse montre que ce mot a donné naissance au grec a eï toujours. Ehieh signifie donc exactement le Toujours et l’on comprend comment la lettre iod qui exprime le commencement et la fin de tout puisse le représenter.

I. Le nom IEVE ou 10HA ne devant jamais être prononcé par les profanes est remplacé par le mot tetragrammaton ou le mot adonaï (seigneur).

Ce nom écrit mystiquement en triangle par trois iod ainsi :

représente les trois principaux attributs de la divinité émanant la création, du Toujours donnant naissance aux mesures temporelles.

Le premier iod montre en effet l’Éternité donnant naissance au Temps dans sa triple division : Passé, Présent et Avenir.

C’est le nombre.

C’est le Père.

Le second iod montre l'Infini donnant naissance à l'Espace dans sa triple division de longueur* largeur et profondeur.

C’est la Mesure.

C’est le Fils.

Le troisième iod représente la Substance éternelle donnant naissance à la Matière dans sa triple spécification de Solide, Liquide et Gazeuse.

C’est le Poids.

C’est le Saint-Esprit.

Réunissez en un tout le Temps, l’Espace et la Matière et la Substance éternelle et infinie, le Toujours se manifestera.

De là la représentation suivante de ce nom divin par les kabbalistes :

Les correspondances de ce nom sont ainsi données par Agrippa,, l’un des plus forts kabbalistes connus1.

1° Eheie, le nom d’essence divine :

Numération : keter (couronne, diadème), signifie l’être très simple de la divinité, il s’appelle ce que l’œil n’a point vu. On l’attribue à Dieu le Père et il influe sur l’ordre des Séraphins, ou, comme parlent les Hébreux, Haioth Hacadosch, c’est-à-dire en latin animalia sanctitatis, les fameux animaux de sainteté, et de là, par le premier mobile, donne libéralement le nom de l’être à toutes choses remplissant l’Univers par toute sa circonférence jusqu’au centre. Son intelligence particulière s’appelle Mithatron (Prince des Faces) dont l’office est d’introduire les autres devant la face du Prince et c’est par le ministère de celui-ci que le Seigneur a parlé à Moïse.

2° Nom Iah :

Iod ou Tetragrammaton joint avec Iod ; numération Hochena. (, sapientia ).

Signifie divinité pleine d’idées et premier engendré et s’attribue au fils. Il influe par l’ordre des chérubins (que les Hébreux nomment Ophanim) sur les formes ou les roues et de là sur le ciel des étoiles y fabriquant autant de figures qu’il contient d’idées en soi, débrouillant le chaos ou confusion des matières par le ministère de son intelligence particulière nommée Raziel qui fut le gouverneur d’Adam.

3° Nom : IEYE — niH* .

Ce nom, l’un des plus mystérieux de la théologie hébraïque, exprime une des lois naturelles les plus étonnantes que nous connaissions.

C’est grâce à la découverte de quelques-unes de ses propriétés que nous avons pu donner l’explication complète du Tarot2, explication qui n'avait jamais été donnée jusqu’à présent.

Voici comment nous analysons ce nom divin :

LE MOT K AB BALISTIQUE HliT ( iod-hé-vau-hé ).

Si l’on en croit l’antique tradition orale des Hébreux ou Kabbale, il existe un mot sacré qui donne, au mortel qui en découvre la véritable prononciation, la clef de toutes les sciences divines et

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