LE 10D
Le iod, figuré par une virgule, ou bien par un point, représente le principe des choses.
Toutes les lettres de l’alphabet hébraïque ne sont que des combinaisons résultant de différents assemblages de la lettre iod1. L’étude synthétique de la nature avait conduit les anciens à penser qu’il n’existait qu'une seule loi dirigeant les productions naturelles. Cette loi, base de l’analogie, posait l’unité-principe à l’origine des choses et ne considérait celles-ci que comme des reflets à degrés divers de cette unité-principe. Aussi le iod , formant à lui seul toutes les lettres et par suite tous les mots et toutes les phrases de Lalphabet, était-il justement l’image et la représentation de cette Unité-Principe dont la connaissance était voilée aux profanes.
Ainsi la loi qui a présidé à la création de la langue des Hébreux est la même que celle qui a présidé à la création de l’univers, et connaître l’une c’est connaître implicitement l’autre. Voilà ce que tend à démontrer un des plus anciens livres de la Kabbale : le Sepher Jesirah 2.
Avant d’aller plus loin, éclairons par un exemple cette définition que nous venons de donner du iod. La première lettre de l’alphabet hébreu l’aleph hQ est formée de quatre iod opposés deux à deux Il en est de même pour toutes les autres.
La valeur numérique du iod conduit à d’autres considérations. L’Unité-Principe, d’après la doctrine des kabbalistes, est aussi I’Unité-Fin des êtres et des choses et l’éternité n’est, à ce point de vue, qu’un éternel présent. Aussi les anciens symbolistes ont-ils figuré cette idée par un point au centre d’un cercle, représentation