‹ Traité méthodique de science occulteChapitre 201 sur 454 · NOTICE SUR LA ROSE-CROIX · texte numérisé non relu

NOTICE SUR LA ROSE-CROIX

La planche kabbalistique offerte en prime aux abonnés de Y Initiation est extraite d’un petit in-folio rare et singulier, bien connu des collectionneurs de bouquins à gravures et très recherché de tous ceux que préoccupent, à des titres divers, l’ésotérisme des religions, la tradition de la doctrine secrète sous les voiles symboliques du christianisme, enfin la transmission du sacerdoce magique en Occident.

« Amphitheatrum sapientle æternæ, solivs veræ, christiano-kabalisticum, divino-magicum, necnon phgsico-chemicum, tertriunum , katholikon, instructore Henrico Keunratii, etc., Hanoviæ, 1609, infolio. »

Unique en son genre, inestimable surtout pour les chercheurs curieux d’approfondir ces troublantes questions, ce livre est malheureusement incomplet dans un grand nombre de ses exemplaires. On nous saura gré peut-être de fournir ici quelques rapides renseignements, grâce auxquels l’acheteur puisse prévoir et prévenir une déception.

Les gravures, en taille douce {Y Initiation compte en reproduire plusieurs en faveur de ses abonnés), les gravures au nombre de douze sont ordinairement reliées en tête de l’ouvrage. Elles sont groupées d’une sorte arbitraire, l’auteur ayant négligé — à dessein peut-être — d’en préciser la suite. L’essentiel est de les posséder au complet, car leur classement varie d’exemplaire à exemplaire.

Trois d’entre elles, en format simple : 1° le frontispice allégorique encadrant le titre gravé ; 2° le portrait de l’auteur, entouré d’attributs également allégoriques ; 3° enfin, une orfraie armée de besicles, magistralement perchée entre deux flambeaux allumés, avec deux torches ardentes en sautoir. Au-dessous, une légende rimée en haut allemand douteux, et que l’on peut traduire :

A quoi servent flambeaux et torches et besicles Pour qui ferme les yeux, afin de ne point voir ?

Puis viennent neuf superbes figures magiques, très soigneuse-

ment gravées, en format double et montées sur onglets. Ce sont : 1° Le grand androgyne hermétique *; 2° le Laboratoire de Khun- ! rath*; 3° /’ Adam-Eve dans le triangle verbal; 4° la Rose-Croix1 . pentagrammatique* (dont nous allons parler en détail); 3° les Sept degrés du sanctuaire et les sept rayons ; 6° la Citadelle alchimique aux vingt portes sans issue*; 7° le Gymnasium naturæ, figure synthétique et très savante sous l’aspect d’un paysage assez naïf ; 8 0 la Table d’ émeraude gravée sur la pierre ignée et mercurielle ; 9° enfin, le Pantacle de Khunrath* , enguirlandé d’une caricature satirique, dans le goût de Callot ; c’est même un Callot avant la lettre. (Y. ce qu’en dit Eliphas Levi, Histoire de la magie, p. 368.)

Cette dernière planche, d’une sanglante ironie et d’un art snuvage vraiment savoureux, manque à peu près dans tous les exemplaires. Les nombreux ennemis du théosophe, qui s’y voient caricaturés d'un génie âpre et que sans peine on devine triomphalement soucieux des ressemblances, s’acharnèrent à faire disparaître une gravure d’un si scandaleux intérêt.

Pour les autres pantacles, ceux dont nous ayons fait suivre l’énoncé d’une astérique font également défaut dans nombre d’exemplaires.

Occupons-nous, à cette heure, du texte divisé en deux sections. Les soixante premières pages, numérotées à part, comprennent un privilège impérial (en date de 1398), puis diverses pièces : discours, dédicace, poésies, prologue, arguments. Enfin le texte des proverbes de Salomon, dont le reste de Y Amphitheatrum est le commentaire ésotérique.

Vient ensuite ce commentaire, constituant l’ouvrage proprement dit, en sept chapitres, suivis eux-mêmes d’éclaircissements très curieux sous ce titre : Inter pretationes et Annotationes Henrici I Khunrath. Total de cette seconde partie : 222 pages. Un dernier feuillet porte le nom de l’imprimeur : G. Antonius, et la date : Hanoviæ, M DC. IX.

Nous terminerons cette description par une note importante du savant bibliophile G. -F. de Bure, qui dit, au tome II de sa Biblio-

1. Cette figure, ainsi que celle marquée dans ces notes au numéro 1 [Y Androgyne hermétique ) seront reproduites en taille-douce avec un commentaire détaillé, en tête d’une nouvelle édition refondue et considérablement augmentée que nous allons donner chez Carré de notre ouvrage paru en 1886 : Essais de sciences maudites : I. Au seuil du mystère.

graphie : « Il est à remarquer que dans la première partie de cet ouvrage, qui est de soixante pages, on doit trouver, entre les pages 18 et 19, une espèce de table particulière imprimée sur une feuille entière à onglets, et qui est intitulée : Summa Amphitheatri sapienti.se, etc..., et dans la deuxième partie, de deux cent vingt-deux pages, l’on doit trouver une autre table, pareillement imprimée sur une feuille entière, à onglets, et qui doit être placée à la page 151, où elle est rappelée par deux étoiles que l’on a mises dans le discours imprimé. — Nous avons remarqué que ces deux tables manquaient dans les exemplaires que nous avons vus ; c’est pourquoi il sera bon d’y prendre garde... » (page 248).

Passons maintenant à l’étude de la planche kabbalistique que l’ Initiation a offerte à ses abonnés.

ANALYSE DE LA ROSE-CROIX d’après Henry Kuunratii

Cette ligure est un merveilleux pantacle, c’est-à-dire le résumé hiéroglyphique de toute une doctrine : on trouve là synthétisés, comme la revue l’a annoncé précédemment, tous les mystères pentagrammatiques de la Rose-Croix des adeptes.

C’est d’abord le point central déployant la circonférence à trois degrés différents, ce qui nous donne les trois régions circulaires et concentriques figurant le processus de Y Emanation proprement dite.

Au centre, un Christ en croix dans une rose de lumière : c’est le resplendissement du Verbe ou de Y Adam Kadmôn tTïtf;

c’est l’emblème du Grand Arcane : jamais on n’a plus audacieusement révélé l’identité d’essence entre l’Homme-Synthèse et Dieu manifesté.

[Ce n’est pas sans les raisons les plus profondes que l’hiérographe a réservé pour le milieu de son pantacle le symbole qui figure l’incarnation du Verbe éternel. C’est en effet par le Verbe,

dans le Verbe et à travers le Verbe (indissolublement uni lui-même à la Vie), que toutes choses, tant spirituelles que corporelles, ont été créées. — « In principio erat Verbwn (dit saint Jean), et Verbum erat apud Deum, et Deus erat Verbum... Omnia per ipsum facta svnt et sine ipso factum est niliil quod factum est. In ipso vita erat. .. » Si l’on veut prendre garde à quelle partie de la figure humaine est attribuable le point central déployant la circonférence, on comprendra avec quelle puissance hiéroglyphique l’Initiateur a su exprimer ce mystère fondamental.]

Le rayonnement lumineux fleurit alentour ; c’est une rose épanouie en cinq pétales, — l’astre à cinq pointes du Microcosme kabbalistique, Y Etoile flamboyante de la Maçonnerie, le symbole de la volonté toute-puissante, armée du glaive de feu des Keroubs.

Pour parler le langage du Christianisme exotérique, c’est la sphère de Dieu le fils , placée entre celle de Dieu le Père (la Sphère d’ombre d’en haut où tranche Aïn-Soph en caractères

lumineux), et celle de Dieu le Saint-Esprit, Rûach Hakkadôsh tE/Hpn rvn (la sphère lumineuse d’en bas où Thiérogramme Œmeth nOtf tranche en caractères noirs).

Ces deux sphères apparaissent comme perdues dans les nuages d'Atziluth rrh'jx, pour indiquer la nature occulte de la première et de la troisième personne de la Sainte-Trinité : le mot hébreu qui les exprime se détache en vigueur, lumineux ici sur le fond d’ombre, là ténébreux sur le fond de lumière, pour faire entendre que notre esprit, inapte à pénétrer ces principes dans leur essence, peut seulement entrevoir leurs rapports antithétiques, en vertu de l’analogie des contraires.

Au-dessus de la sphère à' Aïn-Soph, le mot sacré de Iéhovah ou Ihoâh se décompose dans un triangle de flamme, comme il I suit :

Sans nous engager dans l’analyse hiéroglyphique de ce vocable sacré, sans prétendre surtout à exposer ici les arcanes de sa génération — ce qui voudrait d’interminables développements, — nous pouvons dire qu’à ce point de vue spécial, Iod 1 symbolise le Père, lah rV le Fils, lahô l’Esprit-Saint, Iahôah nii"P l’Univers vivant : et ce triangle mystique est attribué à la sphère de l’ineffable Aïn-Soph, ou de Dieu le Père. Les Kabbalistes ont voulu montrer par là que le Père est la source de la Trinité tout entière, et bien plus, contient en virtualité occulte tout ce qui est, fut ou sera.

Au-dessus de la sphère A'QEmeth ou de l’Esprit-Saint, dans l’irradiation même de la rose-croix et sous les pieds du Christ, une colombe à tiare pontificale prend son vol enflammé : emblème du double courant d’amour et de lumière qui descend du Père au Fils, — de Dieu à l’Homme — et remonte du Fils au Père, — de l’Homme à Dieu, — ses deux ailes étendues correspondent exactement au symbole païen des deux serpents entrelacés au caducée d’Hermès.

Aux seuls initiés l’intelligence de ce rapprochement mystérieux.

Revenons à la sphère du Fils, qui demande des commentaires plus étendus. Nous avons marqué ci-dessus le caractère impénétrable du Père et de Y Esprit-Saint, envisagés dans leur essence.

Seule, la seconde personne de la Trinité, — figurée par la Rose- Croix centrale, — perce les nuages d’Atziluth, en y dardant les dix rayons séphirotiques.

Ce sont comme autant de fenêtres ouvertes sur le grand arcane du Verbe, et par où l’on peut contempler sa splendeur à dix points de vue différents. Le Zohar compare, en effet, les dix Séphires à autant de vases transparents de couleur disparate, à travers lesquels resplendit, sous dix aspects divers, le foyer central de l’Unité-synthèse. — Supposons encore une tour percée de dix croisées et au centre de laquelle brille un candélabre à cinq branches ; ce lumineux quinaire sera visible à chacune d’entre elles; celui qui s’y arrêtera successivement pourra compter dix candélabres ardents aux cinq branches... (Multipliez ^e pentagramme par dix,

en faisant rayonner les cinq pointes à chacune des dix ouvertures, et vous aurez les Cinquante Portes de Lumière).

Celui qui prétend à la synthèse doit entrer dans la tour ; celui qui ne sait que la contourner est un analytique pur. On voit à quelles erreurs d’optique il s’expose, dès qu’il veut raisonner sur l’ensemble.

Nous dirons quelques mots plus loin du système séphirotique ; il faut en finir avec l’emblème central. Réduit aux proportions géométriques d’un schéma, il peut se tracer ainsi :

Une croix renfermée dans l’étoile flamboyante. C’est le quaternaire qui trouve son expansion dans le quinaire ; c’est l’Esprit qui se sous-multiplie pour descendreau cloaque delamatièreoù il s’embourbera pour un temps, mais son destin est de trouver dans son avilissement même la révélation de sa personnalité et déjà — présage de salut — il sent, au dernier échelon de sa déchéance, sourdre en lui la grande force de la Volonté. C’est le Verbe, mn>, qui s’incarne et devient le Christ douloureux ou l’homme corporel, jusqu’au jour où, assûmant avec lui sa nature

humaine régénérée, il rentrera dans sa gloire.

C’est là ce qu’exprime l’adepte Saint-Martin au premier tome d 'Erreurs et Vérité , quand il enseigne que la chute de l'homme provient de ce qu’il a interverti les feuillets du Grand Livre de la Vie et substitué la cinquième page (celle de la corruption et de la déchéance) à la quatrième (celle de l’immortalité et de l’entité spirituelle).

En additionnant le quaternaire crucial et le pentagramme étoilé, l’on obtient 9, chiffre mystérieux dont l’explication détaillée nous ferait sortir du cadre que nous nous sommes tracé. Nous avons

ailleurs (Lotus, tome II, n° 12, p. 327-328) détaillé fort au long et démontré par un calcul de kabbale numérique, comme quoi 9 est le nombre analytique de l'homme. Nous renvoyons le lecteur à cette exposition...

Notons encore, — car tout se tient en Haute Science et les concordances analogiques sant absolues, — notons que dans les figures sphériques de la Rose-Croix , la rose est traditionnellement formée de neuf circonférences entrelacées, à l'instar des anneaux d’une chaîne. Toujours le nombre analytique de l’homme : 9!

Une importante remarque et qui sera une confirmation nouvelle de notre théorie. Il est évident, pour tous ceux qui possèdent quelques notions ésotériques, que les quatre branches de la croix intérieure (figurée par le Christ les bras étendus) doivent être marquées aux lettres du tétragramme ; lod, hé , vau, hé. — Nous ne saurions revenir ici sur ce que nous avons dit ailleurs1 de la composition hiéroglyphique et grammaticale de ce mot sacré : les commentaires les plus étendus et les plus complets se trouvent communément dans les œuvres de tous les kabbalistes. (V, de préférence Rosenroth, Kabbala clenudata; Lenain, la Science kabbalistique ; Fabre d’Olivet, Langue hébraïque restituée; Élipiias Levi, Dogme et Rituel, Histoire de la magie, Clef des grands mystères, et Papus, Traité élémentaire de la science occulte.) Mais considérons un instant l’hiérogramme Jeschua • de quels éléments se trouve-t-il com-

posé? Chacun peut y voir le fameux tétragramme niH* écartelé par le milieu rîVTV, puis ressoudé par la lettre hébraïque schin. Or, rpm exprime ici Y Adam-Kadmôn, l’Homme dans sa synthèse intégrale, en un mot, la divinité manifestée par son Verbe et figurant l’union féconde de l’Esprit et de l’Ame universels. Scinder ce mot, c’est emblématiser la désintégration de son unité et la multiplication divisionnelle qui en résulte pour la génération des sousmultiples. Le schin IJ/, qui rejoint les deux tronçons, figure (Arcane 21 ou 0 du Tarot) le feu générateur et subtil, le véhicule de la vie non différenciée, le Médiateur plastique universel dont le rôle est d’effectuer les incarnations en permettant à l’Esprit de descendre dans la matière, de la pénétrer, de l’évertuer, de l’éla-

1. Au seuil du mystère, 1 vol. gr. in-8, Carré, 1886, page 12. — Lotus, tome II, n° 12, pages 321-347, passim...

borer à sa guise enfin. Le V? en trait d’union aux deux parties du tétragramme mutilé est donc le symbole de la chute et de la fixation, dans le monde élémentaire et matériel, de niH* désintégré de son unité.

C’est enfin, dont l’addition au quaternaire verbal de la sorte que nous avons dite, engendre le quinaire ou nombre de la déchéance. Saint-Martin a très bien vu cela. Mais 5, qui est le nombre de la chute, est aussi le nombre de la volonté, et la volonté est l’instrument de la réintégration.

Les initiés savent comment la substitution de 5 à 4 n’est que transitoirement désastreuse; comment, dans la fange où il se vautre déchu, le sous-multiple humain apprend à conquérir une personnalité vraiment libre et consciente. Félix culpa! De sa chute, il se relève plus fort et plus grand ; c’est ainsi que le mal ne succède jamais au bien que temporairement et en vue de réaliser le mieux!

Ce nombre 5 recèle les plus profonds arcanes ; mais force nous est de faire halte ici, sous peine de nous trouver engagé dans d’interminables digressions. — Ce que nous avons dit du 4 et du 5 dans leurs rapports avec la Rose-Croix suffira aux Initiables. Nous n’écrivons que pour eux.

Disons quelques mots à cette heure des rayons, au nombre de dix, qui percent la région des nuages ou d ’Atziluth. C’est le dénaire de Pytliagore qu’on appelle en Kabbale émanation séphirotique. Avant de présenter à nos lecteurs le plus lumineux classement des Séphiroths kabbalistiques, nous tracerons un petit tableau des correspondances traditionnelles entre les dix séphires et les dix principaux noms donnés à la divinité par les théologiens hébreux : ces noms, que Khunrath a gravés en cercles dans l’épanouissement de la rose flamboyante, correspondent chacun à l’une des dix Séphires. (Yoir le tableau à la page 521.)

Quant aux noms divins, après avoir donné leur traduction en langage vulgaire, nous allons, aussi brièvement que possible, déduire de l’examen hiéroglyphique de chacun d’eux, la signification ésotérique moyenne qui peut leur être attribuée :

rvntf, — Ce qui constitue l’essence immarcessible de l’Être absolu où fermente la vie.

rp, — L’indissoluble union de l’Esprit et de l’Ame universels.

rm\ — Copulation des Principes mâle et femelle qui engendrent éternellement l’Univers-vivant. (Grand arcane du Verbe.)

b* . — Le déploiement de l’Unité-principe. — Sa diffusion dans l’Espace et le Temps.

tdîi , — Dieu-les-dieux des géants ou des hommes-

dieux.

mba. — Dieu reflété dans l’un des dieux.

mtoymiT. — Le lod-hévê (voir plus haut) du septénaire ou du triomphe.

mta? D>m\ — Dieu-les-dieux du septénaire ou du triomphe.

*1127 ♦ — Le fécondateur, par la Lumière astrale en expansion quaternisée, puis son retour au principe à jamais occulte d’où elle émane. (Masculin de nîI27, la Fécondée, la Nature).

— La multiplication quaterne ou cubique de l’Unitéprincipe, pour la production du Devenir changeant sans cesse (le 7tavxa pet d Héraclite); puis l’occultation finale de l’objectif concret, par le retour au subjectif potentiel.

-jbtD. — La Mort maternelle, grosse de la vie : loi fatale se déployant dans tout l’Univers, et qui interrompt avec une force soudaine son mouvement de perpétuel échange, chaque fois qu’un être quelconque s’objective.

Tels sont ces hiérogrammes dans l’une de leurs significations secrètes.

Notons à cette heure que chacune des dix séphires (aspects du Verbe) correspond, dans le pantacle de Khunrath, à l’un des chœurs angéliques; idée sublime, quand on sait l’approfondir. Les anges, en Kabbale, ne sont pas des êtres d’une essence particulière et immuable : tout vit, se meut et se transforme dans l’Univers-vivant ! En appliquant aux hiérarchies célestes la belle comparaison par laquelle les auteurs du Zohar tâchent d’exprimer la nature des séphires, nous dirons que les chœurs angéliques sont comparables à des enveloppes transparentes et de couleurs diverses, où viennent briller tour à tour d’une lumière de plus en plus splendide et pure, les Esprits qui, définitivement affranchis des formes temporelles, montent les suprêmes degrés de l’échelle de Jacob, dont l’ineffable niH* occupe le sommet.

Dieu

des Armées.

ce;

Page 1