Ibid
que et composé d 'Apprentis, de Compagnons, et de Compagnons- Directeurs ou Maîtres *.
Comme il s’agissait de conserver au corps de métier le monopole des secrets de la construction gothique, l’acte d’admission des Apprentis, des profanes , aspirant à recevoir l’enseignement de la construction gothique, aspirant à être initiés à ses secrets, était revêtu d’une grande solennité1 2.
Les aspirants à être admis comme Apprentis devaient être libres, pour que personne n’eût le droit d’exiger d’eux la révélation des secrets de la construction gothique, et de bonnes mœurs, pour qu’ils ne pussent jamais amener des perturbations dans l’union et l’harmonie de tous, qui constituait le plus grand succès du corps de métier3.
On exigeait d’eux le serment sur la Bible, le livre sacré par excellence des couvents, d’où étaient sortis les premiers constructeurs, de ne jamais révéler aucun des secrets de la construction gothique à quiconque ne ferait preuve complète et irrécusable d’avoir droit à les posséder, en qualité de membre régulier du corps de métier4.
Pour rendre possible cette preuve complète et irrécusable, les constructeurs convinrent entre eux de certains signes, certains attouchements, certains mots, certains dialogues avec des demandes et des réponses spécialement convenues, différentes pour les apprentis, pour les compagnons et pour les compagnons-maîtres. Us se constituèrent ainsi, étant donné le serment de discrétion absolue prêté par tous au préalable, une garantie certaine de sécurité, et une défense contre l’immixtion des profanes anxieux de dérober les secrets de construction qui donnaient au corps de métier sa puissance et ses ressources 5 6.
Et en 1498, l’empereur Maximilien donna une existence légale au corps d’état des constructeurs, en approuvant leurs statuts et règlements G.
1. Mss. autographes du duo de Sussex, grand maître de la Maçonnerie Anglaise. N° 57 de la collection privée.
Allgemeine Kulturgeschichte von der TJrzeit bis auf der Gegemvart, par Otto Henne-Am-Rhyn. Leipzig, 1877-1882, vol. III et IV.
Historical Lecture on Freemasonry du Rituel du Conseil, par John Yarker, grand maître de la Maçonnerie Swedenborgienne en Grande-Bretagne, Londres, 1882.