‹ Traité méthodique de science occulteChapitre 325 sur 454 · SUR LE MOT SATAN · texte numérisé non relu

SUR LE MOT SATAN

Maintenant si je te dis : S-A-T [sat) est aux Indes l’un des trois noms de Dieu; il est Y assez, la suffisance de soi-même, le sat latin et son emblème est le triangle; tu me croiras, car des trois lettres qui le composent : S représente Yisa ou sitha indienne, Yiseth ou sethos égyptienne, le thésée Pélage, Yisi's grecque, le set/i hébreu et tous : La Lune qui est Sam ou Sem, Sémélie ou Similés, sem-blable au soleil.

A représente l'adê ou adou indien, hahad syrien, adonis grec, adonai hébreu, et tous : Adam, soleil levant, père d’ABEL, le jour, emblème de Jésus, la lumière, qui, à son midi, est Ham, car il est le grand Mah; et son nom n’est que l’antiphrase de sa grandeur.

T représente le point, ta ou tau, le plateau tab ou tav, la ligne, tal ou tel, le lit tulé, le point sombre Dhama, plaine [Damas) de l’humanité Demos, le haut point thibet ou thobut, la table, tabor ou tabula et tous : le jardin d'Adon ou d'Eden, la terre du soleil, surface ou plaine, table ou plateau, couche ou lit du genre humain.

Si maintenant je te dis encore : N, aspiré ou non sur toutes les voix [Kan, han an) ou [ken, hen en), est l’espace, le ciel, matrice de l'Esprit, I’Être, et le cercle est son emblème; tu me croiras, car il est l'année dont le fruit est l'anneau, le cercle ; car il est pour les Latins HoENUS-</u£u<er, ciel du jour; HEMiocHA-Zimon, ciel de la nuit; car il est Y Enoch de Colchide, Y Enoch des Hébreux, henochia des Indes, Ken-an ou Kain-archi des Grecs, c’est-à-dire le Principe, le premier inventeur des choses; car il a donné son nom à tous les Enek ou Ianaka, Anak ou Anax, Inachus, ou Anakin des Indes, de Tartarie, de Cappadoce, de Grèce et du Kana-an; car il est grand Mah et il a fait le grand esprit ani-mah des Latins que vous appelez Y âme, I’ananta indien, I’Éternel.

Quand donc je te dirai : mets le A dans le O, unis le sat au han, lis, et que tu auras prononcé Sat-an, tu ne pourras plus croire que ce soit là le mauvais esprit puisqu’il est cet esprit qui seul se suffit à soi-même et que cet esprit seul est Dieu.

sur l’origine du christianisme

Les théosophes de l’Inde propagent dans la Syrie, l’Égypte, la Judée, la Grèce, la sagesse, la science, la fable et la vérité de la doctrine indienne ; d’un côté, le mépris des richesses et des puis-

sances, l’alliance des pauvres et des faibles, la communion des opprimés et des déshérités, l’association des ignorants et des esclaves; de l’autre, la réforme astronomique, la nouvelle ère qu’elle enfante, la nouvelle société qui doit en naître; quelque temps encore, et César et Auguste ne seront plus Dieu, et 1’ Apo-Stole se sera substitué à YApo-Théose, car, voici : « Tibère a tué la religion, le prêtre a égorgé la vertu, le serment a poignardé la foi publique, le juge s’est fait bourreau de la justice, l’armée a tué la gloire et les pourceaux, vautrés dans la fange des orgies, ont éclaboussé le soleil de Pharsale et d’Actium. »

Voici sortir de leurs tombeaux les Esseni, race éternelle, toujours morte et toujours vivante, et voici naître au milieu d’eux, faible comme un enfant et beau comme Jason, sincère comme Ésope et bon comme Socrate, naïf comme le peuple et pauvre comme un prolétaire, cette divine lumière du soleil , qui, chaque année, au 25 décembre, promet de sauver le monde, mais qui, depuis des siècles, n’a fait qu’en perpétuer la misère et l’esclavage.

l’arche de IS'OÉ

Trace un cercle, emblème de la sphère du monde, divise-le en quatre parties par deux lignes à angles droits, unis les quatre points de ces deux lignes par une corde de manière à former un carré. Conduis par le centre du cercle deux lignes à angle droit qui aboutissent à chacune des quatre cordes, et tu auras ainsi les quatre arches des quatre temps et chacune de ces arches aura sa carène, sa nef, son pont, son màt, ses cordages.

Sa carène sera le contenant, l’arche; sa nef sera le contenu, le temps; son pont sera le laps , l'espace , la distance; son mât sera son méridien, son solstice, ses cordages seront son horizon.

Or, le temps est Aon et l’esprit est Noa ; donc l’arche de Noé n’est autre chose que l’esprit Eon du temps.

Pour preuve qu'il n’est pas autre chose, mesure ses dimensions; et puisqu’il a 300 coudées de longueur, 50 de largeur et 30 de hauteur, dépouille la vérité de la sagesse qui le couvre en ôtant les zéros qui, ici en effet, ne sont que des nullités. Or, puisqu’il reste 353, dis-toi : l’année judaïque se composant alors de 7 mois de 29 jours et de 5 mois de 30, total 353, l’arche de Noé n’est effectivement comme Vargo de Colchide que le vaisseau de l’esprit du temps, mesuré par l’esprit de l’homme. Tu as donc compris comment ce vaisseau, contenant Sem la lune, Cham le Soleil et Japhel la terre, l’esprit de l’homme y a enfermé avec lui le Bodhas cultivateur ou semeur, le Zath pâtre ou chamite et le Meyde artisan ou iaphet.

Extrait de Fabre d'Olivet sur le même sujet .

« nnn une thebalh. Il paraît que c’est le traducteur samaritain qui, en rendant ce mot par un vaisseau, a, le premier, donné nais-

sance à toutes les idées ridicules que cette erreur a fait naître. Jamais le mot hébreu rOP n’a signifié un vaisseau, dans le sens d'un navire comme on a bien voulu l’entendre depuis; mais bien un vaisseau dans le sens d'une chose destinée à en contenir, à en conserver une autre. Ce mot, que l’on trouve employé dans toutes les mythologies anciennes, mérite une attention particulière de la part du lecteur. Il est du genre de ceux auxquels le grand nombre de significations empêche toujours d’assigner une signification déterminée. C’est, d’un côté, le nom symbolique donné par les Égyptiens à leur ville sacrée : Theba, considérée comme l’asile, le refuge, la demeure des Dieux ; ville fameuse dont le nom transporté en Grèce, sur une bourgade de la Béotie, a suffi pour l’immortaliser. C’est, d’un autre côté, un circuit, un orbe, un globe, une terre, un coffre, une arche, un Monde, le système solaire, L'Univers, enfin, que l’on se figurait contenu dans une sorte de vaisseau que l’on appelait

« Car je dois rappeler ici que les Egyptiens ne donnaient pas au Soleil et à la Lune des chars comme les Grecs; mais une sorte de vaisseau rond. Le vaisseau d’Isis n’était autre que cette Theba, cette fameuse arche qui nous occupe en ce moment; et s’il faut le dire, le nom même de Paris, de cette ville où se concentrent, en ce moment, les rayons de gloire échappés à cent villes célèbres, où refleurissent, après de longues ténèbres, les sciences des Égyptiens, des Assyriens et des Grecs; le nom de Paris, dis-je, n’est que le nom de la Thèbes d’Égypte et de Grèce, celui de la Syparis antique, de la Babel d’Assyrie, traduit dans la langue des Celtes. C’est le vaisseau d’Isis ( Bar-lsis ), cette arche mystérieuse qui, d’une manière ou d’autre, porte toujours les destinées du monde, dont elle est le symbole. »

Tous ces peuples primitifs avaient leur Arga ou arche qu’ils attribuaient à Xisuthrus et dont le sanctuaire était à Arguri et c’est sur eux que les Grecs ont copié leur Argo qu’ils attribuent à Jason; c’est parce que Cet argo , expression du dôme de la voûte du ciel, venait avec eux du Thibet . voûte et dôme de la terre, que les Hébreux qui l’attribuèrent à Noé et l’ont emporté avec eux des monts de l’Arménie, lui donnent le nom de Thabei h-nah; mais, nous le verrons, cette arche de Xisuthrus n’est autre chose que le symbole et l’emblème des mesures abstraites du temps, dont le monde

esl le vaisseau, calculées par l’esprit thibétain d’après les arcs zodiacaux de la triple lumière (Xisu-thrus) sidérale, lunaire et solaire de l’univers.

Quand, remontant au principe de l'Esprit, au vase de la science, et le rencontrant au Thibet, j’ose te dire : Tu connaîtras ce Thabet- Nah des Hébreux, cette arche de Noé, car je t’en montrerai la lumière et l’ombre, la franchise et le mensonge, la nudité et le voile, la vérité et la sagesse; quand, fort des charmes de ma parole, je te promets de délier à tes yeux ce nœud des siècles, fruit de l’intelligence et de l’imagination des hommes; quand je prends sur moi de te démontrer comment l’intelligence ayant vu la Vérité et fait la science, l’imagination trouva la Sagesse et inventa la religion; enfin je veux te convaincre que la religion est la saie de l’esprit, la sagesse de la science, c’est-à-dire le voile de la Vérité, le nuage du ciel, l'ombre de la lumière, l’abstraction du fait, l’allégorie de l’histoire, tu le vois, je n’en doute pas, je le sais, l’histoire m’en a prévenu d’avance, et depuis longtemps, tout fait nouveau, toute vérité nouvellement ré-éclose, toute lumière renaissante trouve les orgueilleux pour incrédules, les gens de routine pour persécuteurs et les sots pour plaisants.

(Narad le Bohémien).

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