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Fait inexpliqué et inexplicable pour la scieuce actuelle

Certes non.

C’est malgré la volonté, à l’insu de la conscience que cette admirable action s’est produite; à peine l’homme a-t-il ressenti par des douleurs vagues le travail qui s’est fait en son doigt, l’Inconscient a tout dirigé, l’Inconscient a vaincu, l’Inconscient a refait l’organe dans sa forme première ; ce qui montre qu’il y a eu lui la mémoire des formes. Qui donc après cela vient dire que l’Inconscient n’est pas intelligent? Qui donc vient nier l’existence indépendante et individuelle de cette force quasi divine qui a accompli tous ces miracles ? Qui donc vient proclamer que le hasard des affinités chimiques a tout fait et qu’il n’y a pas lieu de faire intervenir là un élément intelligent, quoique métaphysique? Qui donc ne veut tirer aucun enseignement de cet admirable phénomène?

Celui qui l’a découvert, celui qui l’a étudié dans tous ses détails, celui qui le connaît mieux que personne : le savant matérialiste!

Cette force mystérieuse que nous venons de voir en action est celle qui produira la plupart des phénomènes magiques, celle dont les actions hors de l’être rempliront les savants d’étonnement à tel point qu’ils nieront jusqu’à l’évidence des laits alors que son action dans l’être humain, action toule miraculeuse et vraiment magique, est à peine considérée dans ses détails par eux.

Tout cela revient à dire que le visible n’est que la manifestation, la matérialisation de l’invisible.

Quand je parle, puis-je faire autre chose que de matérialiser le principe invisible, l’idée, qui est dans mon cerveau?

J’habille cette entité spirituelle d’un vêtement matériel, vêtement de couleur différente suivant le pays pour lequel j’écris; vêtement qui sera l’anglais, l’allemand, l’italien ou le chinois, peu importe, l’habit peut varier de couleur, l’entité sera toujours identique à elle-même, voilà pourquoi on pourra traduire cette idée en diverses langues, c'est-à-dire lui faire changer à volonté la couleur de son vêtement, l’idée reste entière et toujours semblable à elle-même.

Mon verbe est donc l’habit que je donne à mon idée.

Or il est une maladie curieuse: Y aphasie, qui vient nous montrer l’indépendance des deux organes, celui qui conçoit l’idée et celui qui la matérialise.

L’aphasique conçoit bien l’idée qu’il veut exprimer, mais il ne peut parler, ou s’il parle, son organe d’expression le trahit, il dit un autre mot que celui qu’il veut prononcer; mais, s’il 11e peut parler, il peut écrire, le plus souvent, tant il est vrai que la Nature a mis en notre pouvoir plusieurs moyens de matérialiser nos idées.

Nous voyons dans tous ces faits trois choses :

1° L’idée, entité métaphysique, spirituelle;

2° L organe d' expression de matérialisation: le larynx dans le cas qui nous occupe ;

3° Entre les deux un principe de communication , principe qui peut être aussi altéré.

Pour bien comprendre cela, prenons l’exemple du télégraphe.

L’employé doit transmettre une dépêche A (l'idée) à un endroit éloigné.

A cet effet trois choses sont nécessaires :

1 0 Un organe transmetteur (cerveau) ; 1

2° Un organe récepteur (larynx) ; 2

3° Un conduit allant d’un organe à l’autre (nerf) ; 3

Si le transmetteur est dérangé, direz-vous que la dépêche n’existe pas?

C’est pourtant ce que disent les matérialistes quand ils objectent que l’âme n’existe pas, puisqu’elle n’apparaît plus quand le cerveau (transmetteur) s’affaiblit.

Notez bien que ce sont des forces invisibles qui circulent dans ces conduits.

Le transmetteur fait subir à une force invisible, l’électricité, diverses oscillations. L’électricité reproduit, matérialise ces oscillations sur le récepteur où chacun peut les lire.

Personne ne voit cette électricité et cependant elle agit exactement dans cette action, mais elle n’est pas la dépêche elle-même.

L’électricité représente la vie , la force invisible, qui relie les deux opposés dans l’homme et chaque fois que l’âme (l’employé transmetteur) imprime une oscillation à cette vie (électricité) cette oscillation vient se manifester sur un point du corps matériel (cadran récepteur).

Voilà pourquoi nous avons dit que le corps peut être conçu « comme un écran matériel sur lequel viennent se peindre les incitations venues du dedans » .

Il résulte de tout ce 'qui précède que toute forme visible n’est que le résultat de l’action d’une forme invisible (corps astral, vie) agissant sous l’impulsion d’une idée.

Un observateur pourra donc, en étudiant les formes du corps, retrouver les idées qui ont donné naissance à ces formes, comme le télégraphiste, en lisant son cadran, retrouve les mouvements qu’exécute sur le transmetteur celui qui envoie la dépêche.

Les formes de notre visage, de nos membres, les lignes de notre main sont les dépêches envoyées par l’employé invisible qui est en nous, T âme; en lisant ces dépêches, nous

— soi

pourrons découvrir les secrets mêmes de l'àme ; de là les sciences diverses de divination pour la lecture des lignes de la main ( Chiromancie ) ou des formes du visage ou de l’individu (. Physiognomonie ).

Nous allons dire quelques mots de ces sciences de divination nous réservant d’entrer dans de plus grands détails dans notre traité de Magie pratique. Mais auparavant nous allons développer par des exemples très nets cette idée des rapports qui relient toutes les parties du corps humain .

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