‹ Traité méthodique de science occulteChapitre 388 sur 454 · Page · texte numérisé non relu

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Ainsi, si l’on veul avoir une action sur les globules sanguins, il faut agir d’abord sur la force du grand sympathique qui gouverne ces globules, et alors ceux-ci obéiront passivement.

Comme la vie de l’homme n’est en somme que de la lumière astrale fixée dans des ganglions, si l’on arrive à agir assez fortement sur cette vie on pourra, par contrecoup, agir sur la lumière astrale de la Nature.

Comme celte lumière astrale de la Nature est la force qui gouverne les élémentals,en agissant sur elle on pourra agir sur les élémentals, et jeter subitement en un point donné une somme de force astrale très grande. De là la production de certains phénomènes de la Magie cérémonielle.

Pour arriver à gouverner consciemment les esprits des éléments il faut donc :

1° Épurer sa volonté et l’habituer à commander en maîtresse absolue au corps astral et au corps physique (de là les pratiques ascétiques de la Magie et des religions ésotériques) ;

2° Condenser cette volonté épurée par la prière et l’entraînement en vue de produire une idée toute-puissante ;

3° Faire agir cette idée vivifiée par l’imagination1 sur le corps astral, épuré lui-même par un régime alimentaire déterminé (de là le végétarisme et les jeûnes) ;

4° Lancer ce corps astral dans le fluide astral de la Nature en y imprimant l'idée directrice;

5° Agglomérer autour de cette idée les élémentals qui obéissent facilement à l’impulsion reçue.

1. L’imagination est l 'organe de l’homme psychique. (Paracelse.)

La volonté est le sang de l’homme intellectuel. (Saint-Martin.)

Le point de départ de tout c'est donc la Volonté. Tous les occultistes sont d’accord à ce sujet. Voici quelques extraits qui prouvent notre dire :

L’important c’est donc la Volonté, et toutes les traditions sont unanimes à ce sujet, comme le dit Fabre d’Olivet: « IJiéroclès, après avoir exposé cette première manière d’expliquer les vers dont il s’agit, touche légèrement la seconde en disant que la Volonté de l’homme peut influer sur la Providence, lorsque, agissant dans une âme forte, elle est assistée du secours du ciel et opère avec lui.

« Ceci était une partie de la doctrine enseignée dans les mystères et dont on défendait la divulgation aux profanes. Selon cette doctrine, dont on peut reconnaître d’assez fortes traces dans Platon, la Volonté, évertuée par la foi, pouvait subjuguer la Nécessité elle-même, commander à la Nature et opérer des miracles. Elle était le principe sur lequel reposait la magie des disciples de Zoroastre. Jésus, en disant paraboliquement qu’au moyen de la foi on pouvait ébranler les montagnes, ne faisait que suivre la tradition théosophique, connue de tous les sages. « La droiture du cœur et la foi triomphent de tous les obstacles, disait Ivong-Tzée; tout homme peut se rendre égal aux sages et aux héros dont les nations révèrent la mémoire, disait Meng-Tzée; ce n’est jamais le pouvoir qui manque, c’est la volonté; pourvu qu’on veuille, on réussit1. »

Ces idées des théosophes chinois se retrouvent dans les écrits des Indiens, et même dans ceux de quelques Européens, qui, comme je l’ai déjà fait observer, n’avaient point assez d’érudition pour être imitateurs.

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