Continents actuellement existants
Cosmogonie. Histoire de 1a, formation du Monde.
Couleurs alchimiques. Les alchimistes racontent que pendant la préparation de la Pierre Philosophale la matière de l'œuvre passe par diverses couleurs qui semblent suivre un ordre analogue à celui du spectre solaire.
La Matière est d’abord noire ( tête de corbeau), puis elle devient blanche, puis elle passe par une série de couleurs spéciales (bleu-vertjaune-orangé) queue de paon et enfin elle devient d’un beau rouge.
Déluge. Cataclysme cosmique survenant chaque fois qu’un des continents terrestres s’effondre et qu’un autre, jusque-là englouti sous les eaux, émerge de l’Océean.
Le cataclysme périodique revient tous les 12.924 ans sur la Terre. Y. Essai sur la Philosophie Buddhique, p. 143 pour les preuves astronomiques.
Démiurge. D’après la Gnose, Dieu n’aurait pas lui-même pris la direction du monde. Cette direction est confiée à un ouvrier divin ou Démiurge. L’Ecole d’Alexandrie a eu aussi des idées très curieuses à ce sujet.
Deva-Loka. Mot sk., signifie « lieu de divinité », désigne dans l’Ésotérisme Buddhique l’état qui suit immédiatement le Kama-Loka (V. ce mot); c’est alors que s’accomplit la dissolution des parties supérieures du Kama-Rupa (V. ce mot) et des parties inférieures du Manas (V. ce mot. V. p. 171 de l 'Essai sur la Philosophie Buddhique.
Dhyani-Buddha. Mot sk., désigne dans l’Ésotérisme Buddhique le Buddha (V. ce mot) de contemplation, immuable : symbole d’une modalité de la polarisation du Yide.
Diksha. Mot sk., signifie « initiation »; désigne dans l'Esotérisme Buddhique le premier stade de la Voie de Bodhi (V. ce mot), lequel consiste
GLOSSAIRE
simplement en un petit nombre d'instructions concises et précises, et toutes orales. V. p. 195 de l’Essai sur la Philosophie Buddhique.
Divination. On croit vulgairement que la Science occulte se réduit à l’étude des lignes de la main ou à la lecture de l’Avenir dans les cartes ou le marc de café.
La Divination et ses divers procédés constituaient en effet une partie très sérieuse de la Science dans l’antiquité; mais les livres modernes sur la question ne contiennent, pour la plupart, que des erreurs grossières ou des enseignements capables de mettre les premiers venus à même d’escroquer facilement les naïfs. On ne saurait trop se méfier par suite de toute cette littérature soi-disant magique.
Plusieurs auteurs font des efforts pour retrouver dans son intégrité cette partie si curieuse et si peu connue de la Science occulte.
Djiva. Mot sk., signifie « état de moi », désigne dans l’Ésotérisme Buddhique l’état de conscience, l’Absolu transmuté en Relatif, Y être en existence. V. p. 115 de l'Essai sur la Philosophie Buddhique.
Djivatma. Motsk., signifie « Esprit individuel », désigne dans l’Ésotérisme Buddhique la vie manifestée hors de l’Absolu dans le Relatif. V. p. 115 de l’Essai sur la Philosophie Buddhique.
Doigt. En chiromancie les doigts ont chacun le nom d’une planète.
L’auriculaire c’est Mercure.
L’annulaire — Apollon.
Le médius — Saturne.
L’Index — Jupiter.
De plus le Pouce se rapporte à l’Homme et à Vénus.
Doubles. (Lettres) Les sept lettres hébraïques correspondant aux 7 planètes.
Dvapara-Yuga. Mot sk., désigne dans la métaphysique hindoue le troisième des quatre Yugas du Marvanlara (V. ces mots) ou le deuxième des quatre Yugas du Pralaya (V. ce mot). Sa durée est double de celle du Kali-Yruga (V. ce mot).
Elémentaire. Etre spirituel, conscient et personnel formé de tous le éléments qui constituent le MOI humain.
Le MOI évolue dans le Plan Astral.
L’Inconscient supérieur le SOI évolue dans le Plan Psychique.
L’Elémentaire correspond à ce qu’on appelle « un esprit » dans la doctrine spirite.
(Voy. ce mot au Dictionnaire Alphabétique).
Elémentals. Etres instinctifs et mortels intermédiaires entre le monde psychique et le monde matériel.
Chez l’homme le monde psychique est constitué par l’âme dont l’essence est la conscience. Le monde matériel est constitué par le corps physique.
Les élémenlals de l’homme sont donc ces êtres instinctifs désignés
(iLOSSAlHF,
sous le nom de globules, globules rouges ou hématies et globules blancs ou leucocytes.
L’embryologie nous montre que les cellules embryonnaires, véritables leucocytes, président à la construction du corps de l'homme.
D’après l’occultisme il y a dans l’Univers des êtres analogues à ceux qui existent chez l’homme. Ces êtres purement instinctifs qui président indifféremment à la construction ou à la destruction sont les « esprits des éléments » ou élémentals qu’il ne faut pas confondre avec les *< esprits des hommes » ou élémentaires.
Elios. 6e grade des mystères de Milhras.
Eon. Ce nom, qui signifiait en égyptien un principe de volonté se développant par une faculté plastique, inhérente, s’est appliqué en grec à une durée infinie.
Le mot Eon, en grec Aiav, dérive de l’égyptien et du phénicien (Aï) un principe de volonté, un point central de développement et j 1* (iôn) la faculté généralive. Ce dernier mot a signifié, dans un sens restreint, une colombe et a été le symbole de Vénus. C’est le fameux Yoni des Indiens, et même le Yn des Chinois, c’est-à-dire la nature plastique de l’Univers. De là le nom d’Ionie donné à la Grèce.
(Fabre d’Olivet.)
Ésotérisme. (Ea-^rspiy.o^, intérieur, de Ecw, en dedans.)
Ainsi que l’étymologie le montre, l’ésotérisme étudie le dedans, l’invisible caché sous l’apparence, sous le visible.
Dans l’initiation le maître divisait sa doctrine en deux parties, l’une symbolique et imagée (paraboles) à l’usage delà foule [exotêrisme), l’autre philosophique et abstraite à l’usage de ses disciples ( ésotérisme).
La doctrine ésotérique est donc la doctrine cachée, celle qui était communiquée oralement. On a donné le nom d'Esoterisme à la tradition occulte, quelle qu’en soit la source.
Esprits. Dans la doctrine spirite ce mot désigne les âmes des morts qui peuvent se communiquer aux vivants dans certaines conditions. Au singulier il désigne le principe le plus élevé incarné dans l’homme de chair.
D’après la Science occulte on désigne sous ce nom les êtres qui animent les différentes portions de l'Univers. 11 y a donc une véritable hiérarchie dans les « Espris », hiérarchie qu’on trouve indiquée dans les ouvrages de l’École d’Alexandrie et, plus récemment, dans les œuvres d’Albert le Grand, de H. C. Agrippa et de Paracelse.
La première division établie est celle des esprits doués de conscience et immortels (élémentaires) et des esprits inconscients et mortels (élémentals). Ces deux divisions ont été connues de tous les occultistes, mais les mots employés pour les désigner ont souvent varié. Ainsi Paracelse se sert indifféremment du mot élémentaire ou démon pour désigner les êtres inconscients, esprits des éléments, employant le mot « Esprits » ou Ames pour désigner les êtres conscients. La faute de cette distinction a fait commettre bien des erreurs à certains écrivains spirites au sujet de l’occullisme.
ULOS8À1KK
Évocation, Terme de Magie. Action de la volonté humaine, spiritualisée par les rites, sur les êtres qui peuplent l’invisible.
L’évocation par les procédés de la Magie demande une préparation assez longue et des précautions minutieuses pour éviter les mauvaises influences.
L’évocation par le procédé spirite est beaucoup plus simple. Toute la pratique du spiritisme roule sur ce fait de révocation mentale, suivie de la communication de «< l’esprit évoqué ». Mais dans ce cas les garanties manquent le plus souvent.
Evolution. Montée progressive de l’inconscient vers le conscient, de la matière vers l’esprit, de la multiplicité vers l’unité originelle. La réciproque de cet acte constitue VInvolution.
Symboliquement l’évolution a été figurée dans le catholicisme par le mystère de la Rédemption.
Exorcisme. (E hors et op koç serment), action de chasser par des serments, par des prières magiques ou conjurations.
On exorcise les divers instruments qui servent aux opérations magiques.
Exotérisme (Voy. ésotérisme).
Fatalité. Une des trois grandes forces en action dans l'Univers.
La fatalité est égale à la Volonté humaine et à la Providence; mais elle ne surpasse aucune de ces deux forces.
Fabre d’OIivet est celui qui a le mieux étudié cette force et ses lois.
Feu de Bharawa. Feu grégeois. Mélange de soufre, de salpêtre et de pétrole.
Fils de Dieu. Grade d’initiation dans l’antiquité. Initié à tous les enseignements des grands mystères.
Alexandre était fils de Dieu, ce qui lui donna le droit d’aller sacrifier dans tous les temples, y compris à Jérusalem. Il fut conduit dans le « Saint des Saints » par le Grand Prêtre lui-même.
Fils des Dieux. Grade d’initiation dans l’antiquité. Initié aux premiers enseignements des grands mystères.
Folie. Dérangement de l’esprit.
L’ésotérisme prétend que certains cas de folie sont produits par l’incarnation permanente d’élémentaires dans le corps de l’être atteint de cette triste affection.
Franc-Maçonnerie. La Franc-Maçonnerie renferme, cachés sous les symboles de ses rites initiatiques, une grande partie des traditions anciennes. Ces symboles sont incompris de ses membres eux-mêmes. Les initiations primitives, l’ordre du Temple, la Rose-Croix dans toutes leurs branches, se sont fondues dans ce qui constitue aujourd’hui la Franc-Maçonnerie, surtout dans les 33 degrés du Rite écossais ancien et accepté. Dans ces dernières années les Catholiques et sur-
GLOSSAIHIC
tout les Jésuites se sont beaucoup occupés de cet ordre, et leurs livres fournissent aux chercheurs de bonnes indications à côté d’erreurs monstrueuses, mais du reste profondément ridicules.
Gématrie. Terme de Kabbale. Étude des transpositions.
Guru. Mot sk., désigne le Maître, l'Initiateur.
Hermès trismégiste. Nom ésotérique de l’Université d’Égvpte. De là le nombre considérable d’ouvrages attribués à cet auteur collectif. Les œuvres d'Hermès, c’est comme si nous disions les œuvres de l’Institut.
Higher-Self. Terme par lequel on désigne l’inconscient supérieur de l’être humain (6e et 7e principes), ce qui constitue l’idéal de cet être, ce que la religion appelle l’ange gardien, ce que l’ésotérisme appelle le SOI. (V.oy. élémentaire.)
Histoire. Plusieurs critiques se sont occupés de la Science occulte et en ont écrit des histoires partielles.
D’autre part la connaissance des auteurs principaux d’occultisme est indispensable aux chercheurs.
Homme. L’homme est un être intelligent et corporel fait à l’image de Dieu et du Monde, un en essence, triple en substance, immortel et mortel (E. Le vi) . Il y a en lui trois principes: l’âme ou esprit, la vie ou médiateur plastique, le corps.
Horoscope (upx heure, <7y.or.e1v, examiner). État du ciel au moment de la naissance.
Humanité. Cerveau de la Terre.
Hypnctisme. L’hypnotisme étudie les phénomènes produits chez certaines personnes par les actions physiques ou psychiques susceptibles de fatiguer et de surprendre l’un des sens.
Les hypnotiseurs diffèrent des magnétiseurs en ce qu’ils nient l’existence d’un fluide quelconque.
Iddividhanâna. Mot sk., désigne dans l’Ésotérisme Buddhique le second stade de la Voie de Bodlii (V. ce mot), l’initiation à la théorie et à la pratique des œuvres hyper physiques. V. p. 196 de l’Essai sur la Philosophie Buddhique.
Incarnation. Terme de spiritisme, changement de la Personnalité du Médium sous l’influence d’un esprit qui s'incarne en lui et qui se sert de ses organes pour parler ou pour agir.
GLOSSairi;
Inconscient. Principe dirigeanl les organes ou les êtres en dehors de la Conscience.
I. 'homme, d’après l’ésotérisme, a deux inconscients, un organique ou inconscient inférieur qui préside à la marche des organes et un psychique, l’inconscient supérieur (6e et 7e principes). V. Higher Self.
Incube-Succube. (Voy. élémentaire).
Initié (de initium, commencement, Littré). Qui a été admis aux mystères. L 'initie connaît les rudiments de la doctrine ésotérique. 11 a généralement subi certaines épreuves. I.es francs-maçons actuels peuvent se donner le titre d’initiés aux mystères de la Franc- Maçonnerie.
L’initié est le grade conféré avant celui d’adepte (V. ce mot).
Intuition. Sixième sens, en voie de développement dans l’humanité actuelle.
I. 'alliance de l’intuition et de la raison forme le fond des enseignements de la Théosophie (Fludd, Paracelse, Bœhm, etc.)
Involution. Descente delà Force dans la Matière, multiplication de l’unité originelle. Symboliquement l'involution a été figurée par V histoire delà chute d'Adam.
Les deux courants de l’évolution et de l’involution existent concurremment dans l’Univers. La Mort prépare son futur champ d’action grâce à l’Amour.
De cette idée découle la philosophie pessimiste allemande.
Jours de la Création. V. Ages.
Kabbale. Le mot Kabbale signifie tradition.
D’après certains auteurs, la Bible est incompréhensible sans une explication secrète. Celte explication aurait été donnée oralemenl par Moïse à certains hommes choisis et transmise ainsi de génération en génération. Cependant à une certaine époque la peur de perdre la tradition aurait déterminé ses possesseurs à l’écrire, le plus symboliquement possible, du reste. De là l’origine des deux livres fondamentaux de la Kabbale : le Sepher Jesirah et le Zohar.
Kala. Mot sk., signifie « temps». Spécialement, désigne dans la métaphysique hindoue la conception de l’Absolu considéré comme absence de duree. V. p. 115 de l’Kssai sur la Philosophie Buddhique.
Kali-Yuga. Mot sk., désigne dans la métaphysique hindoue le dernier des quatre Yugas du Manvantara (V. ces mots) ou le premier des quatre Yugas du Pralaya (V. ce mot).
Kalpa. Mot sk., désigne dans la métaphysique hindoue une division du temps, somme de deux phases cosmiques : le Pralaya et le Manvantara (V. ces mots) ou, selon un autre point de vue, l’Utsarpini et l’Avasarpini (V. ces mots).
GLOSSAIRE
Kama-Loka. Mot sk., signifie « lieu d'avidité», désigne dans l’Ésotérisme Buddhique l’état qui suit immédiatement la mort; c’est alors que s’accomplit la dissolution des parties supérieures du Linga Sharira (V. ce mot). V. p. 16b de V Essai sur la Philosophie Buddhique.
Kama-Rupa. Mot sk., signifie « véhicule de l’avidité ». Désigne dans l’Ésotérisme Buddhique le quatrième des sept principes constitutifs de la personnalité humaine, tout ce qui dans l’homme participe du gazeux autant que du solide et du liquide (localisation physiologique: grand sympathique, surtout plexus solaire), cervelet, moelle allongée, systèmes sensoriels : personnalité passive ou instinctive, àme animale. V. p. 158 de V Essai sur la Philosophie Buddhique.
Karma. Mot sk., désigne dans l’Ésotérisme Buddhique la mesure selon laquelle l’être, au cours de ses existences antérieures, a réalisé ses virtualités, le rapport dans lequel se sont combinées en cet être l’activité et la passivité intellectuelles, l’expansion et la contraction morales, l’acquit mental, éthique et même physique, la Destinée de cet être. V. p. 179 de V Essai sur la Philosophie Buddhique.
King. Livres sacrés des Chinois.
Kosa. Mot sk., signifie « enveloppe », désigne dans la métaphysique hindoue un des cinq véhicules concentriques de l’individualité : corps, vitalité, mentalité, spiritualité, entité. V. p. 155 de 1 ’Essai sur la Philosophie Buddhique.
Krita-Yuga. Mot sk., désigne dans la métaphysique hindoue le premier des quatre Yugas du Manvantara (V. ces mots) ou le dernier des quatre Yugas du Pralaya (V. ce mol). Sa durée est double de celle du Dvapara-Yuga (V. ce mot).
Kshattriyas. Membres de la caste des guerriers, dans l’Inde,
Lankika. Mot sk., désigne l’une des deux branches de l’Iddhividhanana (V. ce mot), celle où sont employées les drogues soporifiques et hallucinatoires, les talismans, les signes comminatoires, les formules sacramentelles : la sorcellerie, goëtie ou magie noire. V. p. 197 de l’Essai sur la Philosophie Buddhique.
Lémurie (V. continent).
Linga- Sharira. Mot sk., signifie « essence active ». Désigne dans l’Esotérisme Buddhique le troisième des sept principes constitutifs de la personnalité humaine, tout ce qui dans l’homme est à l’état liquide (localisation physiologique; globules sanguins et ganglions lymphatiques). V. p. 158 de l ’Essai sur la Philosophie Buddhique.
Lion (2e grade des mystères de Mithras).
Loge. Terme de franc-maçonnerie. Réunion des membres appartenant à tous les grades.
Les loges sont principalement les réunions dans lesquelles figurent les membres des trois premiers degrés (apprenti, compagnon, maître) .
GLOSS A IKK
Lokottara Mot sk., désigne Tune des deux brandies de l’Iddhividhanana (V. ce mot), celle où est prohibé tout adjuvant extérieur et où il est procédé exclusivement par entraînement méthodique des facultés en croissance ou en germe. Y. page 198 de V Essai sur la Philosophie Buddhique.
Macrocosme. L’univers conçu comme un tout animé pourvu d'esprit, de vie et de corps.
Mage. 7° grade des mystères de Mithras. Adepte de Magie (V. ces mots).
Magie. La magie étudie la mise en pratique des forces occultes de la Mature et de l’Homme. Si ces forces sont actionnées en vue du mal ou dans un intérêt égoïste, on donne naissance à la Magie noire; si, au contraire, elles sont mises en action pour le bien et dans l'intérêt de tous, c’est la Magie blanche qui se révèle.
A la suite de phénomènes produits par les vrais thaumaturges, certains charlatans essayèrent de reproduire une partie de ces faits au moyen d'appareils divers ou de mouvements illusionnant les spectateurs; de là la preslidigitation qui est élevée dans l'Inde à la hauteur d’une véritable science.
Magnétisme. Le magnétisme étudie les relations existant entre tous les êtres et entre tous les corps de la Nature. Ces relations sont dues à une force particulière, invisible, impondérable, redécouverte au xviic siècle par Mesmer et connue depuis longtemps des Egyptiens et des Orientaux; cette force a été nommée par Mesmer Fluide Magnétique.
Mahatma M. de Saint-Yves montre dans « Jeanne d’Arc victorieuse » que l’Église Bramanique compte trois grades supérieurs: le Brahatma, l’Aatma, le Mahatma.
Wronski affirme d’autre part dès 1820 l’existence des Frères initiés de l’Asie.
Une secte aujourd’hui tombée moralement, au plus bas, la Société théosophique, a été attribuée aux Mahatmas.
Maison cosmique. En astrologie, les signes du zodiaque qui s’appliquent aux mois sont ce qu’on appelle des Maisons de Planètes (V. p. 401).
Maître. Terme de Franc-Maçonnerie. — 3e grade du Rite écossais ancien et accepté, ainsi que du Rite français.
Manas. Mot sk., signifie « i n tellectual i lé ». Spécialement, désigne dans l'Esotérisme Buddhique le cinquième des sept principes constitutifs de la personnalité humaine, tout ce qui dans l'homme participe de l’état radiant autant que de l’état gazeux (localisation physiologique : hémisphères cérébraux) : personnalité active ou consciente, âme humaine.. V. p. lî)9 de V Essai sur la Philosophie Buddhique.
Mandragore. Ce mot vient de l’arménien manragor ; de manr petit et de or ou gor comme; comme un petit homme.
GLOSSAIRE
Lorsque Rachel, longtemps stérile, parvint à devenir féconde, ce fut après avoir mangé des pommes de mandragore que Lia, sa sœur, lui donna. Or, la mandragore est antiaphrodisiaque; mais la racine de la mandragore figure grossièrement un corps humain; et c’est la raison de l'efficacité de la pomme : car une partie de la plante allait pour l’autre.
(De Brière p. 943.)
Manushi-Buddha. Mot sk., désigne dans l’Esotérisme Buddhique, le Buddha (V. ce mot) humain, muable, puisqu’il a existé.
Manvantara. Mot sk., désigne dans la métaphysique hindoue l'une des deux phases du Kalpa (V. ce mot), la période où l’Absolu étant polarisé en Relatif, Brahma (V. ce mot) veille et conçoit Maya (V. ce mot).
Mao. Nom de l'Est en chinois.
Martinisme. Ordre initiatique fondé par Louis-Claude de Saint-Martin. Il comprenait à l’origine (1780) sept grades :
1° Apprenti. 2° Compagnon. 3° Maître. 4° Maître parfait. 3° Elu. 6° Ecossais. 7° Sage.
Après la mort, de Saint-Martin, ce rite fut réduit à trois grades : 1° Associé. 2° Initié. 3° Adepte.
Les adeptes ou initiateurs prirent le titre de S” 1 " (Supérieur Inconnu) .
Matérialisation. Terme de spiritisme. Désigne le phénomène qui se produit lorsque l’Esprit apparaît revêtu de matière comme un être vivant.
Pour la réalité de ces expériences, voir les expériences de William Crookes, de la Société Royale de Londres.
Pour les procédés de tromperie, voir le livre de Philip Davis, la Fin du monde des Esprits, et le procès du photographe Bugué.
Maya. Mot sk. , signifie « illusion ». Spécialement, désigne dans la métaphysique hindoue la Nature, ce qui paraît, le fruit de la fécondation de Prakriti par Purusha (V. ces mots) V. p. 123 de l 'Essai sur la Philosophie Buddhique.
Médiateur plastique. Terme employé par l’école de Paracelse pour désigner le corps astral; c’est le terme correspondant à ce qu’on nomme aujourd’hui la Vie organique.
Medium. Être capable d’établir des rapports entre le monde visible et le monde invisible. (Terme de spiritisme.)
Medrashim. Recueils kabbalistiques.
Mercavah (kab). Une des deux divisions de la Kabbale.
La Kabbale Mercava faisait pénétrer leJuif illuminé dans les mystères les plus profonds de l’essence et des qualités de Dieu et des anges. (Zohar).
La Kabbale Bereschit lui montrait dans le choix, l’arrangement et le rapport numérique des lettres exprimant les mots de sa langue, les grands desseins de Dieu et le haut enseignement religieux que Dieu y avait placé (Sepher Jesirah).
GI.OSSAIHK
Mercure. Terme d’alchimie. Désignant tantôt le mercure vulgaire (Hg), tantôt la lumière astrale.
Mères (Lettres). L’alphabet hébraïque est formé de 22 lettres: 3 mères. — 7 doubles. — 12 simples.
Les trois mères sont :
L'Alepli 1
Le Mem O 13
Le Schin tÿ 21
Leur réunion forme le mot EMES, analogue du mot indou AUM (V. ce mot).
Métaux. Chaque' métal a un nom astrologique en ésotérisme et correspond à une planète.
L’Or.
Soleil.
L'Argent.
Lune.
Le Fer.
Mars.
L’Étain.
Jupiter.
Le Plomb.
Saturne.
Le Cuivre.
Vénus.
Le Mercure.
Mercure.
Microcosme. L’homme conçu comme renfermant en lui analogiquement les lois de l’Univers.
Miroirs magiques. Instruments destinés à fixer la pensée humaine objectivée.
Les miroirs magiques sont en général formés de substances mauvaises conductrices de l’électricité (charbon, verre, etc.) Us sont construits sous un aspect planétaire favorable et sont ornés de motskabbalisliques.
Visible.
Invisibles.
Mondes. On désigne sous ce nom les divers plans sous lesquels on considère l’Univers.
L’ésotérisme admet trois mondes :
Le Monde Matériel.
Le Monde Astral.
Le Monde Divin.
On peut encore les appeler :
Le Monde des faits.
Le Monde des lois ou causes secondes.
Le Monde des principes ou causes premières.
Chaque être contient en lui les trois mondes.
Mot sacré. Le mot sacré qui, d’après le Sepher Toldos Jeschu, permet à celui qui en connaît la prononciation véritable de faire des miracles est le 3e nom divin (IEVÉ) le tétragramme. Connaître la signification du mot sacré, c’est connaître la loi de l’absolu; aussi les adeptes ne parviennent-ils à cette connaissance que quand ils comprennent toute la portée de la parole chrétienne : Que ton nom soit sanctifié.
Muni. Mot sk., signifie « Sage » ; Sakya-Muni, le Sage des Sakyas.
Mystères. Centres d’instruction et d’éducation dans l’antiquité. Les ■ Petits Mystères (instruction primaire, secondaire et professionnelle) étaient pratiqués dans les Temples régionaux. Les Grands Mystères
GLOSSAIRE
(instruction supérieure, école normale de théologie, de philosophie et de sociologie), étaient pratiqués en Égypte.
Mythe solaire. Théorie attribuant les récits religieux des divers peuples à la description de la marche du Soleil. Cette théorie n’est que partiellement vraie. L’alchimiste Jean Dée est le premier qui ait écrit que la vie de Jésus était un mythe solaire appliqué à une série de faits véritables.
Nahash (kab.). L’attract originel. — Principe des passions.
Nature naturante. Terme employé par Spinoza pour désigner le monde des causes, ce qu’on appelle en Kabbale le monde astral et le monde divin.
Nature naturée. Terme employé par Spinoza pour désigner le monde des effets, ce qu’on appelle en Kabbale le monde matériel.
Né (deux fois). Terme d’inilialion désignant l’adepte qui a réalisé la sortie du corps astral, qui a pris connaissance du monde invisible et est revenu à la vie. Il correspond au terme Fils de Dieu (V. ce mot).
Nephesch (kab. (.Principe de la vie ou forme d’existence concrète, constitue fa partie externe de l’homme vivant; ce qui y domine principalement c’est la sensibilité passive pour le monde extérieur; par contre l’activité idéale s’y trouve le moins.
(Cari de Leiningen.)
Neschamah (Kab.). L’esprit, le principe supérieur de l’être humain.
Nezah. Sepbiroth kabbalistique, signifie Victoire.
Nidana. Mot sk., signifie « connexion ». Spécialement, désigne dans l’Ésotérisme Buddhique un des douze stades de la causalité. V. p. 191 de l'Essai sur la Philosophie Buddhique.
Nirvana. Mot sk., désigne dans l’Ésotérisme Buddhique 1 état où Bodhi (V. ce mot) achevant de se subjectiver, l’individualité s’abîme dans le néant (V. les mots Pratyeka-Buddha et Buddha). V. p. 20o de l’Essai sur la Philosophie Buddhique.
Notaria. (Terme de Kabbale). Étude de l’art des signes.
Occultisme. La Science occulte, pour ses adeptes, est une science complète, quoique non distincte par essence à la Science ordinaire, appliquant à toutes les connaissances des méthodes peu connues jusqu’ici, principalement l’analogie.
L’étude de la Science occulte permet de ramener à un même principe toutes les sciences, toutes les philosophies et toutes les religions, et permet de plus de trouver le lien qui réunit la Science à la Foi, la Métaphysique à la Physique.
Au point de vue pratique, la Science occulte étudie une série de
GLOSSAIRE
forces encore peu connues en partant de ces deux principes fondamentaux : le hasard n’ existe pas, le surnaturel n’existe pas .
Dans ces dernières années, l’Occultisme a conquis en Europe une place des plus importantes.
Ou. Nom du Sud en chinois.
Pan ou Phanès. Nom de l’Univers conçu comme un tout animé, par les Pythagoriciens.
Pandit. Motsk., désigne le Brahmane que son érudition en matière de théologie, de jurisprudence et de philologie, met hors de pair.
Pantacle. Tracé synthétique résumant schématiquement les principaux enseignements de l’ésotérisme.
Parabrahm. Mot sk., désigne dans l’Esotérisme Buddhique l’état absolu, un, infini, inconditionné, indéterminé, où tout a cessé d’exister et où rien n’existe encore, mais qui contient en soi toutes virtualités. Y. p. 115 de V Essai sur la Philosophie Buddhique.
Paramatma. Mot sk., signifie « Esprit total », désigne dans l’Ésotérisme Buddhique l’état latent de la vie dans l'Absolu. V. p. 115 de l’Essai sur la Philosoplûe Buddhique.
Pentagramme. Représentation magique de l’homme conçu comme microcosme (voy. ce mot). C’est une étoile à cinq branches qui indique, pour qui sait la construire, les lois les plus occultes de la polarité humaine. C’est de plus un instrument puissant d’action magique.
Périsprit. Terme de spiritisme. Intermédiaire entre le Corps et l’Esprit, analogues du médiateur plastique. (Voy. Roach.)
Philosophie. Plusieurs philosophes ont utilisé les doctrines de l’occultisme, soit qu’ils aient été initiés aux sociétés occultes (comme Leibniz), soit qu’ils aient directement puisé dans la Kabbale (comme Spinoza). De toutes façons il est intéressant de les comparer à ce point de vue.
Pierre philosophale. Réalisation magique de l’absolu appliqué au monde minéral. — Résultat de l’action de la vie humaine sur le transformisme minéral.
Plérôme. L’Univers animé conçu par la Gnose.
Porisme. Terme employé par Wronski pour désigner les dogmes. En mathématiques, ce mot indique les problèmes à démontrer.
Portes {Kabbalis tiques). Voies mystiques pour parvenir à la connaissance intuitive des diverses parties de la Science.
Prakriti. Mot sk., signifie « femelle », désigne dans la métaphysique hindoue le pôle passif, négatif, féminin, de Brahma (voy. ce mot), l’Étendue, la Répulsion, la Force centrifuge, la Substance. V. p. 116 de l’Essai sur la Philosophie Buddhique .
Pralaya. Mot sk., désigne dans la métaphysique hindoue l’une des deux phases du Kalpa (V. ce mot), la période où, l’Absolu se possédant, Brahma (V. ce mot) dort en son sein.
GLOSSAIHE
Prana. Mot sk., signifie « vitalité ». Spécialement, désigne dans l’Ésotérisme Buddhique le second des sept principes constitutifs de la personnalité humaine, tout ce qui dans l’homme participe du liquide autant que du solide (vie propre des cellules organiques). V. p. 155 de l'Essai sur la Philosophie Buddhique.
Pratyeka-Buddha. Mot sk., désigne dans l’Ésotérisme Buddhique le Buddha qui, en recherchant l’Apavarga (V. ce mot), n’a aspiré à délivrer que soi-même; le Nirvâna (V. ce mot) pour lui est le Néant absolu, car, après la réintégration du Vide, la volonté, limitée à la salvation individuelle, cesse d'agir. V. p. 206 de l’Essai sur la Philosophie Buddhique.
Prêtre. 3e grade des mystères de Mithras.
Prière. Fusion momentanée du Moi et de l’Inconscient supérieur, le Soi, par l’action du Sentiment idéalisé sur la Volonté magiquement développée. Les paroles prononcées importent fort peu pour cette action, qu’on parvient très difficilement à réaliser dans sa complète expansion. (Voy. la table alphabétique à ce mot.)
Principes (Sept). La théorie de la constitution de l’homme par sept principes analyse ainsi le Corps, la Vie et l’Ame :
Ame.
Vie. . .
Corps
( Atma 7
l Buddhi 6
ÏManas 5
Kama-Rupa 4
Linga Sharira 3
t Jiva 2
I Rupa 1
Voy. ces mots.
Principiation. État d’un être ou d’une chose qui est en germe sans être encore développé. Le chêne est en principiation (en puissance d’être) dans le gland. D’après la traduction correcte de la Genèse, Élohim créa les êtres en principiation et non en existence effective. Ce sont les autres forces de la Nature créées aussi par Dieu, la Volonté humaine et le Destin qui se chargèrent de développer ces germes ou de détruire les êtres arrivés au période d’ultime développement. (Voy. Volonté, Fatalité, Bereschit.)
Progrès. La loi du Progrès se manifeste sous la forme d’une évolution cyclique avec périodes d’ascension et périodes de descente et non sous la forme d’une évolution ascendante en ligne droite. La spirale est l’exacte représentation de la loi du Progrès.
Providence. Une des trois forces en action dans l’Univers.
Psychique (Corps). Terme désignant par analogie avec le corps physique et le corps astral, les principes supérieurs de l’être humain (5e, 6e, 7e principes).
Psychurgie. Science des principes ésotériques qui président à la naissance et à la mort, c’est-à-dire aux diverses transformations de l’âme.
Punarbhava. Mot sk., désigne dans le Buddhisme la « renaissance », la repersonnalisation de l’individualité.
GLOSSAIRE
Purusha. Mot , signifie « mâle », désigne dans la métaphysique hindoue le pôle actif, positif, masculin, de Brahma (V. ce mot), la Durée. l’Impulsion, la Force centripète, l’Énergie. Voy. p. tlt> de l’Essai sur la Philosophie Buddhique.
Pythagore. Surnom d’un grand initié de l’Antiquité (environ 500 ans avant Jésus-Christ). Pythagore a révélé à l’Occident la Science ésotérique dans toutes ses parties. Il avait parcouru tous les degrés de l’initiation pendant les 14 ans qu'il étudia en Égypte.
Réincarnation. Retour de l’âme dans un corps humain, soit sur cette planète soit sur une autre. (Ne pas confondre avec Métempsycose.)
Religions. Toutes les religions représentent également l’ésotérisme primitif. Leur étude pour être fructueuse doit donc être absolument impartiale.
Ronde. Passage sur une planète de la « Vague de Vie >• qui a déjà passé sur les planètes du système dans un âge précédent et qui revient, produisant des êtres supérieurs à ceux qu’elle produisait lors de son dernier passage.
Nous sommes à la 4e ronde de la 5° race humaine.
Un officier qui revient au bout de quelques années dans une ville qu'il a quittée simple soldat n’a plus le même milieu social tout en étant dans la meme ville.
Ainsi à chaque « ronde » la vague de vie produit de nouveaux résultats plus élevés quoiqu’ils soient générés dans le même lieu.
Rose-Croix. Ordre mystique et Ivabbalistique fondé par Chrétien Rosenkreutz, quelque temps après la disparition apparente de l’ordre du Temple. Terme de franc-maçonnerie. 18e degré du rite écossais.
Ruach (Kab.). Le médiateur plastique, le second élément de l’être humain, n’est pas aussi sensible que Nephesch (voy. ce mot) aux influences du monde extérieur; la passivité et l’activité s’y trouvent en proportions égales; il consiste plutôt en un être interne, idéal, dans lequel tout ce que la vie corporelle concrète manifeste extérieurement comme quantitatif et matériel, se retrouve intérieurement à l’état virtuel (Cari de Leiningen).
Rupa. Mot sk., signifie : « forme ». Spécialement, désigne dans l’Esotérisme Buddhique le premier des sept principes constitutifs de la personnalité humaine, l’ensemble de tout ce qui dans l’homme est à l'état solide (os, muscles, etc.). V. p. 155 de l’Essai sur la Philosophie Buddhique.
Samâdhi. Mot sk., désigne dans la métaphysique hindoue le recueillement, la méditation, la contemplation des causes abstraites, l’extase subjective.
GLOSSAIRE
Samsara. Mot sk., désigne dans le Buddhisme le « tourbillon », la succession des existences de l'être, des personnalisations de l’individualité.
Sceau de Salomon. Étoile à six pointes formée de deux triangles à sommets opposés et symbolisant la marche de l’Univers (Involution et Evolution) .
Sepher Jesirah. L’un des deux livres classiques de la Kabale. Se rapporte à la division Bereschit (voy. ce mot).
Sephiroth. Numérations mystiques de la Kabbale. Elles sont au nombre de dix, savoir :
Beauté Victoire Louanges Établissement Royaume dans la métaphysique
Kether Couronne Tiphereth
Chochah Sagesse Netsah
Binah Intelligence Hod
Hesed Libéralité Jesod
Geburah Force Malchut
Sharira. Mot sk., signifie « essence », désigne
hindoue une des trois potentialités de l’individualité : physique, hyperphysique, métaphysique. V. p. 160 de l’Essai sur la Philosophie Buddhique .
Signature. Marque astrale imprimée par les influences occultes sur les êtres ou sur les choses et lisible pour l’initié aux diverses sciences de Divination.
Simples (Lettres) (Kab.). Les 12 lettres de l’alphabet hébreu qui se rapportent aux 12 signes du zodiaque, d’après le Sepher Jesirah.
Skandha. Mot sk., signifie « agrégat », désigne dans l’Esotérisme Buddliique une division abstraite des modes de relation qui constituent la personnalité humaine. V. p. 17o de V Essai sur la Philosophie Buddhique .
Soi. Inconscient supérieur. Yov. Higher-Self.
Sophia. Terme gnostique. Voy. p. 631 du volume.
Sorcellerie. Mise en œuvre des forces invisibles de la Nature en vue d’un principe égoïste et, par suite, du triomphe du Mal. Stanislas de Guaita dévoile dans son admirable ouvrage le Serpent de la Genèse, l’existence et les moyens d’action des adeptes contemporains de la Sorcellerie, entre autres le fameux docteur Johannès qui faillit payer de sa vie un attentat criminel sur les frères de la Rose-Croix.
Soldat de Mithras. Grade initiatique.
Sphères ( Harmonie des). Théorie faite par Pythagore, d'après laquelle les astres ayant entre eux des intervalles strictement identiques à ceux de la gamme forment une sorte d’harmonie céleste.
Spiritisme. Le spiritisme est l’ensemble des doctrines et des pratiques dérivées de la communication entre les vivants et les morts. D’après la doctrine spirite la partie immortelle : Yesprit de l'homme persiste après la mort et peut se communiquer aux vivants par différents moyens. Les livres traitant de spiritisme sont fort nombreux.
Sudras. Membres de la classe des artisans et des agriculteurs dans l’Inde.
Sujet. Terme de magnétisme. La personne qui subit l’influence magné-
GLOSSAIRE
tique. Moutin dans son Nouvel Hypnotisme donne le moyen de reconnaître les sujets.
Suggestion. Ordre donné à un sujet hypnotique pendant l’état ,de passivité. Le sujet à son réveil est obligé d’exécuter l’ordre. Mais souvent il y a lutte entre le libre arbitre du sujet et la suggestion (véritable incarnation vampirique) imposée et le sujet tombe en « crise » plutôt que d’exécuter un ordre qui lui répugne.
Svabhavat. Mot sk., signifie « substance ». Spécialement, désigne dans la métaphysique hindoue l’Espace plein, la conceplion matérialiste de l'Absolu considéré comme absence d’étendue. V. p. 115 de l'Essai sur la Philosophie Buddhique.
Svastika. Mot sk., désigne la croix gammée, symbole Buddhique du Soleil, de la Lumière, de l’Akasa (V. ce mot), de la Vie, de l’Ame: primitivement, schéma des deux bâtons du frottement desquels l’Arya obtenait le feu.
Sunyata. Mot sk., signifie « vide ». Spécialement, désigne dans l’Ésotérisme Buddhique l’Espace vide, la conception nihiliste de l’Absolu considéré comme absence d’étendue. V. p. 115 de l 'Essai sur la Philosophie Buddhique.
Sympneumata. Terme mystique désignant la réintégration des âmes dans l’unité originelle par la fusion progressive des couples psychiques les uns dans les autres.
Synarchie. Type scientifique du gouvernement proposé et défini dans les Missions du marquis de Saint-Yves.
Synthèse. Alliance de la Physique et de la Métaphysique par la découverte du Principe qui les unit définitivement. — Thèse, Antithèse , Synthèse indiquent ces divers aspects de la Vérité.
Table d’émeraude. On rapporte que la synthèse de la Sagesse égyptienne fut gravée en quelques propositions par Hermès Trismégiste (voy. ce mot) sur une table d'émeraude.
Depuis on a donné, par extension, le nom de Table d’émeraude aux propositions elles-mêmes, propositions qu’on trouvera en tête de tous les traités d’alchimie.
La Table d’émeraude débute par le fameux axiome ésotérique : Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, pour accomplir les miracles d’une seule chose.
Talmud (hébr. talmud, du verbe lamad, apprendre). Recueil de textes kabbalistiques.
Tanha. Mot sk., désigne dans l'Ésotérisme Buddhique la« soif » d’existence qui assure par les renaissances successives la pleine effectuation du Karma (V. ce mot). V. p. 180 de l’Essai sur la Philosophie Buddhique.
Targums. Rédaction des diverses périphrases faites sur le texte de la Genèse de Moïse dans les Synagogues (p. 436).
GLOSSAIRE
Tarot . Livre hiéroglyphique et numéral construit sur les clefs de la Kabbale et que possèdent encore aujourd’hui les Bohémiens nomades. Le Tarot est le père de tous nos jeux de cartes.
Télégraphie psychique ou télépsychie des Orientaux et des initiés. Communication à distance au moyen d’un sujet, récepteur, et d’un opérateur exerçant sa volonté.
Télesme. Terme employé par Hermès Trismégiste pour désigner la Force Universelle (Y. p. 146).
Ternaire. Terme sous lequel on désigne la loi qui régit les oppositions et les. concilie (Loi de Ternaire). Thèse, Antithèse, Synthèse.
Thébah. Une arche. De là est venu Thèbes.
Thémurie. Terme de Kabbale. Étude des commutations et des combinaisons.
Théosophie. La théosophie est essentiellement un ensemble de connaissances particulières acquises par des voies toutes différentes des voies scientifiques connues. La théosophie est à l’origine de toute science comme de toute révélation ; elle est aussi ancienne que le monde. Les théosophes modernes les plus connus ont été Paracelse, Van Helmont, Swedenborg, Louis-Claude de Saint-Martin, etc.
Dans ces dernières années (1875) une société s’est fondée sous le nom de Société Théosophique et a publié plusieurs livres surtout en anglais. L’abus des procédés de polémique violente, des séparations nombreuses des membres éminents d’avec les fondateurs caractérisent malheureusement trop ce mouvement. Il est important de ne pas confondre par suite le mot de Théosophie avec celui de Société Théosophique.
Théosophiques (Opérations). Procédé particulier de calcul appliqué par les Kabbalistes. Ce nom a été donné à ce genre de calculs par Saint-Martin ( Les Nombres).
Treta-Yuga. Mot sk., désigne dans la métaphysique hindoue le second des quatre Yugas du Manvantara (V. )ces mots) ou le troisième des quatre Yugas du Pralaya (V. ce mot). Sa durée est triple de ce’lle du Kali-Yuga (V. ce mot).
Tshandalas. Membres de la caste la plus inférieure dans l’Inde.
Tshela. Mot sk., désigne le Disciple, l’Initié.
Tsu. Nom en chinois du Nord.
Tushita. Mot sk., désigne dans l’Ésotérisme Buddhique l’état qui précède immédiatement le Nirvana (V. ce mot); c’est alors que s’accomplit la dissolution des parties supérieures de Mahas (V. ce mot,) et des parties inférieures de Bodhi (Y. ce mot). V. p. 202 de l’Essai sur la Philosophie Buddhique .
Typtologie. Terme de spiritisme. Procédé d’évocation et de communication par la table. C’est le procédé le plus généralement connu quoique souvent le moins scientifique.
GLOSSAIRE
Upadhi. Mot sk., signifie « base », désigne dans la métaphysique hindoue une des trois sources où vibrent les potentialités des Skariras (V. ce mot). V. p. 160 de l’Essai sur la Philosophie Buddhique.
Utsarpini. Mot sk., désigne dans la métaphysique hindoue la période du Kalpa où Rrahma (V. ce mot) passe du sommeil parfait au réveil parfait, l'Involution.
Vaïsyas. Membres de la caste des marchands dans l'Inde.
Verbe. Matérialisation de l’Idée.
Vie. Principe intermédiaire entre le corps physique et la volonté (V. Ruach).
Voies de la Sagesse (Kab.). Traité kabbalistique des influences psychiques sur lesquelles peut agir la volonté humaine, et du rôle de chacune de ces influences.
Vague de vie. Somme de force astrale destinée à évoluer soit les minéraux, soit les végétaux, soit les animaux, soit les hommes ou les civilisations et arrivant périodiquement saturer les nations, les continents, les planètes ou les univers (V. Ronde).
Vers dorés. Code de morale des Pythagoriciens. C’était le Pater de tous les philosophes anciens, qu’ils disaient deux fois par jour. Yoici la traduction de Fabre d’Olivet. On trouvera tous les commentaires auxquels renvoient les chitfres dans le journal le Voile d’Isis (29, rue de Trévise, Paris).