‹ Traite methodique du dessin de l'aquarelle et du lavisChapitre 30 sur 31 · ÉBAUCHE · texte numérisé non relu

ÉBAUCHE

On commence par des teintes aqueuses d'une grande justesse et pureté de ton ; on s'occupe des plus lumineuses d'abord. Dans les fleurs panachées, on commence toujours par les couleurs les plus claires. On peut encore préparer le dessous à la teinte neutre.

Si l'on copie une fleur monochrome, c'est-à-dire d'une seule couleur, on éteint la première teinte locale sur toute la fleur ; une seconde teinte, qu'on passe sur les quartiers de la demi-teinte, s'étend sur l'ombre et les reflets ; une troisième, une quatrième et une cinquième encore plus fortes servent à renforcer les parties ombrées ; on arrive, par ce moyen, à beaucoup de transparence, et si l'on termine ensuite par un travail haché, avec les mêmes tons plus foncés, on arrivera à la valeur voulue.

11 faut, dans l'ébauche comme dans le fini, user à propos et adroitement du retournement des pinceaux, pour fondre, au moyen de celui qui n'est chargé que d'eau, le travail fait par celui qui porte la couleur.

Le format de cet abrégé ne comporte pas que nous entrions dans plus de détails. Il faudrait, si l'on voulait étudier la manière d'imiter chaque fleur, y consacrer une leçon spéciale. La pratique journalière de ces principes bien élémentaires devant la nature, en apprendra plus à l'élève sur ce sujet que toutes les recettes écrites dans les livres.

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