‹ Traite methodique du dessin de l'aquarelle et du lavisChapitre 5 sur 31 · CHOIX DU PAPIER · texte numérisé non relu

CHOIX DU PAPIER

Le papier Whatmann, grain fin, est celui qu'on doit préférer pour l'exécution de l'aquarelle, particulièrement pour les petits sujets.

Il faut le choisir avec soin, de façon à ce qu'il ne contienne aucune petite tache de rouille, et le regarder en transparence pour s'assurer qu'il n'y existe aucun faible ou point blanc, car un manque de cette nature, s'il se trouvait dans une figure ou dans un ciel, vous ferait courir le risque de recommencer votre travail.

Le grain plus ou moins fin du papier influe trop immédiatement sur l'exécution pour être traité avec indifférence.

Il faut préférer le papier lisse et fin de grain pour les sujets qui ont de la délicatesse; les petits sujets, qui demandent une grande fraîcheur de touche et de coloris, tels que les fleurs, les petites figures à costume de genre, ou de petites vues, qui prendraient un aspect presque repoussant sur le papier torchon. On doit proportionner le grain du papier à l'importance et au fini du sujet, et on doit également y proportionner l'abondance de l'eau dans la couleur. Il faut mettre beaucoup plus d'eau dans les grandes teintes sur papier torchon que sur les autres papiers, et opérer avec le pinceau simplement humide sur le papier lisse ; sur le bristol, qui ressemble presque à l'ivoire, le mode de travail se pratiquera presque à sec : trop d'eau empêcherait les couleurs de prendre. Ce papier demande à être peint très franchement et sans revenir pour obtenir les vigueurs ; il off're de grands rapports avec le travail de la miniature. Le bristol français a souvent l'inconvénient de se pelucher si on le fatigue sous le travail d'un pinceau assidu; et, règle générale, l'aquarelle, sur quelque papier que ce soit, exige la plus grande franchise du coup de pinceau.

COULEURS XÉCESSAIRES

G 0 m m e - gu tte .

Brun de Madère.

Jaune indieiit

Brun rouge.

bairan .

Brun de Van Dyck.

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