‹ Traité physiologie considérée comme science d'observation (volume 4)Chapitre 14 sur 81 · POLYANDRIE · texte numérisé non relu

POLYANDRIE

§ 252. La Polyandrie , ou la combinaison dans laquelle une femelle a plusieurs mâles , implique contradiction avec l'idée de la fémininité. Aussi la nature ne nous en oflre-t-elle que l'apparence chez les Abeilles et les Fourmis, où la fonction génitale femelle est répartie chez des individus diflerens. On compte , dans une ruche , environ cinq cents mâles , et cinq mille femelles, maisdontune seule, la reine , sert pour ainsi dire d'organe commun de copulation , tandis que les autres remplissent toutes les autres fonctions de leur sexe. Ces ouvrières, adonnées en entier au soin de la progéniture , ont laissé à la reine les plaisirs de l'accouplement. Si , chez quelques autres animaux, les mâles sont plus nombreux que les femelles (§ 204), on ne trouve cependant parmi eux aucune combinaison polyandrique qui puisse être comparée à la polygynie.

La femme trouve son univers dans un seul homme. Livrer son amour et sa personne à plusieurs est absolument contraire à sa nature et la dégrade au plus haut point ; car, une fois qu'elle a franchi les bornes de son sexe , une fois qu'elle est sortie de la nature, rien ne la retient plus et chaque jour elle s'avilit davantage ( § 212, 4°). La nature aussi semble tirer vengeance indirectement de cette aberration , et il n'est pas hors de toute vraisemblance que la syphilis provient de la polyandrie des prostituées, comme le prétend Zeller (1). Cet expérimentateur renferma une Lapine avec cinq mâles ; en peu de mois tous furent malades ; la vulve de la femelle était couverte de pustules et d'ulcères , les mâles avaient un écoulement et un phimosis. M

0) Abhandlung ueber die crslen Erscheinungen venerisclicr Local- Jiratihheitsformen, Vienne 1810, in-S°.

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