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Comme on le voit, les principes minéraux qui dominent dans la composition du blé sont la silice, la potasse, l'acide phosphorique, la chaux et la magnésie. Les silicates et les phosphates alcalins et terreux nous donnent ces substances.
Il faut donc que le terrain contienne ces principes soit naturellement, soit par l'addition d’amendements ou d'engrais appropriés.
Dans une bonne culture, on applique les engrais organiques à la plante sarclée qui précède le blé: il faut alors une forte fumure, parce que le blé ne profite que dela portion d'engrais qui n’a pas été consommée par la première récolte.
Quant aux engrais minéraux ou aux amendements, tels que les os, les cendres, la chaux, la marne, on peut les appliquer directement au blé lui:même.
80 On sème le blé jusqu’au commencement de juin. L'époque des semaïlles, la nature du sol, le mode d’ensemencement, le climat sont autant de circonstances qui font varier la quantité de semences qu’il faut employer.
On peut dire que, terme moyen, cette quantité est de un minot et demi, mesure française, par arpent, lorsqu'on sème le blé au commencement de mai.
40 Le roulage, le rigolage, le hersage, le sarclage, sont autant d'opérations qui conviennent à la culture du blé. Nous les avons décrites dans la culture générale, lorsque nous avons parlé des soins d’entretien à donner aux champs labourés.
IV. Le blé destiné à la panification doit être récolté plus à bonne heure que celui que l’on recueille pour les semailles.
Or. coupe le premier aussitôt que la paille commence à prendre une’couleur jaune et que le grain a acquis assez de consistance pour que l’ongle s’y imprime sans
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le couper ; on laisse au contraire acquérir toute leur maturité aux blés qui doivent fournir les semences pour l’année suivante.
De toutes les céréales, le blé est celle qui exige peutêtre le plus d’attention lors de sa récolte ; une pratique louable consiste à le mettre en veillottes ou quintaux.
Comme le froment passe pour la céréale par excellence, on le cultive non seulement dans les terres qui lui conviennent spécialement, mais encore dans toutes celles où l’on espère en tirer un produit médiocre auquel on ne demande que de payer les frais qu’occasionne la culture. Aussi n'est-il pas de récolte dont le produit soit plus variable. Il s'élève à quarante-cinq minots par arpent dans une bonne terre franche hien cultivée : c’est son produit le plus élevé; son produit moyen est de douze minots par arpent. Le poids du minot est d’environ 60 livres.