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Suivant sa destinatior, la betterave demande un sol plus «u moins profond ou de telle ou telle composition.
C’est ainsi que l’observation nous apprend que plus les betteraves s’enfoncent dans le sol, plus elles sont riches en sucre; il faut alors un sol plus profondément ameubli, et parmi les diverses: variétés de betteraves on choisit celles qui s’enfoncent le plus avant dans le sol.
On remarque aussi que plus un sol est riche en calcaire, moins la betterave contient du sucre ; en d’autres termes, à mesure que la proportion du calcaire s'accroît dans un sol, celle du sucre diminue.
Les betteraves que l’on cultive comme racines alimentaires demandent un terrain moins profond ; plusieurs d’entre elles, notamment la betterave cham pétre, à racine oblongue, poussent presque entièrement hors de terre.
II. La betterave vient bien après toutes les céréales, qui lui succèdent en outre parfaitement. Comme récolte sarclée, elle ouvre la rotation.
III.—1° A l’automne, on donne un labour de défoncement de dix à quatorze pouces, si la terre est argileuse ou compacte. Si le sol est léger on se contente d’un seul labour profond qu’on ne donne qu’au printemps. A cette époque, les sols labourés l’automne précédent, reçoivent des hersages et des roulages, quelquefois même un labour ordinaire lorsque leur surface n’est pas encore assez ameublie.
Enfin, on termine par la préparation immédiate, qui met la terre en état de recevoir la semence et les engrais destinés à la culture de la betterave.
2° Ces engrais, pour convenir à la plante, doivent se rapprocher de sa composition chimique. Comme nous le verrons, c’est la potasse qui domine dans la com-
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position minérale; c’est du moins ce qu’atteste l’analyse de 1,000 parties de cendre, analyse faite par Boussingault et dont voici le résultat :
Potasse ........….. ET nt té ee ere e its so 400 Soude PAPER TI TOI CRETE 76 CHAUX... ccsccccorornonenonooonosesanonsees 90 Magnésie.. Setonaté selon tberé 54 Oxyde de fer atalumine..…..............sss.. 31 Acide phosphorique.…............... dbssttées LTD Acide sulfurique... sise nase nee ete RTE 19 Silice..……. nes antenne toners te certe secrsosserre SUV Chlore ss TONNES sn oprrstenre site 65
Et si l’on veut maintenant connaître dans quelle porportion sont les sels minéraux dans la composition immédiate ou miefix élémentaire dela plante, Boussingault nous la donne dans le tableau suivant:
RAC'NES. FEUILLES, Carbone .….… NTSC Use AUTO sossssésrorses 38,1 Hydrogène............... Quid cérrecurre véesss Dul OXYLÈNE. re sosoresossee 43,58 ershiie 30,8 ADOBE. ss soso voouosve ve 1100 éssscsssnssre 45
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La betterave aime les engrais et les amendements riches en potasse; elle préfère aussi les fumiers consommés aux fumiers pailleux. Les matières fécales. du moins l’engrais flamand, les engrais liquides, employés à l’époque des semailles, exercent une action remarquable sur la végétation de la betterave.
Ajoutons que le noir des raffineries, le noir suites, les produits de défécation du jus de betterave (les résidus) provenant des sucreries, les feuilles de betteraves, les débris des collets et des radicules qu’on
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enlève aux racines à l’époque de l’arrachage sont autant de substances fertilisantes qui aident puissamment à la croissance vigoureuse de la betterave.
3° On sème la betterave de deux manières : en pépinière ou à demeure.
Le semis en pépinière peut lui-même s’exécuter de deux manières, soit qu’on le pratique en plein champ ou sur couche.
Voici les différentes opérations que nécessite chacune de ces méthodes.
A demeure, on sème la betterave à la volée ou en lignes: ce dernier mode est maintenant le seul qui soit en usage.
L’espacement entre les lignes est déterminé par la nécessité d’y faire passer des instraments attelés, par le développement que prennent les plantes suivant la richesse du sol, ia dose d'humidité qu’il peut retenir en été.
Dans les meilleures conditions, on donne un espacement de 21 pouces; si les conditions sont moins favorables, on n’en donne que 18; pour les mêmes raisons, on fait varier de 10 pouces à 15 ou 18, l’espace qu'il faut réserver entre les plants sur une même ligne.
On sème dès qu’il n’y a plus à craindre les gelées tardives du printemps.
La quantité de semence varie suivant que l’on sème les fruits entiers ou les graines débarrassées de leur enveloppe; dans le premier cas, il faut à peu près 54
livres par arpent, dans le dernier, 24 livres suffisent
pour la même étendue.
La graine met 10 à 15 jours à lever ; on hâte sa germination en faisant tremper la semence pendant 48 heures dans du jus de fumier et en laissant cette graine ainsi humectée pendant deux ou trois jours en tas ou en couches de pas plus de quatre pouces d’épaisseur. On
tautant gagne par ce procédé à ce que la graine lève au bout de ment à 7 à8 jours, quelquefois même dès la cinquième journée. Si on craint les effeta de l’hu.aidité, on sème sur
n pépi- billons ou ados relevés; on peut aussi recommander cette pratique dans tous les terrains où il est à craindre uter de que la couche de terre végétale ne soit pas assez pro-
champ fonde pour le succès de la culture.
On forme les billons suivant le mode décrit à la page
hacune 859 (culture du chou).
On affermit le sommet des billons en passant dessus ouen un léger rouleau.
qui soit Alors un ouvrier, à l’aide d’un plantoir, lequel est traversé d’un petit bâton à un pouce et demi ou deux par la pouces de sa pointe, afin de faire des trous d’une prolés, par fondeur égale et convenable, marche dans le rayon, vant la faisant un trou aux distances voulues, sur le sommet
retenir du billon ; derrière lui une femme ou un enfant met deux ou trois graines dans chacun de ces trous. espace- On a imaginé aussi de faire des trous avec une sorte s favo- de roue poussée par un timon, comme une roue de aisons, brouette ; dans les bandes de cette rouesont enfoncées e qu’il des chevilles saïllantes de deux ou trois pouces en ne. dehors et qui font, à mesure que tourne la roue, des gelées trous également espacés sur le sommet du billon. | Mais, de tous les moyens, le plus expéditif est sème certainement l’emploi du semoir-brouette qui sème et le leur enterre en même temps la graine.
brès 54 Lorsque l’on sème sur le terrain plat, on se sert ffisent d’un instrument appelé rayonneur qui ouvre dans le
sol des sillons suffisamment espacés, dans lesquels. ermi- on verse la semence, soit à la main, soit à l’aide du beures semoir-brouette.
ainsi On remplit les sillons au moyen d’une herse compodu ét sée d’un châssis en bois sur lequel on a fixé des branr. On ches d’épines.
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