DES SOLS CALCAIRES
Les sols calcaires, qu’on désigne généralement sous le nom de terres blanches, sont ceux dans lesquels la proportion de carbonate de chaux l’emporte de beaucoup sur celle des autres éléments terreux.
Ces terres sont généralement sèches et arides, peu tenaces, friables ; leur couche cultivable n’est pas très épaisse,
Une manière bien simple de constater la présence du carbonate de chaux, qui est le principal élément de leur composition, c’est de verser quelques gouttes d’a-
cide nitrique ou même de fort vinaigre sur une petite quantité de terre. Au contact de l’acide ou du vinaigre, il se produit une vive effervescence.
Les sols calcaires sont, en général, peu productifs, ils soulèvent facilement à la gelée. Ce n’est qu’à force d'engrais qu’on parvient à en obtenir des produits satisfaisants.
Les sols calcaires nous donnent pour variétés :
1° les sables calcaires ;
29 Les sols crayeux ;
3° les sols tufeux ;
4 les terres marneuses.
4° DES SOLS HUMIFÈRES.
Lorsque, dans un terrain, l’'humus domine tellement qu’il en constitue la plus grande partie, on appelle ce terrain so! humeux ou humifère.
Les qualités de l’humus et son action sur la végétation dépendent dela nature des substances qui le constituent. Le meilleur humus est celui qui provient d’un mélange de substances végétales et animales.
Le meilleur humus perd peu à peu ses parties fertilisantes par l’action de l’eau, de l’air et de la lumière.
Les terres humeuses ont toujours une couleur plus foncée que les autres terres; elles sont légères et poreuses et peuvent absorber 100 pour 100 de leur poids d’eau sans la laisser égoutter. Elles soulèvent fortement à la gelée et les eéréales y versent facilement parce qu’elles ne contiennent pas assez de substances minérales qui donnent de la rigidité au chaume.
A ces terres, il faut de profonds et nombreux fossés et d’énergiques amendements ; le drainage leur est d’une grande utilité.
On distingue trois espèces de terres humeuses :
1° la terre humeuse douce ;
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TRAITÉ POPULAIRE D’'AGRICULTURE Al
20 la terre humeuse carbono-résineuse ou terre de bruyère ; 3° la terre humeuse acide ou terre marécageuse.
SECTION DEUXIÈME
Propriétés physiques du sol.
On peut étudier les propriétés physiques des terres sous deux rapports :
1° dans le but de distinguer les terres entre elles et de reconnaître leurs propriétés fondamentales ; on les considère alors abstraction faite deleurs modifications accidentelles ;
2 dans le but de distinguer les différents états où se trouve une même terre par l’effet des modifications que font éprouver les influences atmosphériques ou les travaux mécaniques.
Les propriétés physiques du sol sont d’une haute importance, puisque le terrain est le milieu dans lequel vivent les racines des plantes. Les cultivateurs atta- | chent le plus grand prix à ces propriétés: c'est par elles qu’ils désignent les terrains ; ils ignorent s’ils sont calcaires ou argileux, mais ils savent bien s'ils sont
forts ou légers, secs ou humides.
| Et, en effet, les propriétés physiques de leurs | particules ont une influence plus directe que la nature chimique de leurs composants sur la manière dont ils se comportent à l'égard des plantes, des agents
atmosphériques, de l’eau, des instruments de culture. | Les propriétés physiques des sols sont souvent fort indépendantes de leur constitution chimique et peuvent varier d’un sol à l’autre, la nature chimique du terrain demeurant sensiblement la même.
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D re
Densité,
Cohésion et adhérence, Perméabilité et capillarité, Hygroscopicité,
Aptitude à se dessécher à l’air,
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