FACULTÉ D'ABSORBER ET DE RETENIR LA CHALEUR
Cette faculté est singulièrement influencée par la couleur de la surface. du sol. Elle est d'autant plus prononcée que cette surface est plus foncée en couleur.
La physique nous apprend en effet que les surfaces noires absorbent les rayons calorifiques, tandis que les surfaces blanches réfléchissent ou renvoient presque tous
| les rayons solaires qu’elles reçoivent.
Au point de vue de leur couleur, les terres occupent l’ordre suivant relativement à la propriété en question, du moins au plus: calcaire, sable, argile et humus.
Une autre cause qui influe sur la propriété qu'ont
| les terres de s’échauffer plus ou moins promptement,
c’est leur nature chimique.
Au point de vue de leur composition chimique, et commençant par celle qui possède cette propriété à un plus haut degré, les terres se succèdent comme suit: sable, argile, calcaire et humus.
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48 TRAITI POPULAIRE D’AGRICULTURE
La quantité différente d'humidité dont le sol est imprégné, influe beaucoup sur son échauffement par les rayons solaires. Des terres humides ont une température moindre que les terres de même nature tout à fait sèches. On en attribue la cause à la grande proportion de calorique (chaleur) que l’eau exige pour son évaporation, c’est-à-dire sa conversion en vapeur.
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En A Égouttement. Tranchées ouvertes. Rigoles.
= Fossés.
(7) Drains.
Le] Z f proprement dites, < a Irrigations par submersion, .
par infiltration.
La quatrième cause enfin, qui influe beaucoup sur le degré de chaleur que peut acquérir un sol, dépend de son degré d’inclinaison par rapport aux rayons solaires. Toutes choses égales d’ailleurs, la quantité de chaleur absorbée par le sol est d'autant plus grande que les rayons solaires tombent plus perpendiculairement sur la surface de Ja terre.
En comparant ces quatre circonstances qui toutes peuvent influer et de fait influent sur l’échauffement du sol par les rayons solaires, on trouve que, par leur action simultanée, elles peuvent faire naître des différences do température de 15 à 25 degrés.
ARTICLE DEUXIÈME
Valeur productive du sol.
Le sol, nous l’avons vu, sert de support aux végétaux. C’est dans son sein que germent les semences et
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Raies.
Rigoles.
Fossés.
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TRAITÉ POPULAIRE D’AGRICULTURE 49 que les plantes puisent une grande partie des matériaux nutritifs qui contribuent à leur développement progressif.
Mais, d’une autre côté, le sol ne réunit pas ordinairement les conditions essentielles qu’exige une bonne culture. Ses richesses sont enfouies, sa fécondité n’éclate point, sa valeur, en un mot, est encore improductive.
Il faut donc, de toute nécessité, faire acquérir au sol les qualités physiques et chimiques d’où dérivent la richesse et la fécondité.
Il y a quatre moyens généraux d'améliorer les sols arables et de leur donner la plus grande valeur productive possible:
10 les cpérations destinées à y introduire ou à y: conserver une humidité convenable, aussi bien que les opérations ayant pour résultat de leur enlever l'excès d’eau qu’ils pourraient avoir: c’est l’assainissement ;
2° leur ameublissement par des procédés mécaniques ; 8° l'amendement;
4 l’engrais.
SECTION PREMIÈRE
Assainissement.
L'eau est un des éléments les plus indispensables de la végétation ; c’est le véhicule destiné à transmettre à la plante les différentes matières qui doivent l’alimenter.
Sa présence dans le sol est donc une nécessité.
Mais autant les plantes bénéficient d’une quantité convenable d’eau, autant elles souffrent d’un excès d'humidité. Lorsque l’eau stationne dans un terrain
ra
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ee F = mr nd
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quelconque, qu’elle y demeure sous forme liquide, elle devient aussi nuisible à la culture que son absence complète.
Si l’on trouve des terres qui souffrent d’un excès d'humidité, on en rencontre aussi quelques-unes plus rares, il est vrai, qui ont besoïin d’une humidité qu’elles n’ont point.
Il y a donc nécessité
1° dégoutter, de dessécher les terres trop humides ;
2° d’irriguer ou arroser les terres trop sèches.