DU P
2 de faire effervescence, c’est-à-dire de bouillonner au contact de l’acide nitrique ou du vinaigre.
Les proportions des composants de la marne varient à l'infini; c’est ce qui amène une grande diversité dans son aspect et ses autres qualités physiques.
On distingue trois variétés principales de marne:
1° la marne siliceuse ou sableuse ; |
29 la marne argileuse ou forte ;
8° la marne calcaire ou pierreuse.
a] Marne siliceuse.—Elle contient parfois plus des deux tiers de sable; l’autre tiers est ün composé inégal d’argile et de carbonate de chaux.
C’est la moins bonne de toutes les marnes. Plus ou moins grisâtre, très friable, se délayant très facilement dans l’eau avec laquelle elle ne fait pas de pâte, elle ne convient, comme amendement, qu'aux terres fortes et humides.
b] Marne argileuse.—Plus riche que la précédente, elle est plus compacte, moins friable, se délaie moins promptement dans l’eau et forme avec elle une pâte courte.
Si elle contient son tiers de carbonate de chaux, elle convient aux sols sableux, aux terrains trop secs et trop faciles à se .dessécher; elle y opère mécaniquement en donnant plus de consistance et chimiquement au moyen de son calcaire. Son action chimique est moindre si l’argile prédomine dans sa composition et la marne argileuse doit alors, pour produire le même résultat, être employée en plus grande quantité.
c] Marne calcaire.— C’est la plus riche et la plus active. Elle contient jusqu’à 60 et 70 pour 100 de carbonate de chaux.
Plus dure et plus blanche que les deux autres, la marne calcaire se délaïe dans l’eau plus facilement
= … e 4 am:
mm ne me ei 2 nt ns. "ap Vs
ms
dame eséal cécité nés etrsate mééainttittintnhir
que la marne argileuse et forme avec le liquide une pâte encore plus courte. *
Elle convient particulièrement aux sols argileux et à tous les sols trop humides ou qui retiennent trop fortement l’eau des pluies.
Pour reconnaître la marne de certaines argiles avec lesquelles 1l est souvent facile de la confondre, on la touche avec de l’acide nitrique (eau-forte,) ou même avec du fort vinaigre. Un mouvement d’effervescencc annonce de la marne, maïs on n’a que de l’argile si l’acide s'étend sans boursoufflement.
Ce moyen nous apprend aussi à connaître la proportion des différents composants qui entrent dans la composition de la marne.
On prend une quantité déterminée de marne qu’on pèse. On jette cette marne dans un verre contenant du vinaigre ou de l’eau additionnée d’acide nitrique. L’acide nitrique dissout la partie calcaire sans attaquer l’argile ni le sable. On ajoute un peu d’eau et on filtre. La partie calcaire qui a été dissoute, passe à travers le filtre. La terre que retient le filtre est pesée après avoir été desséchée. La différence de poids avec le poids primitif donne celui du carbonate de chaux et établi’ du coup le degré de richesse de la marne soumise à l’esgai.
Le poids du résidu étant connu, on verse de l’eau dans un verre et on y ajoute ce qui reste de la marne privée de son calcaire ; on agite, on laisse reposer une minute, puis on décante le liquide qui tient en suspension l'argile. Le sable reste au fond du verre; on le lave à plusieurs reprises et quand il est bien dépouillé d'argile on le sèche et on le pèse. Le poids obtenu est
en M Lt 2 Lu be sad nd
une
et à for-
avec )n la ême enc& i l’a-
)por- COMM -
u’on t du L’auer Itre.
rs le voir pridu l’es-
’eau arne une enle illé est
celui du sable; la différence de ce dernier poids avec celui ubtenu avant la séparation de l’argile d’avec le sable, donne le poids de l'argile.
En comparant les nom'res ainsi obtenus, on établit la propertion des éléments qui constituent la marne et on détermine facilement à quelle variété appartient la marne qu’on vient d'analyser.
La marne se trouve quelquefois presqu’à la surface du sol ; mais plus souvent elle est cachée au sein dela terre, à une profondeur plus ou moins grande. On la découvre alors au moyen de sondages pratiqués avec un instrument particulier, appelé sonde.
L'expérience a démontré cu’il est fort important de laisser séjourner la marne hors de terre, après son extraction, pendant longtemps avant de l’employer. Ainsi exposée, elle absorbe une plus grande quantité d'air atmosphérique en se délitant ; elle devient plus friable rt plus facile à mélanger avec le sol.
L'époque la plus favorable pour le marnage est celle où les gelées commencent à se faire sentir, c’est-à-dire à l’automne. On distribue alors la marne sur le soi, en petits tas; puis on la répand, le plus également possible, sur toute sa surface, à l’aide d’une pelle ou d’un râteau. On la laisse passer l’hiver dans cet état et au printemps on l’enterre par les labours, choisissant, à cet effet, un temps parfaitement sec ; car, ên enterrant la marne lorsqu'elle est mouillée, on lui ferait reprendre son adhérence et elle ne se mélerait pas aussi bien avec la terre.
La marne s'emploie non seulement sur les terres labourées, mais encore sur les prairies naturelles ou artificielles, où ses effets sont aussi prompts que sensibles.
La dose moyenne de cet amendement est d’environ cinquante minots par arpent.
ER mn aan em
0 re a mm op
DE D RE TE Sn DRAP