‹ Traité practique sur l'usage et le mode d'application des réactifs chimiquesChapitre 124 sur 181 · EXPÉRIENCE CXXII · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCE CXXII

Si, après avoir laissé tomber quelques gouttes de dissolution d'acide arsenieux , dans de l'eau distillée, on ajoute à la liqueur quelques gouttes d'une dissolution de sulfate de cuivre et amn^niaque : il se produira un précipité jaunâtre^ ou vert de pois, qui , étant recueilli, séché et mis sur un charbon ardent , répandra ro4<^r particulière d'ail, qu'exhale rarsenic» lorsqu'il est chauffé avec des corps combustibles.

EXPÉRIENCE CXXÏII.

Partagez la totalité du liquide et du précipité de Texpérience précédente en quatre parties ; ajoutez, à la (Première 5 un peu d'eau distillée seulement ; à la seconde , quelques gouttes de dissolution d'acide arsenieux ; à la troisième, de l'ammoniaque liquide, et, à la quatrième, de l'acide aeétique, de l'acide nitrique, ou tout autre acide quelconque. Par l'addition d*eau , il ne se manifestera aucun changement , pas plus que par l'addition d'acide arsenieux; mais, si ce dernier est ajouté en grande quantité , le précipité est redissous ; il suffira de peu de gouttes d'ammoniaque liquide, pour que le précipité soit aussi dissous immédiatement « et, qu'il en résulte un liquide bleu transparent ; l'addition d'un peu d'acide nitrique à la quatrième portion, dissoudra, de la même manière, le précipité , et formera une dissolution incolore.

XXXYI. 8OVS-B0fti.TR DE SOVItiE.

Ce sel (borax commun), lorsqu'il a été privé, par la fusion , de son eau de cristallisation , devient ( verre de borax ) un excellent flux pour toutes les substances terreuses et oxides métalliques 9 et on l'einploie, comme tel , dans les essais au chalumeau.

On peut s'en servir également , avec un grand avan* tage , dans le procédé d'analyse de minéraux argilleux. Ces substances, qui ne sont que faiblement attaquées par leur fusion avec des alcalis , cèdent aisément à l'action du verre de borax Le corindon , et les pierres igiemmes les plus dures , peuvent être ramollis , par fusion , à l'aide de ce seL

iiB D£s néACTir»

XXXVH. SOVS-HTDRO-CHLOBATB D'ÉTIIK.

Cet hydro-chlorate def protoxîde d'étain, qui forme ua précipité orangé avec les dissolutions de platine 9 est un réactif très-sensible pour indiquer la présence de ce métal. On s^en sert aussi 9 pour découvrir celle de Tor , dont les dissolutions fournissent ^ avec ce sel , un précipité pourpre , bien connu sous le nom de précipité pourpre de Cas" sius, précipité^ dont on fait usage^ pour obtenir les couleurs rose et violette ^ sur la porcelaine et le verre. On a encore recommandé remploi du sous-hydro-chlorate d'étain, pour reconnaître la présence de Talbumine, quUl précipite de sa dissolution, mais avec moins d^activité que le perchlorure de mercure ; car de Teau , contenant rf-o d'albumine, n'est point altérée immédiatement par ce sel, mais, seulement, après que le mélange a été laissé pendant quelques heures en repos. Avec les sels neutres de palladium, le sous -hydro -chlorate d'étain donne lieu à un précipité d'un bruïi foncé; mais, en l'ajoutant en excès, la liqueur r^ste transparente, et se colore en un beau vert émeraude. Cet hydro-chlorate produit aussi un précipité brun foncé , avec une dissolution de perchlorure de mercure. Il est indispensablement essentiel que ce réactif soit récemment préparé , ou , au moins, que l'étain , qui y est contenu soit au Tninimmn d'oxidation. .

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