EXPÉRIENCE CXXX
Faites dissoudre 5o à 55 centigrammes de sulfate de magnésie dans de l'eau distillée, contenue dans un tube éprouvette , et ajoutez ensuite , à cette dissolution , de l'ammoniaque liquide : il n'y aura qu'une partie seule- •ment de la magnésie précipitée , le surplus reste dans la dissolution; et, en évaporant la liqueur surnageante, il se formera un sel triple > consistant dans de l'acide sulfurique, de la magnésie, et de l'ammoniaque, ou, dans un fiulfale ammoniaco-magnésien.
On reconnaît que raaitmonia<|ue liquide est entièrement privée d'acide carbonique , ou, qu'elle est propre à être employée oomme réactif, lorsqu'elle ne produit point d'effervescence avec les acides, ni de nuage, par son mélange aveo de l'alcool fort, et particulièrement , lorsqu'elle n'altère pas la transparence d'une dissolution
de chaux pure ( spath calcaire, ou marbre de Carrare) dans les acides, nitrique 9 hydro-chlorique, ou acétique. Ce dernier moyen d'essai , qui est un des plus délicats, doit être fait dans un flacon bien bouché ; car , si Tammofniaque liquide ne précipite pas la chaux , cet effet sera facilement produit par de l'ammoniaque carbonatée, et l'ammoniaque liquide, par son exposition à Pair, absorberait promptement assez d'acide carbonique pour induire en erreur sur son effet, comme réactif. De plus, il ne produirait pas de précipité avec l'acide oxalique. Si, dans le procédé de distillation de l'ammoniaque liquide, il s'y mêle accidentellement de l'hydro-chlorate d'ammoniaque, on pourra reconnaître la présence de l'acide hydro-chlorique , en opérant ainsi : Saturez une partie de la liqueur avec du vinaigre distillé, et ajoutezy ensuite quelques gouttes de nitrate d'argent : s'il se produit alors un précipité blanc, ce sera une indication de l'acide hydro-chlorique; car le nitrate d'argent ne donne lieu à aucun nuage dans de l'acétate pur d'am-^ moniaque.