‹ Traité practique sur l'usage et le mode d'application des réactifs chimiquesChapitre 162 sur 181 · LIX. CUIV&E · texte numérisé non relu

LIX. CUIV&E

On se sert principalement du cuivre dans les expériences analytiques y pour séparer Targent de ses dissolutions , à rétat métallique. Lorsque , dans une dissolution acide d'argent^ on plonge un barreau^ ou une baguette , de cuivre 9 la surface de ce métal devient d'une couleur noirâtre 9 et , au bout de quelque temps 9 l'argent est précipité sur le cuivre 9 à l'état métallique. Cependant, l'argent |b' est pas sép^pé ainsi en totalité par le cuivre; car, en a)Otttant,à la dis8olution,de l'hy dro-chlorale de soude, ou de l'acide hydro^chlovique , elle devient lâi}ause. Touiefois, c'est un moyen très-con» venable de rétablir immé^atement l'argent à son état métallique Si la dissolution d'argent n'est pas avec excès considérable d'acide, la dernière portion de ce métal, ainsi précipité , contient un peu de cuivre; mais on peut éviter que cela ait lieu, en ajoutant, à la liqueur , un léger excès d'acide nitrique , ou ^ en* mettant de nouveau le précipité en contact avec une dissolution de nitrate' d'argent.

On suit ce procédé dans la docimasie pour reprendre l'argent qui a été allié avec l'or, et qui, dans l'opération du départ 9 a été dissous par l'acide nitrique; on introduit , dans la dissolution , des plaques de cuivre , pour précipiter l'argent. C'est, souvent aussi de cette manière, qu'on dégage l'argent, d'autres métaux, avec lesquels il a été allié.

Page 1