LXI. FLUX POUa LB CHAC1IMB
On donne 9 en chimie 9 le nom de flux y aux substances .qu'on ajoute aux minéraux , aux mines métalliques 9 ou autres corps , pour en aider la fusion lorsqu'on les expose à l'action du feu. Ainsi 9 la potasse ^ ou la soude ^ caustiques 9 ou à l'état de sous-Kîarbonates 9 sont des flux pour le quartz, et pour toute autre espèce de minéraux siliceux, parce que le quartz étant mêlé aveo ces corps, dans une proportion convenable , et chauffé , ces alcalis en déterminent la fusion , et le composé est une masse vitreuse. L'acide bprique, et le borax ( sous-bqrate de soude ) , sont des flux pour l'ar* gile , et les minéraux argileux, etc. Ces corps agissent donc par voie sèche sur les substances réfractaîres , comme le font , par voie humide, l'eau, les acides, et autres liquides, dont o^ fait usage pour dissoudre les solides. La manière dont chaque minéral est affecté, lorsqu'on le fait chauffer avec différens flux ; sa fusion plus ou moins vive ou lente , aisée ou difiicile , complète ou incomplète , liquide ou pâteuse ; la nature de la masse qui en résulte, opaque, transparente, vitreuse ou émaillée, scorifiée, ou dense et compacte ; la couleur qu'elle affecte principalement , ce qui dépend le plus souvent de la proportion desmatières métalliques qu'elle
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contient ; toutes ces circonstances particulières sont autant, de caractères, qui servent utilement dans Tana* )yse minéralogique» pour aider à découvrir ^ et à distinguer chaque espèce des composés divers ; et lorsque les caractères extérieurs , ou les propriétés sensibles , ne suffisent pas pour déterminer , avec exactitude , le genre» ou IVspèce, cette action des flux employés avec le chalumeau » est souvent d'une très -grande utilité pour cette détermination y en écartant les doutes 9 faisant disparaître les incertitudes ^ et en fournissant les moyens de se rendre compte de la nature générale du minéral.
On concevra facilement 9 que la nature des produits sera très-variable 9 suivant celle du flux qui entre en combinaison avec eux ; et , selon qu'il est fait emploi dans les expériences^, de flux divers, d'après l'objet qu'on a en vue.
Les flux dont on fait usage pour les expériences au chalumeau, et, en général, pour toutes les opérations de laboratoire, sont principalement des corps composes , appartenant à la classe des sels. L'une des parties constituantes de ces corps , agit , dans beaucoup de V \ cas , chimiquement ; c'est ainsi , que la partie alcaline et terreuse de flux se combine souvent avec l'acide , qui peut être uni à un oxide métallique , ^ qui s'opposerait à sa réduction , s'il n'en était pas séparé ; tandis que , d'un autre côté , l'action d'autres parties est simplement mécanique. Il est , en outre , des métaux , en grand nombre , qui retiennent leur oxigène , avec une -telle force, que l'application de la chaleur n'est pas capable de le leur enlever, lorsqu^on cherche à obtenir le
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métal. L^addition de matière inflammable, devient donc alors un expédient propre à dé|||acer Toxigène 9 sous la forme de gaz. Ainsi, pour réduire un oxîde, il faut le mêler avec une portion de matière inflammable 9 et Texposer alors à une chaleur intense; et, pour obtenir le métal ré* duit, en une masse cohérente, et non en petits grains,, il. est nécessaire, aussi, quUl/y ait présence d'une sul^-,) stance susceptible d'entrer aisément en fusion , et d^: permettre au métal de se déposer à travers la matière > fondue, de manière que les molécules , en s'aglomé*, rant , forment un bouton réuni , au lieu de grains écartés et dispersés , ce qui , autrement , aurait lieu. Ce serait un très-grand travail , sans doute , que de rassembler les particules , si elles n'avaient pas été mises en état de s'abaisser au fond du creuset , et de s'y unir ensemble. L'action des flux est donc , en général , tout à la fois , et mécanique et chimique.
Les flux, qui ont été plus spécialement adoptés par les chimistes, eu égard à l'usage étendu qu'on eu peuk faire, sont, le phosphate de soude, le sous- borate de soude, et l'acide borique ; outre ces flux , on emploie , à l'occasion , comme tels , dans les essais au chalumeau , le fluate de chaux ( spalh fluor ) , le sulfate de chaux (gypse) , le so js-carbonate de soude, le nitrate de potasse et le vorre. Après avoir réduit ces corps en poudre , 'Un les mêle avec les substances sur lesquelles elles doivent agir. Ce qu'on appelle flux élanc , est un mélange d'un peu de potasse avec du carbonate de cet alcali , et on ie prépare , en opérant la déflagration , dans un vase rougi au feu , de parties égales de nitrate de potasae.et de tartrate acide de
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potasse. Lorsqu'il s*agit de réduire » tout d'abord , un oxîde j il convient d'en||)loyer de préférence le flux , qu'on a désigné par le nom de fliix noir , qui est le résultat de la déflagration , produite de la même manière, de deux parties de tartrate acide de potasse, et d'une partie de nitrate de potasse. Celui-ci ne diffère du* premier, qu'en ce qu'il contient un peu de charbon. Le savon provoque, également, la fusion, comme étant converti par le feu , et en carbonate de soude et en charbon ; il agit , par conséquent « aussi comme flux , et souvent on l'emploie comme tel dans les laboratoires.