‹ Traité practique sur l'usage et le mode d'application des réactifs chimiquesChapitre 173 sur 181 · ANALYSE DE MINES · texte numérisé non relu

ANALYSE DE MINES

MIRES d'ob.

L'on, le plus précieux de tous les métaux , n*a été trouvé , jusqu'à présent, qu'à l'état d'alliage, combiné avecrargent, le cuivre. et le tellure.

JL'analyse de^ mines d'or est très-simple , la principale difficulté, qu'elle présente, ne provenant que de la trèiir petite portiez de ce n^ét^l contenue dans une grande quantité de la mine^ môme de celles qui sont considérées comme étant très-riches.

PmoGÉDé I. — Prenez une partie de la mine , dépouillée, autant que possible, de sa gangue ou matière pierreuse ; après l'avoir alors réduite en poudre impalpable, et mêlée avec quatre fois son poids de sous-carbonate de potasse , et d'une fois son poids de verre de borax, faites fondre le mélange dans un creuset jde terre {flg. i5 , fL /) ; après avoir tenu ce mélangé en fusion pendant une demi -heure, versez -le sur un marbre pour l'y laisser refroidir et, alors, réduisez la masse; en poudre.

II. — Introduisez cette masse pulvérisée dans un flacon, versez-y de l'acide Jiydro-chloro-nitrique (eau régale) , en quantité suffisante, pour qu'elle en soit recouverte, et faites digérer le tout, pendant quelques heures , à une douce chaleur. Décantez ensuite la liqueur, et répétez les digestions, jusqu'à ce que le résidu soit devenu d'une

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couleur blanche pure. Lavez alors ce résida , et ajoutez Feau de lavage à la dissolution hydro-chloro-nitrique.

III. — Mettez cette liqueur réunie dans une capsul^ de verre ( fig. ê^^pLI)^ et faites-la évaporer lentement^ jusqu'à sîccité, à la chaleur d'une lampe ( figure 4» ptatich. /).

IV. — Versez 5 sur ce dernier résidu, de Teau distillée bouillante , en quantité suffisante pour le dissoudre , et filtrez la dissolution à travers du papier, placé , à cet effet , dans un entonnoir.

V.-^Là dissolution étant passée , ajoutez-y du sulfater vert de fer, jusqu'à ce qu'il ne s'y produise plus de changement de couleur , et laissez ensuite le tout en repos pendant quelques jours : Tor se sera précipité, et on le trouvera au fond du vase, à l'état d'une poudre brune.

n VI. — *RecueiU-ez avec soin, en filtrant la liqueur , cette ptfudre, qui est de l'or métallique; et, après l'avoir fait complètement sécher , fondez la masse avec un peu de nitrate de potasse.

Si l'or, dans la mine, est allié avec une petite portion d'argent, comme cela a lieu dans les mines désignées sous le nom d'or natif jaune , on apercevra une poudre blanche, flottant dans la dissolution hydrochloro-nitrique. Cent parties de cette poudre, séparée par le filtre, et parfaitement desséchée, contiennent sdii^ante-quinze parties d'argent, que l'on peut en retirer, ainsi que nous l'indiquerons plus bas à l'article des mines d'argent

Ou peut aussi découvrir la présence de l'argent, en expojBant^ aux rayons du soleil, le résidu insoluble (Peo-

tihi II ) ; !^4l eôntfekit de Pafg^tit , la massue prendra tibe teinté j^urpuHkie.

Si la mine contenait du cuivre ^ èh plongeant , dans la dissolution by dro-chloro-nitrîque, un cylindre poli de. fer ou de zinc^ ce cylindre se recouvrira de cuivre. Dans ce cas y la dissolution aurait dû être avec un léger es^çès d'acide.

Lorsque l'or se trouve entremêlé ^ parmi du s^le ou des substances terreuses ^ à Tétat de particules^ tellelueat tenues^ qu'elles ne jieuyeot être distinguées à la ^W sîDipley on peut procéder ^ Vexamen de. senibl^'* . blés substance» de la mani^ quî suit.

Pbogédb I.-<-r Après avoir réduit en poudre fine te:M^ btey ou la terre» étende» l'u^e ou l'autre chui^stimce ^ à grande eau , dans un vase conique de verre ( /^«.jl4» .fi(aneh. / ) , puis décantez fréqi:^auiieQt' te liqili4e , chaque lois , imnobédiateifteot après qu'il a«ura éfié xe* mué f par ce moyen ^ les parties plus Itères de Mbie» ou de terre, aussi bien que d^autres ^ubst^^ic^ sus^p^ tibles de rester plus long-te^ups en suspension « peuvent ^tr^ ^entrj^nées par Teau ; tandis que tes paf lîcutef d'or, plus pesante^, to^iberont rapidemeat au fond 4u vape*: : , : . . .

II.^Malss QomiM itfe6tait^{fileite d« sëpdiier «iii^ cotnptétement l'or , pal* sim|il6 aflPutfien A%aA , il faut ) après. at^WlHéuni dàftft^e vase( jf^. 5^ pttm&k. t ) les dernières portiMs du sable, qui a été lavéàptnsieurê reprises, les y recouvrir d'acide bydro-chltM^nkritftiei et tenir te tout en dîgeMion , à cbÀUd'5 pendant au n^oins une heuk«. IM llquetkr étakit enî9«iletél6âdUb d'èau > oâ

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y opérera la séparation de Tor , au moyen d'une dissolution de sulfate de fer, pag<e 100.

ANAXTSE DE MINES d'a&GENT.

Les fiirfnes émargent ^nt en plus grand nombre que celles d'or. Eeg minéralogistes les o»t divisées en diffé* tensr genres, suivant la substance minéralisaote aveo laquelle le métal forme la ikiine. f

Ân:Mf»e é^arg^nt natif

PAocébé I. -^ Après: a«^r mis une portion de la mine, préalablementconcassée^'daos le Vase{|%« &fpt /), versez-y par-dessus trots du quatre f 6is soii ^tds d'acide nitrM|[ue, et ohauffez donbement. Répètes ainsi, jusqu'À-ce ^%n aîdàftant une> nouvelle dosede l'acide sur le résidu, qUbia subiiraotion des autres pestions décantées,celle*-ci n'y en produise plus aucune ; réunissez^ alors, les diffé-* rentes dîsscdu(tons nitriquies, et versez, sur le résidu insoluble, éè i'eau^ par^tttet quan^ilsésà la lbis,jusqu^à oé qu'elle en sorte sans saveur , et iaélei ensuite cette eati de lavage avec les précédentes dissolutions.

II. — Ajoutez, aux liqueurs réunies, delà dissolution d'Iiydro^'ClilOrate did soude, par petites quantités à la fois , ju^qxt'à ceMa%îon èe précipité. Après avoir reoueilii ce précipité , l'avoir complètement lavié avec de Teau , éii mis à Pétai de âef^siceatlion- parfaite , il reprësentei"^ , sut \^o pêr^tiieâ, 76 parties d'argtetit qu'on obtiendra Àin^t iqu\Mi \% ci-devant itf^qué , Expérience LXlVy page Gi.

Analyse d* argent natif pùmiéifère.

L'argent, dans cette mine, y est à l'état d'alliage avec du plomb f et quelquefois aussi avec du fer.

Paocédé I. — On traite la mine par l'acide nitrique ^ jusqu'à ce que cet acide cesse d'agir sur ce qui n'est pas dissous .; et l'on plonge ensuite , dans la dissolution nitrique , un cylindre de cuivre poli : l'argent sera précipité à Tétat métallique* On peut le fondre^ en un bouton , sans aucune addition , et en constater le poids. Il est essentiel que la dissolution de la mine soit avec un léger excès d'acide.

II. — Ajoutez à la liqueur , dont on a retiré l'argent , une dissolution de sulfate de soude dans l'eau ; s'il se forme an précipité blanc, c'est une preuve qu*il y avait présence de plomb dans la mine. On en con* naîtra la quantité par le poids de ce précipité ^ dont 100 parties, parfaitement desséchées^ en indiquent Sa de plomb métallique.

III. -^ On peut rechercher le fer , en versant , dans la dissolution, de i'hydro-cyanate de potasse ^ ou de la teinture de noix de galle.

Analyse de la mine d'argent ^ismùthifére,

P&OQÉi>é I. — Faites digérer laïaaine^'à pliiçiei;ifs re^ prises, dans l'acide nitrique, jusqu'à ce que, cet ^^^cide n'exerce plus aucune action sur elle.

II. -^ Mettez la dissolution nitrique dans une grande^ quantité d'eau : il «e déposera un précipité , qjui est l'ofldde. de bismuth ; i23 parties de ce précipité , bien sec^ en indiquent loo de bismuth.

DE MINES. aSl

llh -^ Évaporez , jusqu'au tiers au moins de son Tolume^ la liqueur filtrée ; versez-y de Tacide hydrochlorique , et recueillez le précipité, qui se sera déposé » pour le laver et le. sécher.

IV. -*- Mettez ce précipité , qui est alors du chlorure d'ai^ent,' en digestion dans de Tacide nitrique; décanteiz ensuite le liquide ;- et si , après Tavoir mêlé avec une grande quantité d'eau distillée , ce mélange donne lieu à un précipité, il sera dû à une portion d'oxide de bismuth échappé à Faction dé Teau dans le procédé II ; ce précipité séché sera ajouté à celui déjà obtenu.

V. — On peut , après cela , essayer la liqueur res tante, relativement au plomb ; à cet effet , on Tévapore jusqu'à siccité ; et , après avoir fait dissoudre le résidu dans une sufiQsante quantité d'eau, on y verse de l'acide sulfurique. S'il y a présence de plomb dans la dissolution , cQt acide y produira un précipité qui , étant recueilli et séché , indiquera , par son poids , la quan^ tité de ploinb, en considérant ^ que loo parties de ce précipité desséché en représentent 3o de plomb métallique, procédé II.

. YI. — La dissolution , dont le plomb a été ainsi sep^a^y peut être ensuite examinée sous le rapport du fer ; on y ajoute, à cet effet, de Tammoniaque liquide , jusqu'à ce que l'odeur de cette dernière substance soit d^veoQue Irès-sensiblement prédominante. Il se formera un précipité brun si la mine contenait du fer.

VIL. — S'il existe du cuivre dans la mine, la dissolution, traitée par l'ammoniaque, prend alors une couleur bleue ; on peut^ dans qe cas , la saturer par de l'acide sulfurique ajouté en excès ; et , en y plongeant alors

aSft ANALYSE

un cylindre ou une lame de fer , le cuivre se précipitera. VIII. — - Le résida peut être mis de nouveau eu digestion 9 à plusieurs reprises» dans de Tacide by* dro-chlorique , et essayé 5 pour le plomb» par l'acide sulfnrique. S*il en résulte un précipité» c'est du sulfate de plomb, et ce métal pourra être ajouté à celui déjà obtenu ; et si » après cela, il reste encore quelque chose» ce ne sera simplement que la gangue de la mine.

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