‹ Traité practique sur l'usage et le mode d'application des réactifs chimiquesChapitre 175 sur 181 · NALTSB DE MINES DE PLOMB · texte numérisé non relu

NALTSB DE MINES DE PLOMB

Analyse de plomh sulfuré,

Paogéd£ I. — En mettant en digestion^ dans un flacon, une partie de la mine , réduite en poudre fine , avec 6 parties d'acide nitrique étendu , et en répétant cette opération plusieurs fois de suite , une grande portion du soufre se séparera pendant ces digestions, sous la forme

d'une poudre légère , flottant, en partie y à la surface du liquide, et se déposant, en partie, au fond du vase.

II. -— Ajoutez , à la dissolution obtenue , préalablement évaporée d'une petite quantité, de Tacide hydrochlorique, jusqu^à ce qu'il ne se manifeste plus de nuage dans la liqueur; et, après. avoir laissé le mélange en repos, pour faciliter le dépôt complet du précipité, dé-

cantez la liqueur, séparez le précipité , que vous laverez, à plusieurs reprises, avec de Talcool.

III. — Le précipité obtenu est un chlorure de plomb, et aussi un chlorure d'argent, si ce dernier métal existait dans la mine.

IV. — Pour séparer l'un de l'autre ces deux métaux, mettez le précipité en digestion dans de l'ammoniaque liquide; le chlorure d'argent sera dissous, et le chlorure de plomb restera; ou bien , on pourra séparer le chlorure de plomb, en faisant bouillir le précipité dans a4 parties d'eau, ce qui suffira pour dissoudre ce chlorure, etceàtù d'argent ne^sera point attaqué ; on peut opérer plus fa« cilement encore la dissolution du chlorure de plonkb, en le faisant digérer dans de l'acide nitrique étendu , qui le dissout aisément, mais sans agir sur le chlorure d'argent.

y. — Mêlez la dissolution ammoniacale d'argent avec de l'acide nitrique: et, après l'avoir fait chauffer pendant quelques minutes, précipitez-en l'argent au moyen d'un cylindre de cuivre.

YI. — Pour déterminer la quantité de plomb obtenue par lé procédé IV, mêlez le chlorure de ce métal avec moitié de son poids de flux noir; et,' après avoir introduit ce mélange dans un creuset, expôsez-le pen-

HE MIKES. 257

dant Une demt-heuire à une chalear rouge : fe plomb sera réduit à Fétat métallique: On peut- se dispenser d'opérer ainsi, etréconnattrela quantité dé 'plomb ^ en pesant simplement le "précipité ^ séché ^ et cbâuffé au rouge' obscur : 1430 parties de' ce ^précipité coMieiinent 75y2\pàrties de -plemb métallique; • ^

lie chlordrede plomb peut être ausisl réduit» en plongeant^ dans' la dissolution aqueuse de ce chlorure, obten wif procédé 1N^^ up cylindti&de fer, qui précipitera le plomb à Tétat métallique. «

VII. — Pour trouver la quantité d'argent, on procédera ainsi qu^il a été indf<fué pour rànaljrse de ihines d'atgent. . • • j'. ,.. ' -i

Pour^ssayer Mmine, relativement au fer et au cuivre, mêlez le^ dissolu tiens, d^où le plomb et Targént on% éré'Sépa'rés,* aveè de ranimèniaque liquide en excès : il se dépose un précipité .brun , qui «st de Toxide de le» On peut reconnaître la présence du cuivre , à la côuleuo bleuie ,• que Faédttîon: d'anennon laque ùàt . jprendre- à' la liqueur ^ en la 'nebAraèîsatitt alors par de l'acide sùlfù-r riqoe,:et', en y |iIongeant ensuite uncylindreide zinc, le cuivre sera; «éparé^:oiT bien^, on^êuf l'obtenir sous la £dffmc.d';un 4^xide,. en. faisant. bouillir. lâLlîqùeur^ neùh tressée par Facide sulSuriquie, avec de! la fiotafsse. '

Analyse du ptamp sulfuré unPiTno^ifère.

fÊÊt

Cette mine est un composé triple, de plomb ^ d'anti> moine él de cuivre , avec irrie très-pëtilé portion de fer. M. Hatchett en fît ï'anâlyse ainsi qu'il suit : '

PMlcei>£ I. «^Ilintroduisit!, d ansun-matràs^ 1 fi ^ramijies

a58 AllAt^SX

de la miae 9 rédaile en poudre fine 9 atec 60 grammes d'acide hydro-ohlorique, et, après avoir ehanffé,' il ajoula de Tacide ailriqiK» goutte à goutte^ îusqu'à oe que le tout fut entré modérément eu eATerveseenee. En chauffant enauite doucement pendant une heure, il ^ obtint une dissolution verte 9 à la sor&oe de laquelle flottait une quantité de sou&e, qui, étant reoueiUie, mise en digestion dans de Taoîde hydrorChlorlquc, et enfin , iatée et séchée, pesait 9 gi^ammes, et qui, projetée dans un creuset rouge de feu, se coasumait sans laisser .de résidu*

II. -^ La dissolution nitrique , réunie à L'acide hydres chlorique, dans lequel le soufre avait été mis en digea^ tion$ fut évaporée » et mêléfe ensuite avec 3 litres d^eau distillée, bouillante^, oe qui la rendît silr^le-diamp Imi^ teuse« Après ravoir alors filtrée, le précipité blaao ob-» tenu, ayant été lavé et séché, pefàii 4 grammes; il consistait en oxide d'antimoine.

III^'^^La liqueur , à laquelle les.Iai^a^s avaient été réunis, avait déposé, pendant aiMi rtfiroidassemçnt, deia cristaux d'hydvo«chlorate de plomb; ell^ fut donc éva^* porée presque à siccité , et on y ajouta quelques geuites d'adde suif uriqœ, pour en séparer, sous la Ibvme de avi* fate de plomb , le peu qui pouvait y être testé de ce métal en dissolution.

IV. —Le résidu fut alors redîssous dans de l'eau bouillante, e^ déconiPlsé par du sulfatie de soude. Le sulfate de plomb produit;, ayant été ajouté à celui qui venait d'être obtenu , pesait, après avoir ^té séché, 7,785 grammes.

y* -* h% liqueur ^ fi»i était alors .d'un vert htettàffe ,

DTE MlVfr^. 9^9

acquît 9 par une addilîon d'âiiiinotfla{|ue , uiiecou^ leur bleu foncé, et il s'en étâ&t séparé une petite <{uailtité. d'wKÛi^ de fer , qaiy ayant été aéoiié et ebauffé avec de la cire, devint magnétique. G^t otide de fer pesait i55 miUigraiin»ê8.

\h --^ he liquide ayant élé alora éroporé presque fU9qu*à 0iQcilé,.(ui le fit heinltir avec uud forte diuelulion de petaaae » jusqu^à ce quULfùt à peu près «ec ^ e€ , après Tav^r laté avee de Teaa, Toxide de cuivre r qu'on obtint, peaait 2 gcammea.

Dana ceite aaalyie les mèlaux août étalués oomme dans lem; élat métallique , cette fomie étaul celle aous Jb^lUAUe ils cisislent daos^ letf sulCiires. Eiy (yar cenftéquent, pour lea 4 grammes d'oxidé d'anllilftoiiie, on peut compter .5 granunétd'antjinioinf métallique;^, dans les 7^^8& f^^amnee de auliJMe de pkmab , M. Hatobett en estime 5^5 grammes de ploqib métallique , ce qui est dans la proportion de ço^&i pour œut. .

Analyse de ptom^ carboiiaié.

Oh' peut faire Panalyse de cette mine, de. la manière suivante : *

Pboc4»b I. -^ kpfb9 avoirfait dissoudre 6,6 grammes de \a ibii^e, dans Uite quantité connue d'acidè nitrique éteMlu » tenèit n«rte de la perte de poids , qui né^ulte de la quantité d'acide carbonique tlégagé;

U. — Piongezr, datis là di^ohiVion àlû^étkW, Uiî cylindre de 2inc, <pri précijHte le plomb à fêtai urétallique. Il faut ensuite examiner la liqueur qui tette,

b6o ▲rai.tse

relativement à ee qu^elle peut contenir de fer et de cuivre 9 ainsi qu'il a été établi ci-devant.

Klaproth fit Tanalyse. d'un échantillon de plonabcar^ bonaté, en y procédant ainsi qu'il suit.

Cent parties de la minets réduite en poudre fine ^ fu* rent. dissoutes dans deux cents parties d'acide nitrique , étendu* de trois cents parties d'eau, et là perte de poids par l'effisrvescence ^ dont il fut pris note, s'éle^ vait à seize^ parliesi Cette perte était de l'acide carbonique. Après avoir alors étendu d'eau la dissolution ;ni trique, on y plongea mi.cylindre.de einc^ qui précipita le. pkinib à l'état métallique.. Ce précipité , pensait, étant séché'^ soixant&*dix*«ept parties» représentant, quatofe-^vingt-deut parties d'o^ide» cet état étant celui du plomb , tel:qu!il existe dans la' mine. Cette proportion' 9 cependant , ne donnerait qu'une, augmen^ tation de six parties et demie d'oxigèné par cent de plomb. . .

ANALYSE DE MINES d'ÉTAIN.

Analyse (PétainoxiiU natif.

Procédé I. — Après avoir mis ^ à l'état de poudre im^ palpable 9 une partie de la mine» triturez -la avec quatre fois son ppid^ de potasse 9 humectée d'eau 9 et faites bouHUr la masse d^ps.un vaisseau dt*argent avec huit parties d-eau; évaporez alors- le tout à.fUccité, et mettez-le modérément^. à il'ét^t d'^nitipn. pendant au moins une demirheujçe,*i .> ' . -

II.-^Yersez de l'eau sur U mass^ 9; faites bouillir le mélange pendant un quart d'heure 9 et (iltrez le liquide. !..

DB MINES. a6l

III. — Mêlez alors le résidu resté sur le filtre , s'il y en a, avec une semblable quantité de 4>otasse , o'està-dire » quatre fois son poids , dissoute dans une quantité suffisante d*eau , évaporez à siccité , et procédez comme ci-dessus.

lY. -^ Réunissez les dissolutions , ainsi obtenues. , et versez-y de Pacide hydro-cblorique , ju$qu*à ce qu'il ne se forme plus de précipité, en ajoutant plutôt de cet acide en excès ; abandonnez alors le mélange à, luimême, jusqu'à ce que le précipité s'étant déposé en totalité 9 il puisse être recueilli sur un filtre*

V. — Dissolvez ce précipité dans de Tacide bydro-chlorique 5 en excès; ajoutez à la dissolution du carbonate de soude ; et^ api'ès avoir recueilli , sur un filtre 5 le nouveau précipité 9 qui se sera formé , lavez-le à, plusieura reprises avec de Teau , et faites-le sécber.

VL — Dissolvez encore le précipité d^ns de l'acide hydro-chlorique , à l'aide d'une douce cbaieur , ( la partie insoluble, s'il y en a, consiste en silice), étende^ la. dissolution avec deux ou trois parties d'eau, et » après y avoir plongé un cylindre de zinc , laissez lé toqt en rcT. pos pendant quelques jours. Vétain , que la mine contenait, se sera alors déposé^ en totalité, à l'état mé**. tallique» au tour du cylindre de zinc. On peut former cet étain en un bout^on , en le faisant fondre , dans un creuset, qu'on aura soin de recouvrir de poussière de charbon.

' Jnaiyse d^étain suifurp.

L'étaîn existe, dans cette mine , en état de minéralisation par le soufre , çt souvent accompagné de:eaivre;

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