‹ Traité practique sur l'usage et le mode d'application des réactifs chimiquesChapitre 80 sur 181 · EXPÉRIENCE LV · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCE LV

Si , après avoir ajouté une simple goutte d'une dissolution de potasse ou de soude, à une dissolution dans de Teau distillée de six centigrammes d'hydrd-chlorate d'ammoniaque, on verse dans le mélange une goutte ou deux de la dissolution de perchlorure de mercure 9 la liqueur deviendra laiteuse, et il se déposera un précipité blanc^ consistant en acide hydro-chlorique> mercure et ammoniaque.

EXPÉRIENCE LVl.

Après avoir ajouté U^e goutte de la dissolutioii d'uti alcali quelconque, à ttine distolution de 6 t;entigraitimês de nitrate d'ammoniaque dates de Teau distillée; si, tki laisse tomber dans le mélange une goutté de la dissolution de perchlorure de mercure ; il se produira immédiatement un précipité blatic, de sous-chl6rdré de toercureet d'ammbniaqde.

' Il est essentiel que la dissolution soit neatre. La délicatesse de ce réactif, lotsqu*!! est employé pour déeoùvrir les sels anamoniacaux, est extrême! Il peut ihdi-

5fi t>BS BQAGTIFS

quer Iq présence d'npe parlîe d%dro-chlorate d*amino- DÎaque, dissoute dans environ 7700 parties d*eau. Nous sommes redevables à M. F^l^Tafide» de l'applicatioii de ce réaGljf. ♦

Xyi. SOVS'NITILATB DE MÇBGUKE.

On emploie ce sel, comme réactif 9 pour découvrir U présence de Tammoniaque libre, avec laquelle il produit un précipilé. gris cendré, ou noir. On peut se servir aussi de ce nitrate, pour découvrir la présence deTacide hydrb-ch torique , avec lequel îî donne Heu à un précipité 'blanc y une partie d'acide hydrO'<;h torique dan« 5ooooo pàrlies dVau , est aisément rendue sensible au moyen de ce réactif.

Le st)us-nitrate de merèure est aussi d'un emploi avantageux, non-seulement, pour indiquer la présence de l^acide' phosphorique, contenu dans tout liquide quelconque, mais encore pour en déterminer la (juantité. Il produit, en eflet, avec cet acide, un précipité blanc, qui estsoluble dans un excès d*acide phosphori* que, :et aussi dans Tacide nitrique ; ce qui n'a pas lieu à regard du précipité occasioué par Tacidc hy.dr<>-cblojrique. Le précipité , qui se fopi^ie par Tacide phosphorique (le piiosjthate de mercun ) ,.peut être. décomposé par sa simple e^Fpq^ili'i" ^ Tair, et alors ^ Tacide phosphorjqlue ft'obtieut kVéi^i de pureté ; ou^t si le préci(ûté est chauffé au chalumeau sur un charbon , il scfond d'abord, avec .etfervtfce^iice ejt une fLuiime verte, en. un verre jaunâtre; en coolinujMit le feu , le mercure se volatilise, et il peut être coudeusé dans ^on état métallique ^ sur une plaque

de cuivre » tenue au-dessus de la vapeur; Tacide phosphorîque brûle alors en phosphore. Avec une dissolution dliydro-çhlorale d^or, le sous-nilrate de mercure produit un précipité dense 9 de couleij^r noire bleuâtre; et, avec Thydro-chlorate de platine , le précipité est orangé.

Il y a, cependant, quelques précautions à prendre, lorsqu'on emploie ce réactif pour découvrir Tacidc phosphorique. Il est essentiel, par exemple, que le liquide ne doive contenir ciiiouu alcali libre , ni terre alcaline. Le sous-nitrate j^e mercure peut aussi être appliqué à la recherche de racide sulfurique, avec lequel il occaiione im précrpité blanc cristallin , ou pulvérulent , qui devient jaune, en le lavant, à plusieurs reprises, avec de Teau bouillante.

Page 1