‹ Traité pratique d'analyse chimique, suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substance (volume 2)Chapitre 103 sur 167 · MOLYBDÈNE, MO · texte numérisé non relu

MOLYBDÈNE, MO

Le molybdène , après avoir été fondu, a une couleur blanche, argentine, et s'aplatit un peu sous l'action du marteau, avant de se briser en éclats ; mais la très-faible fusibilité dont il jouit n'a permis que très-rarement jusqu'ici de l'obtenir fondu. On se le procure plus souvent et plus facilement sous la forme d'une poudre métallique grise , qui prend du poli par la pression. Il ne changée point à Tair ; mais, quand on l'y fait rougir, il se convertit

en oxyde molybdique , et lorsque la calcination dure long-temps , il passe à l'état d^oxyde bleu , puis enfin à celui d'acide molybdique. L'acide chlorhydrique, l'acide sulfurique étendu, et même l'acide fluorhydrique ne le dissolvent point. L'acide sulfurique concentré le convertit en une masse brune, avec dégagement d'acide sulfureux. L'acide nitrique et Teau régale le dissol* vent aisément, et le convertissent en acide molybdique, quand on emploie une suffisante quantité de réactif; si Tacide nitrique est peu abondant, on n'obtient que du nitrate molybdique. A une température élevée , le molybdène décompose les vapeurs d'eau , et se convertit, avec dégagement de gaz hydrogène, d'abord en oxyde bleu , puis en acide molybdique , qui se volatilise à mesure qu'il se produit.

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Le tungstène réuni en masse est d'un gris d'acier, assez brillant, très-dur, cassant et fort pesant. La difficulté extrême que présente sa fusion fait que jusqu'ici on est parvenu rarement à le fondre. On se le procure plus aisément sous la forme d'une poudre gris de fer, qui acquiert le brillant métallique par le frottement. Il ne change point à l'air; mais, quand on l'y fait rougir, il absorbe de l'oxygène , et passe à Tétat d'acide tungstique. Ce phénomène a lieu surtout quand il est à l'état de poudre, forme sous laquelle le métal brûle presque comme de l'amadou. On n'a point encore examiné la manière dont il se comporte avec les acides, à une haute température ; il décompose l'eau, et se convertit en acide tungstique , avec dégagement de gaz hydrogène.

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