‹ Traité pratique d'analyse chimique, suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substance (volume 2)Chapitre 126 sur 167 · THORimuMy Th · texte numérisé non relu

THORimuMy Th

SeloQ Berzelius, le thorinium esl une poudre métallique pesante, d'un gris de plomb foncé. On peut le comprimer, et quand on se sert pour cela d'une agate polie, il devient gris de fer, avec le brillant métallique. GhaufTé doucement, il prend feu et brûle avec une flamme d'un éclat extraordinaire. Le dégagement de lumière qui s'opère alors fait que la masse en combustion semble no constituer qu'une flamme des plus vives. De petits grains qu'on fait tomber dans la flamme d'une lampe à esprit-de-vin brûlent avec une lueur blanche, et paraissent augmenter beaucoup de volume au moment de la combustion. La tborine, qui reste après cette dernière, est d'un blanc de neige , sans le moindre indice de fusion ni d'agglomération de ses parties.

L'eau n'oxyde le thorinium ni à froid ni à chaud. L'acide sulfurique le dissout avec une lenteur extrême, et avec d^agement de gaz hydrogène, mais finit par en opérer la dissolution complète. L'acide nitrique agit peut-être moins encore sur lui. L'acide chlorhydrique le dissout facilement, avec dégagement de gaz hydrogène; sous l'influence de la chaleur, la dissolution s'effectue rapidement. L'acide fluorhydrique l'attaque tout aussi faiblement que l'acide sulfurique. Les acides n'agissent pas sur lui , par la voie humide.

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