‹ Traité pratique d'analyse chimique, suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substance (volume 2)Chapitre 23 sur 167 · OXYDES DU NICKEL · texte numérisé non relu

OXYDES DU NICKEL

Une dissolution de carbonate ammoniacal donne, dans les dissolutions niccoliques neutres, un précipité vert-pomme de carbonate niccolique » qui se redissout dans un excès du réactif, en produisant une liqueur d'un bleu Yert,

Une dissolution de phosphate sodiqtie produit, dans les dissolutions niccoliques neutres, un précipité blanc de phosphate niccolique, qui a une teinte de vert.

Une dissolution, d'aaV^ oxalique ne détermine pas sur-le-champ de précipité dans les dissolutions niccoliques neutres; mais au bout de quelque temps il s'en forme un verdâtre d'oxalate niccolique, qui augmente beaucoup par le repos, de sorte que la liqueur qui le surnage devient presque incolore.

Une dissolution de cyanure ferroso'potamqae produit , dans les dissolutions niccoliques, un précipité blanc de cpnure ferroso^ niccolicpie , qui a une teinte de vert , et qui ne se dissout point dans Vacide chlorhydrique.

Une dissolution de cyanure ferrico'potamque donne, avec les dissolutions niccoliques, un précipité jaune vert de cyanure ferrico-niccolique , qui n'est point soluble dans l'acide chlorhydrique.

Uinfujsion de noix de galle ne trouble pas les dissolutions des sels niccoliques.

Le 9ulf hydrate ammonique détermine un précipité noir de sulfure mccoUque dans les dissolutions niccoliques neutres, et la 11^ queut qui surnage reste colorée en noir. Ce précipité n'est pas entièrement insoluble dans un excès du réactif, non plus que dans les alcalis, ce qui fait que la liqueur séparée de lui conserve une couleur foncée, provenant d'un peu de sulfure niccolique qui s'y trouve dissous.

Le 9ulfide hydrique dissous dans l'eau, ou un courant de gaas suliide hydrique, ne produit pas sur-le-champ de précipité dans les dissolutions niccoliques neutres, du moins quand l'acide du sel n'est pas du nombre des faibles. La liqueur se colore un peu en noirâtre, et au bout de quelque temps il s'y forme un précipité noir très-peu considérable de sulfure niccolique. Lorsque la dissolution est acide , elle ne se trouble point , même avec le temps. La dissolution de l'oxyde niccolique dans l'acide acétique se comporte,

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avec le sulfide hydrique liquide, comme celle de l'oxyde cobaltique dans le même acide.

Tous les sels niccoliques solubles dans Teau se décomposent lorsqu'on les fait rougir à Tair, et ensuite ils ne sont plus complètement solubles dans Teau. Le sulfate est celui de tous qu'une forte chaleur a le plus de peine à décomposer.

Les dissolutions des sels niccoliques neutres rougissent faible-ment le papier de tournesol bleu.

Les sels niccoliques insolubles dans Teau se dissolvent presque tous dans les acides , par exemple dans Tacide chlorhydrique ou dans l'acide sulfurique étendu. Lorsqu'on siirsîUure leur dissolu^ tion acide avec de l'ammoniaque, le sel ne se précipite point, parce que l'excès d'alcali le relient dissous; la dissolution, si elle n'est pas trop étendue, prend une couleur bleue, qui trahit surle-champ la présence de l'oxyde niccolique.

Au chalumeau, les sels niccoliques peuvent être reconnus à la propriété qu'ils ont, lorsqu'on les chaufie avec du borax et du sel de phosphore, à ta flamme extérieure, de leur communiquer une couleur rougeâtre, dont l'intensité diminue peu à [.eu par le refroidissement, jusqu'à ce qu'enfin elle disparaisse souvent tout-àfait. Dans le verre de borax, mais non dans celui de sel de phosphore, l'oxyde se réduit par la flamme intérieure, et le verre devient grisâtre par l'interposition d'une fine poussière de nickel métallique répandue dans sa masse. Si l'oxyde niccolique contient de l'oxyde cobal tique , la présence de ce dernier peut être reconnue par la couleur bleue de la perle. Traités par la soude sur du charbon , les sels niccoliques se réduisent en une poudre blanche , métallique et magnétique.

Les dissolutions des sels niccoliques se distinguent de celles des sels dont il a été parlé précédemment, à l'exception des dissolutions cobaltiques, par la réaction qu'elles exercent avec le sulfhydrate ammonique. On les dislingue des dissolutions cobaltiques par leur réaction avec l'ammoniaque, et par la manière dont leurs dissolutions ammoniacales se comportent avec la potasse.

Une multitude de substances organiques non volatiles, l'acide tartrîque surtout, emix>chcnt l'oxyde niccolique d*é(re précipité

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