POTASSE
n'allèrent poiat la couleur du papier bleu de tournesol « et 1^ autres bleuissent le papier rouge. Le sulfate et le nitrate , le chlorure, le bromure et l'iodure potassiques, dissous dans l'eau» appartiennent à la première catégorie ; le phosphate, Tarséniate, le borate et le carbonate, le fluorure et le sulfure potassiques font partie de la seconde.
La plupart de ceux d'entre les sels potassiques qu'on rencontre le plus fréquemment^ comme le sulfate, le nitrate et le chlo^ nirc, ne renferment pas d'eau de cristallisation, ce qui fait qu'ils ne s'efiQeurissent point à l'air. Cependant ceux des sels potassiques qui contiennent de l'eau de cristallisation ne sont pas non plus efflorescenSi On reconnaît souvent de petites quantités de ces divers sels à la forme cristalline qu'ils affectent. Le chlorure crisw lallise en cubes, le nitrate en prismes, le sulfate ordinairement en prismes réguliers à six pans » terminés par des pyramides à six faces; le carbonate ne cristallise point, ou du moinsîne le fait qn'k l'aide de certains procédés, et il (ombe en déliquescence à l'airi dont il attire avidement l'humidité.
La potasse ne forme qu'avec un fort petit nombre d'acides des sels qui soient insolubles ou très-peu solubles dans l'eau. Sa présence est souvent difficile à découvrir dans ces derniers. On ne peut ordinairement l'y reconnaître avec certitude qu'après avoir séparé Tacide de l'alcali. Mais ces combinaisons se rencontrent rarement. Elles M sont formées que par des acides très-faibles, ou par des ^des ^ui^ à Vétat ^e pi;ireté, sont insolubles ou difficiles à disr aoudre dans l'eau. Fréquemment alors il n'y a que les combinai* aras addes qui soient insolubles ou peu solubles, et les neuves n^ sont point dans le même cas. Les combinaisons da la potasse avec l'osydô uranique, l'oxyde stannique, l'oxyde antimonique, l'acide •ntimonieux, l'acide antimonique, l'aeide tellureux^ l'acide titatnique et l'acide silicique, sont dans ce cas.
Les prineipatQX réactifs dont on se sert pour découvrir la potas9a dans des dissolutions, sont le chlorure platinique et l'acide tarlrjh que; l'addô oilropicrique et l'acide oxychiorique sont moins emrployés, parce qu'on ne se les procure pas aussi aisément. Le sulfate aluminique et l'aeide silicifluorhydrique fournissent des donnée rnolua exactflSf ^t le second d'autant moins qu'avec son secours on
ne parvient pas à distinguer les seb potassiques des sels sod ques. Comme le chlorure platinique et le sulfate aluminiqi se comportent de la même manière avec les sels ammoniqu< qu'avec les sels potassiques, il faut, avant d'employer ces réa< tifs^ commencer par bien se convaincre qu'il n'y a point d'ammi niaque dans la substance qu'on veut examiner.
Lorsque la potasse ou ses sels sont combinés, dans des dissolt lions> avec beaucoup de substances organiques, les dissolutions d' cide tartrique et de chlorure platinique indiquent la présence < la potasse , même dans des liquides d'une couleur très-foncé Veut-on rechercher si une substance organique solide ou en boni lie contient de la potasse? on peut la traiter par l'eau, par l'acic chlorhydrique étendu, ou par l'acide nitrique. Mais quand la su] stance organique n'est point en trop grande quantité, il faut réduire en charbon dans un creuset de Hesse, ou mieux dans u creuset de platine, à un feu qui ne soit pas trop fort, et verser si la masse carbonisée de l'eau ou de l'acide chlorhydrique. L réactifs précédemment indiqués font ensuite découvrir la présen< de la potasse dans la dissolution filtrée.