SÉLÉNIUM, Se
Le sélénium est solide à la température ordinaire, et cassant. 11 a une cassure conchoïde et Téclat métallique. Sa couleur est noire ou d'un gris foncé. 11 est opaque. En fils minces, il est d'un rouge de rubis et translucide. Réduit en poudre très-fine, il parait d'un rouge foncé. Lorsqu'on Ta séparé sous forme de poudre
4M G0M»8 SWPLtt.
i*miB dÎMohition d'acide sélénieux, par l'acide tulfiiréu^ le m/t m d'autres moyens ^ celte pcmdre est d*OB rouge de tinuabre et TOluminelise ; si on la fait bouillir, elle derient noife et s'agglolÎAe. La pesanteur spécifique du sélénium est de i^as.
Quand on chauffe le sélénium , il commeni^ par se ramollir, {Mis il deyient tisqueui, et ensuite il entre en fusion. Si on le cÉauife arec phis de force encore , et autant que possible à Tabri du contact de l'air, il bout et se Ti>latilise. Le gaz a une couleur Jaune, qui est moini foncée i{tic celle du soufre gaaeuii A l'air^ M ptandfc» qilalid on l'approche d'un corps en cotnbustion, et brûle atec une ftimme bleue. Pendant qu'on le chauffe, en quelque pe^ tite quantité qu'il soit, il exhale une odeur très-caractéristique de lilfert pourri. Cette odeur le fait aisément reconnaître. Lorsqu'on ie chauffe à l'air, sans aller jusqu'à le foife rougir, il forme «eule^ Itient une fumée rouge, qui est Composée de sélénium puWérulent; mais l'odeur de raifort ne se développe qu'à une chaleur plul ftnrte.
L^acide nitHqtle et l'eau régale oxydent et dissolvent le séJé^ dium avec un peu de peine , il est vrai, mais beaucoup plus aisé» itient toutefois que le soufre ; dans les deux cas , il ne se forme que de l'acide sélénieux, et aucune trace d'acide sélénique.Le séléniuih n'est point soluble dans l'acide chlorhydtique. Lorsqu'on fait paé^ ser un courant de gaz chlore sur du sélénium échauffé^ on obti^ Iant6t du chlorure sélénieux liquide, et tantôt, û le chlore gazeux est plus abondant, du chloride sélénieux solide. Le sélé* tiium se dissout, mais plus difficilement que le soufre, dans une dissolution de potasse pure avec laquelle on le chauflfe. Si l'on fait bouillir le sulfide sélénieux avec une dissolution de potasse, le sou* fre est d'abord dissous , et si la potasse ne se trouve pas en quantité suffisante , il reste du sélénium pur. Quand on fond le sélénium avec un nitrate d'alcali fixe , il se produit du séléniate alcalin.
6> ràO^HOAE, P.
le phosphore est solide à la température ordinaire, de couleur Uatiche, translucide, flexible comme de la cire, et plus pesant que Ymk. Sa pesantemr spécifique est de i,T7, U entre en fusion dés
CORM SIMPLES. 481
4lfê la elialetlt s'élèYe à + 35^, et par conséquent lorsqu'on rerse dessus de Feau ôbaude. Dans des vaisseaux clos, il peut, à une température plus élevée, se volatiliser et être distillée Sdn gds est ÛMolore.
A Faîr, le pbo8{AK)re s'enflamme ttés^aisément^ et il suiBt sou^ veut d'un frottement léget poui* tek. En été^ lorsque la tèmpéira-» ture est un peu élevée, il prend (eu quelquefob de luî-mème à Tair^ surtout lorsqu^l est placé sur des corps hérissés d'inégalités , eenime sur du paf»er gris grossier ; en hiver mème^ il suiBt de cir* constances légères^ et soment imprévues^ pour Tenflammer. Il btAle avec uiié flamme intehse, et en répandant une épaisse fumée Manche. Il luit dans l'obscurité; cette propriété devient plus ptcH Édneée lorsqu'il est plongé dans de Taeide nitrique^ de manière à dépasser un peu le niveau de la lîqueuif i A Tair, îl eihale des ta^ peurs blanches.
L'acide nitrique et Feau régale le dissolvent plus aisément que le soufre et le convertissent en aâde phosphorique. Lorsqu^on fait digérer ou bouillir pendant long-temps une grande quantité de fkÊmfimte dans moins d'acide nitrique qu'il n'etl faut pour Totydfer eofaiplëtement, on obtient de l'acide phosphoreux, avec de l'adde phosphorique. Le phosphore est insoluble dans l'acide cblor-* %ârique. Quand, après l'avoir ehaufié, on l'expose à un courant de chlore gazeux, il y brûle, et se convertit en chloride phosphorique sdide, ou en chloride phosphoreux liquide, suivant la quan-tité de chlore qu'on emploie. Le phosphore se dissout dans une dissolution de potasse pure, avec dégagement de gaz phosphore trihydrique ; la dissolution contient ensuite du phosphate et de l'hypophosphite potassiques. Cependant, lorsqu'après la dissolulibn complète du phosphore, on fait encore bouillir pendant longtemps le tout dans un excès de potasse, la liqueur finit par ne plus eentenir que du phosphate potassique ; car, sous Tinfluenee de l'excès de potasse , l'acide de l'hypophosphite se tranrforme en aeidë phosphorique, avec dégagemrat de gaz hydrogène.
Les combinaisons du phosphore avec les métaux, appelées plws^ phntH inéuUliques^ sont encore peu connues. Celle avec le potassium donne, quand on la traite par l'eau ^ du gaz.j^osfdiure tri* hydrique et de Thypophosphite potassique. Les phocfhures de (^
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cium et de buriutn se comportent de la même fnatuèré ^ue ceM de potassium, quand ils sont mêlés avec du phosphate calcique ou du phosphate barytique : on les obtient dans cet état en traitant les terres échauffées par du phosphore. Si Ton fait bouillir ces cooh binaisons avec de Teau, il se dégage du gaz phosphure trihydrique, et il se dissout dans la liqueur de Thypophosphite calcique ou barytique , tandis que du phosphate calcique ou barytique reste sans se dissoudre. Mais les combinaisons du phosphore avec les métaux proprement dits se comportent d^une toute autre manière. Cependant on n^a encore examiné qu'un petit nombre de ces composés. La combinaison du phosphore avec le fer est insoluble dans l'acide dilorhydrique ; elle ne se dissout que dans Pacide nitrique et dans l^eau régale, opération pendant laquelle le phosphore se convertit entièrement en acide phosphorique. Les phos^hures de cuivre, de nickel et de cobalt -se comportent de même.