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l’atome 855, 840.
POUR DÉTERMINER LE POIDS DES GAZ d’APRÈS LEUR VOLUME. '
La Table suivante indique combien looo, 2000, etc., centimètres cubes des différens gaz pèsent en grammes à o® G. , le baromètre étant à 0,76 mètre. Lorsque la température et l’élévation du baromètre sont différentes , les calculs s’établissent d’après les méthodes qui ont été indiquées p. 54 1.
La première colonne renferme les noms des gaz. Dans la seconde, il a été ajouté , à chaque gaz composé, l’indication du nombre de volumes de ses composans qui sont nécessaires pour produire un volume de ce gaz.
Lorsque , dans une expérience, on a déterminé quantitativement le volume d’un gaz à un certain nombre de centimètres cubes, on peut aisément , avec le secours de cette Table, trouver le poids du gaz en grammes, de la meme manière que, dans les cas où il s’agit de corps non gazeux , les Tables précédentes servent à faire découvrir , d’après le poids d’une substance qui a été trouvée , celui d’une autre substance qu’on cherche.
Les rapports de condensation qui ont été ajoutés permettent de voir aisément quel volume un volume de gaz, soit composé, soit simple, lorsqu’il vient à changer dans la combinaison, donne du gaz dans lequel il se convertit.
Ainsi , par exemple , on voit , d’après la Table , qu’un volume de gaz sulfide hydrique est composé d’un demi-volume de vapeur de soufre et d’un volume de gaz hydrogène. Si au moyen d’un réactif, par exemple d’un métal , on enlève le soufre d’un volume de gaz sulfide hydrique , il reste un volume de gaz hydrogène. Le vo-
lume du gaz ne change donc pas , quand on dépouille le gaz sulfide hydrique de son soufre.
La Table fait voir qu’un volume de gaz chloride hydrique résulte d’un demi- volume de chlore gazeux et d’un demi- volume de gaz hydrogène. Si donc on enlève le chlore à ce gaz , il en reste la moitié de son volume, qui se compose de gaz hydrogène.
On verra de même que, quand on enlève au gaz phosphure trihydrique tout le phosphore qu’il contient, un volume de ce gaz laisse pour résidu un volume et demi de gaz hydrogène.
La Table montre également qu’un volume de gaz carbure tétrahydrique résulte d’un demi-volume de vapeur de carbone et de deux volumes d’hydrogène. Si l’on veut le convertir en eau et en acide carbonique, par la combustion au moyen du gaz oxigène , afin de déterminer, d’après le volume de l’acide carbonique obtenu , la quantité de carbone contenue dans le gaz, on reconnaît, le gaz acide carbonique étant composé d’un demi-volume de' vapeur de carbone et d’un volume d’oxigène condensés tous deux en ün seul volume, etdeux volumes d’hydrogène exigeant un volume d’oxigène pour brûler, que deux volumes de gaz oxigène sont nécessaires pour opérer la combustion d’un volume de gaz carbure tétrahydrique , et que le gaz acide carbonique qui résulte de l’expérience a le même volume que le gaz carbure tétrahydrique sur lequel on a opéré.
Enfin on voit dans la Table que le gaz carbure dihydrique exige un volume triple du sien de gaz oxigène pour brûler, et qu’il donne un volume double du sien de gaz acide carbonique.
Dans la dernière Table, la pesanteur spécifique calculée d un volume de chaque gaz est comparée au poids tant d’un volume d’air atmosphérique que d’un volume de gaz hydrogène , pris pour unités.
Les nombres inscrits dans ces tables sont tirés des Annales de Poggendorft’, où l’on trouvera l’indication des expériences d’après lesquelles ils ont été calculés.
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