‹ Traité pratique d'analyse chimique, suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substance (volume 3)Chapitre 20 sur 115 · CALCIUM · texte numérisé non relu

CALCIUM

le rougit dans un creuset de platine. 11 se manifeste, pendant l’opération, une faible flamme bleue, due à du gaz oxide carbonique qui s’est produit : la masse prend une teinte grisâtre, cependant elle redevient presque blanche lorsqu’on la fait rougir plus fortement. L’oxalaie calcique se trouve alors converti en carbonate calcique qui , si l’on n’a point employé une chaleur trop forte, n’a pas perdu d*acide carbonique. Mais comme il se peut aisément faire que la chaleur ait été assez intense pour dégager un peu d’acide carbonique , il faut , après la calcination , peser le carbonate calcique, puis l’humecter uniformément, dans le creuset de platine , avec quelques gouttes d’une dissolution concentrée de carbonate ammoniacal, le sécher ensuite, et le peser de nouveau, après l’avoir fait rougir très-faiblement. Si les deux pesées s’accordent ensemble , il ne s’était point dégagé d’acide carbonique pendant la première calcination-, si , à la seconde pesée, on trouve que le poids a augmenté , il est très-probable que cet excès de poids provient d’acide carbonique qui s’est ajouté à la combinaison ; cependant il peut dépendre aussi de ce que, pendant la seconde calcination faible qu’on a fait subir à cette dernière, l’opération a été conduite avec trop de rapidité pour permettre à l’eau de la dissolution du carbonate ammoniacal de se dissiper en totalité. C’est pourquoi il est bon , après la seconde pesée , de chauffer encore une fois le carbonate calcique, et de le peser ensuite. Si la seconde etla troisième pesées s’accordent l’une avec l*autre, on peut être certain d’avoir le poids exact du carbonate calcique. Le poids du carbonate calcique ainsi obtenu sert à calculer la quantité de la chaux.

Une autre méthode de précipiter la chaux est celle-ci : On ajoute à la dissolution étendue de cette terre du carbonate ammoniacal , qui précipite du carbonate calcique. Avant de faire servir la dissolution du carbonate ammoniacal à CCI usage, il faut la mêler avec un peu d’ammo- 11. " a

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nîaquepiire. Après la précipitation , on laisse le tout digérer, pendant unlaps de temps assez long, dansun endroit chaud, et on ne filtre que quand le précipité s’est complètement déposé. Après avoir séché le carbonate calcique ainsi obtenu, on le fait rougir très-faiblement, ou seulement on se contente de le chauffer avec force, pour le débarrasser de toute humidité , et on le pèse.

Les deux méthodes dont il vient d’être question ne sont point applicables quand la chaux se trouve unie à de l’acide phosphorique ou à un autre acide avec lequel elle forme une combinaison , insoluble dans l’eau , qui est tenue en dissolution dans une liqueur acide.

Manière de séparer la chaux de la stronliane, — Pour séparer la chaux de la strontiane, on emploie, d’après Stromeyer, la méthode suivante : on cherche à précipiter les deux terres sous la forme de carbonate, qu’on lave bien 5 on verse ensuite un peu d’eau dessus, et on ajoute peu à peu assez d’acide nitrique pour les dissoudre. Mais, afin d’obtenir une dissolution aussi complètement neutre que possible , ce qui est d’une nécessité absolue, on ne doit , sur la fin , ajouter l’acide nitrique qu’avec une grande circonspection , et il convient même , dans le dernier moment , de chauffer la liqueur, avant d’y verser une nouvelle quantité d’acide , jusqu’à ce que celuici n’exerce plus aucune action : car lorsque la dissolution approche du terme de la neutralité, et qu’elle n’est pas fort étendue, les terres ne se dissolvent plus à froid de manière à donner une dissolution parfaitement neutre. Gn évapo/e ensuite la liqueur jusqu’à siccité, dans une bouteille susceptible d’être bien bouchée, et des cpie le résidu est sec , on bouche sur le-cliamp la bouteille. Lorsque la masse saline est refroidie, on verse dessus le double à peu près de son volume d’alcool absolu, on rebouche de suite la bouteille, et on la remue souvent, mais en éviiaut avec soin l’emploi de la chaleur. Le ni-

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