‹ Traité pratique d'analyse chimique, suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substance (volume 3)Chapitre 29 sur 115 · XII. CÉRIUM · texte numérisé non relu

XII. CÉRIUM

Délèrmination du cérium et de ses oxides, oxides

du cérium peuvent être précipités de leurs dissolutions par rammoriiaque pure. Mais il vaut encore mieux se servir pour cela d’une dissolution de potasse pure, attendu que , d’après Berzelius , l’ammoniaque ne précipite guère que des sous-sels. On sècbe le précipité , on le fait rougir et on le pèse. Après la calcination, il n’est composé que d’oxide cérique , lors même que de l’oxide céreux le constituait avant cette opération. Loi squ’il n’existe que de l’oxide céreux dans la substance qu’on analyse , on doit en calculer la cjuantilé d’après celle de l’oxide cérique qu’on obtient.

CÉRIUM.

Manière de séparer les oxides du cérium de l'yttria. — • Suivant Berzelius, on emploie, pour séparer les oxides du cérium deFytlria, avec laquelle ils sont très-souvent mêlés, un procédé semblable à celui qui peut servir pour séparer la thorine de plusieurs substances. A la dissolution contenant l’yttria et les oxides du cérium , ou seulement l’un d’eux , qu’elle soit acide ou neutre , on ajoute un croûte de sulfate potassique cristallisé. Le mieux , dans ce cas , est que la croûte saline dépasse un peu le niveau de la liqueur , afin que toutes les parties de celle-ci puissent être saturées de sulfate potassique. Les oxides du cérium et l’yttria ont la propriété de produire des sels doubles en se combinant avec la potasse et l’acide sulfurique^ mais, parmi ces sels doubles, celui qui résulte del’yltria est soluble, tandis que ceux auxquels les oxides du cérium donnent naissance , sont insolubles dans une dissolution saturée de sulfate potassique. Le précipité déterminé par les oxides du cérium est pulvérulent ; il a une couleur blanche quand il contient de l’oxide céreux, et une couleur citrine lorsqu’il contient de l’oxide cérique. On lui laisse le temps de se réunir, et on le recueille sur un filtre au bout de vingt-quatre heures , cjuand la dissolution est saturée de Sulfate potassique ; ensuite on le lave avec une dissolution concentrée de ce dernier sel. Après quoi on le dissout dans de l’eau bouillante , et l’on précipite la dissolution par une dissolution de potasse pure , mise en assez grand excès , avec laquelle on la laisse digérer à chaud; si l’on néglige cette précaution , on court le risque C[ue le précipité contienne des sous-sels. Après avoir lavé ce précipité, on le fait rougir, ce qui lui donne une teinte brune de canellé, et le convertit complètement en oxide cérique , s’il contenait auparavant de l’oxide céreux. La liqueur de laquelle les oxides du cérium ont été séparés , contient alors du sulfate yttrico-potassique ; on en précipite i’ytlria par le moyen de la dissolution de potasse.

4B TUAlTE dVnALYSE CHIMIQUE.

Manière de séparer les oxides du cérium dès terres et des alcalis. — On sépare les oxides du cérium de la glucine , de raluraiiie , de la magnésie , de la chaux , de la stronliaiie , de la baryte et des alcalis fixes, par le même procédé que celui auquel on a recours pour séparer Tyttria de ces subs lances.

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