XX. PLOMB
Détermination du plonih et de Voxide pïomhique. — r* L’oxalate ammonique est le meilleur réactif pour préci* ter l’oxide plombique de ses dissolutions. îl faut alors , cornme pour la précipitation de la cliaux, que la dissolution soit ou neutre ou faiblement ammoniacale. Après avoir lavé et séché l’oxalate plombique, on le fait rougir dans un petit creuset de platine taré et non couvert : il se convertit par Là en oxide plombique, dont on détermine le poids, qui sert à calculer la quantité du plomb, lorsque ce» lui-ci existait à l’état métallique dans la combinaison. Si’, comme on a coutume de le faire pour d’autres précipités, on brûlait le filtre sur lequel a été réuni l’oxalate plombique , le charbon du papier pourrait réduire un peùi d’oxide plombique. C’est pourquoi il faut détacher, autant que possible, l’oxide plombique du filtre, et brûlep. celui-ci à part , pour le réduire en cendre ; avant de pe-» ser, on ajoute cette cendre au précipité calciné. Le mieux est de brûler le filtre dans le creuset de platine, avant d’yi faire rougir l’oxidc.'Il faut observer aussi la meme précaution îorsqu’on-a d’autres précipités de plomb, lé suL fate plombique excepté, à calciner : l’opération doit toujours être faite, quand la chose est praticable, dans
ii6 tFcAtté d’anAlyse chimique.
de petits creusets eu porcelaine très-minces, sur la lampe à esprit de vin à double courant d’air.
On peut aussi précipiter l’oxide plombîque parle moyen du carbonate ammoniacal ; mais alors il est nécessaire de cbauH’er la liqueur. Si le carbonate ammoniacal qu’on emploie contient beaucoup de bicarbonate, il est bon d’ajouter un peu d’ammoniaque pure, parce que, sans cette précaution , l’oxide plornbique ne se précipiterait pas corapléiement , et eru’il en resterait dans la dissolution des traces, qui cependant seraient extrêmement faibles. Le carbonate plombiqne obtenu de cette manière est rougi dans un creuset de porcelaine , comme i’oxalate plombique, ce qui lui enlève son acide carbonique et le convertit en oxide plornbique, dont on détermine le poids.
Yeut-on déterminer l’oxide plornbique comme sulfate, il est nécessaire , après avoir ajouté de l’acide sulfurique à la dissolution , de l’évaporer jusqu’à slecité, et de cbauftér le résidu dans un creuset de platine juscju’à ce c|ue l’acide sulfurique excédant soit dissipé. On pèse ensuite le sulfate plombicjue. Il faut éviter l'accès de l’air pendant la calcination , surtout lorsqu’elle dure longtemps, parce que, sans cette précaution, une très-petite quantité de sulfate plornbique pourrait se volatiser. La calcination peut avoir lieu dans un creuset de platine.
Détermination des suroxides de /?Zo77z^.-— Les suroxides de plomb peuvent être convertis en oxide plornbique par la calcination. S’ils se trouvent contenus dans des Substances qu’on» ne doive pas calciner/on peut les convertir en chlorure plornbique, en faisant cbauffer pendant long-temps ces dernières avec de l’acide bvdroclilorique^ il se dégage alors du chlore gazeux. Le chlorure plornbique peut être ensuite dissous à l’aide d’une grande quantité d’eau, quand les circonstances permettent de recourir à ce moyen pour séparer le plomb d’autres substances. a . Manière de séparer V oxide plomhique de V oxide cad-