PREFACE
Les conditions quon peut exiger dans un manuel de chimie analytique sont si multipliées, qu’en travaillant au mien, il m’a paru difficile de les remplir toutes. Aussi n’ai-je eu principalement en vue que de faire un livre pouvant servir de guide à ceux qui possèdent déjà des connaissances suffisantes en chimie.
Le premier volume contient une exposition de la marche qu’on doit suivre dans les analyses qualitatives. Je n’y ai parlé que des moyens de reconnaître les substances qui se rencontrent le plus fréquemment, non seulement parce qu’elles offrent davantage d’intérêt que celles qui sont rares, mais encore et surtout parce que la description des procédés auxquels il faut recourir aurait été beaucoup trop embrouillée si j’avais supposé, dans les combinaisons à examiner, l’existence simultanée de tous les principes suscepti-
vj PRÉFACE.
blés de s’y trouver. Quiconque sera suffisamment exercé aux analyses qualitatives des corps qu’on rencontre le plus ordinairement, pourra découvrir aussi sans difficulté ceux qui sont peu communs, en dirigeant son attention sur eux, la manière dont ces dernières substances se comportent avec les réactifs étant indiquée dans les manuels de chimie, notamment dans le traité de Berzelius.
Le second volume trace la marche à suivre dans les analyses quantitatives. Chaque corps simple , l’oxigène excepté, y forme un chapitre à part. Dans chacun de ces chapitres je décris d’abord la détermination quantitative du corps simple et de ses combinaisons avec l’oxigène , puis j’indique les moyens à l’aide desquels on peut le séparer, lui et ses combinaisons, de tous ceux dont il a été question dans les chapitres précédens. Je commence par les corps simples qui produisent des bases en s’unissant avec l’oxigène; viennent ensuite ceux qui, dans leurs combinaisons, manifestent les propriétés des acides. Cet ordre m’a paru le plus convenable, afin que l’on pût promptement, et sans trop de difficultés, trouver la marche qu’il faut suivre dans un cas donné d’analyse. 11 n’v a qu’un petit nombre de circonstances où je me sois écarté de ce plan , pour éviter des répétitions. En l’adoptant, il m’a été possible de faire entrer les analyses de tous les minéraux silicifères dans le chapitre du silicium, celles de toutes les combinaisons de soufre, simples et composées, naturelles et factices, dans le chapitre du soufre , et celles de de presque tous les gaz dans le chapitre de l’hydro-