‹ Traité pratique d'analyse chimique, suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substance (volume 4)Chapitre 83 sur 122 · OSMIUM · texte numérisé non relu

OSMIUM

L’osmium , à Fétat compact , a l’éclat métallique. Ordinairement on ne l’obtient que sous la forme d’une poudre poreuse, et alors il est noir , sans éclat métallique, quoiqu’il l’acquière par la pression avec un corps dur. Sa pesanteur spécifique est moindre que celle de l’argent. Il ne subit aucun changement lorsqu’on le cliauffe dans des vaisseaux clos*, mais dès qu’on le cliauffe à Fair, il se convertit aisément en acide osmique , et répand alors l’odeur désagréable qui caractérise cet acide. Quand il est très-divisé, on peut l’allumer à Fair , et il brûle en continuant à rougir. Ce phénomène n’a point lieu, suivant Bcrzelius, quand le métal présente plus de cohérence, et l’osmium cesse alors de brûler dès qu’on' le retire du feu. Il ne s’oxide point à la température ordinaire de Fair. À celle même de 100 degrés, il ne répand point encore l’odeur caractéristique de l’acide osmique.

£ L’acide nitrique dissout l’osmium , après l’avoir converti en acide osmique 5 mais la dissolution ne s’opère qu’avec

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lenteur. Lorsqu’on chauffe la liqueur, les deux corps sevolatilisentensemble. L’eau régale dissoutl’osmium avec plus de facilité ; maisce n’est là vraisemblablement qu’un résultat de la concentration plus grande de l’acide, puisqu’il ne se forme que de l’acide osmique et point de chlorure osmique. De tous les réactifs, l’acide nitrique fumant est celui qui dissout le mieux l’osmium, surtout à chaud. Cependant , lorsque ce métal a subi l’action d’une trèshaute température dans des vaisseaux clos , les acides cessent de pouvoir le dissoudre. Pour le rendre de nouveau soluble , il faut le fondre avec du nitrate potassique, dans une cornueen porcelaine, garnie d’un récipient d’où part un tube qui va plonger dans de l’ammoniaque étendue. On doit chauffer peu à peu cette cornue jusqu’au rougeblanc. Une partie de l’acide osmique qui se forme alors se volatilise, et elle est dissoute par l’ammoniaque,* une autre se combine avec la potasse et reste dans la cornue. En dissolvant le résidu dans l’eau, et versant de l’acide hvdrochlorique ou de l’acide nitrique dans la liqueur, on peut obtenir l’acide osmique par la distillation. Lorsqu’on fait passer du chlore gazeux sur de l'osmium, celui-ci ne change point à la température ordinaire } mais quand on chauffe le métal, une partie se convertit en chlorure osmieux vert, et une autre en chlorure osmique rouge. Ces deux chlorures sont volatils, cependant le second l’est plus que le premier.

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