‹ Traité pratique d'analyse chimique, suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substance (volume 4)Chapitre 90 sur 122 · NICKEL · texte numérisé non relu

NICKEL

Le nickel métallique a, dans l’état fondu, une couleur blanche argentine, qui tire un peu sur le gris, et un éclat métallique très-prononcé. A l’état de division extrême dans lequel on l’obtient en réduisant l’oxide par le moyen du gaz hydrogène, ou en faisant rougir l’oxalate niceolique, il est d’un gris noir. Ce métal a une très-grande dureté, il est malléable et très-peu fusible. 11 se distingue delà plupart des métaux en ce qu’il peut devenir magnétique, et conserve le magnétisme qui lui a été communiqué.

CORPS SIMPLES

A la température ordinaire, l’air atmosphérique ne lui fait éprouver aucune altération. Lorsqu’on le fait rougira l’air, il s’oxide. Cependant l’oxide niccolique est susceptible de se réduire, sans nulle addition , à une température fort élevée.

L’acide hydrochîorique qui n’est point trop étendu dissout le nickel , surtout avec le secours de la chaleur, en donnant lien à un dégagement de gaz hydrogène; ce* pendant la dissolution ne s’opère qu’avec lenteur; elle contient du chlorure niccolique. Le nickel se dissout aisément dans l’acide nitrique. L’acide sulfurique étendu le dissout à chaud, avec dégagement de gaz hydrogène, mais cependant avec un peu de difficulté. Les dissolutions du nickel dans des acides , meme dans l’eau régale, contiennent de l’oxide niccolique. Lorsqu’on chauffe du nickel très-divisé dans une atmosphère de chlore gazeux, il se manifeste une vive ignition , et se produit du chlorure niccolique. Celui-ci forme des paillettes cristallines jaunes , qui sont molles et comme micacées au toucher, et qui d’abord paraissent être insolubles dans l’eau ; mais lorsqu’elles sont restées exposées à l’air pendant long- temps, elles deviennent vertes, et alors elles se dissolvent dans beau.

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