ZISC
La couleur du zinc est blanche, avec une teinte de bleuâtre. Ce métal a beaucoup d’éclat , et une texture lamelleuse. Il est un peu flexible , et se laisse même réduire en lames minces, surtout lorsqu’il est très-pur. Le zinc ordinaire et impur qu’on trouve dans le commerce n’est flexible et laminable qu’à une température élevée, qui ne doit cependant dépasser qu’un peu le point d’ébullition de l’eau. A une température plus haute encore, de même aussi qu’à froid, le zinc est cassant. Il entre en fusion à 36o° , bout à la chaleur du rouge blanc, et peut alors être distillé. Lorsqu’on le laisse à l’air, sous la températureordinaire, il se couvre d’une pelliculegrised’oxide zincique. Quand on l’humecte avec de l’eau, en l’exposant au contact de l’air, il se convertit au bout de quoique temps en oxide gris, dont la formation s’accompagne d’un dégagement de gaz hydrogène. À une températureplusélevée , et toujours à l’air, il brûle avec une flamme éblouissante, d’un b!eu tirant sur le verdâtre, et en répandant une épaisse fumée blanche d’oxide zincique.
CORPS SIMPLES
Le zinc se dissout aisément dans l’acide liydrochlorique, meme à la température ordinaire, en dégageant beaucoup de gaz hydrogène. L’acide nitrique en opère aussi la dissolution avec facilité. L’acide sulfurique le dissout , même à iroid , d’une manière assez prompte et en donnant lieu à un dégagement de gaz hydrogène. La même chose arrive avec presque tous les acides solubles dans l’eau , quand ils ne sont pas trop étendus. Les dissolutions même de la potasse pure et de l’ammoniaque dissolvent le zinc métallique d’une manière lente et au milieu d’un dégagement de gaz hydrogène. Toutes ses dissolutions contiennent de l’oxide ou du chlorure zincique. Le zinc du commerce est plus facilement dissous par tous les réactifs que le zinc pur et distillé. Ce métal , chauffé dans une atmosphère de chlore gazeux, se convertit en chlorure zincique, qui est volatil à une température assez élevée.
4o. FER.
Le fer est d’un gris clair. A l’état de pureté parfaite, sa couleur est presque blanche. Sa combinaison avec le carbone (fonte) en a une tantôt plus et tantôt moins foncée ; celle avec une petite quantité de carbone (acier) est plus claire que le fer ordinaire et presque pur (fer en barres), qui ne contient qu’une proportion extrêmement faible de carbone. Le fer a beaucoup d'éclat. Il est dur et malléable. L’acier est encore plus dur que le fer, surtout quand, après l’avoir chauffé, on le fait refroidir rapidement. La fonte est dure et cassante, principalement celle qui a une teinte blanche, car la fonte grise est moins cassante. Toutes les espèces de fer sont attirées par l’aimant. Cependant il n’y a que l’acier, à proprement parler, qui conserve long-temps le magnétisme. Cette propriété distingue le fer de tous les autres métaux, à l’exceptlen du nickel et du cobalt. Le fer est très-difficile à
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fondre : l’acier est plus fusible que le fer en barres, et la fonte plus que l’acier. A la température ordinaire, l’air n’exerce aucune action sur le fer, lorsqu’il est sec*, mais dans un airhumide tous les fers se couvrent d’hydrate ferrique (rouille). Lorsqu’on fait rougir ce métal à l’air, il s’oxîde également, et se couvre d’une couche qui résulte de combinaisons d’oxide ferreux et d’oxide ferrique. Quand on le chauffe jusqu’au rouge blanc , soit à l’air, soit dans du gazoxigène, il brûle en lançant des étincelles; le fer brûlé est alors fondu , et consiste également en un mélange d’oxides ferreux et ferrique.
Le fer se dissout aisément dans l’acide hydrochîorique , en donnant lieu à un dégagement de gaz hydrogène : la dissolution contient du chlorure ferreux. Les fers chargés de carbone dégagent, quand on les traits par l’acide hydrochlorique, un gaz hydrogène qui exhale une odeur désagréable : il reste aussi, après la dissolution de ces fers, un résidu brun , charbonneux. L’acide nitrique dissout aisément toutes les espèces de fer. Quand on dissout du fer dans de l’acide nitrique froid et étendu, la dissolution contient de l’oxide ferreux; lorsqcKiu contraire on le dissout à chaud dans l'acide, cette dernière ne contient que de l’oxide ferrique. Après que les fers chargés de carbone se sont dissous dans l’acide nitiique, il reste une substance brune et molle; dans ce cas, pendant la dissolution , outre du gaz oxide nitrique, il se dégage aussi du gaz acide carbonique. L’acide sulfurique concentré qu’on chauffe avec du fer , le convertit en sulfate ferrique , au milieu d’un dégagement d’acide sulfureux. Le fer se dissout aisément dans l’acide sulfurique étendu, et. du gaz hydrogène se dégage pendant la réaction : la dissolution contient de l’oxide ferreux. Lorsqu’on dissout des fers chargés de carbone dans de l’acide sulfurique étendu, il se dégage un gaz hydrogène fétide, et il reste un résidu noir. Presque tous les autres acides solubles dans l’eau se com-
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portent de même que l’acide sulfurique e'tendu. Le résidu que les fers chargés de carbone laissent après avoir été traités parles acides , contient souvent de l’acide silicique. Quand on fait passer un courant de chlore gazeux sur du fer échauffé, si le chlore est en. suffisante quantité , le métal se convertit en chlorure ferrique, susceptible d’être sublimé.
4t. manganèse.
Le manganèse, à letat métallique, est d’un blanc gris, et n’a pas beaucoup d’éclat. Il est cassant, pulvérisabîe, moins dur que la fonte de fer, et très-difficile à fondre. Exposé à l’air, il s’y oxide déjà à la température ordinaire, et tombe en poudre noire. Dans l’eau, il s’oxide , en dégageant du gaz hydrogène. Les acides aqueux le dissolvent rapidement et avec dégagement de gaz hydrogène : la dissolution contient de l’oxide manganeux, ou, si l’on a opéré avec l’acide bydrochlorique, du chlorure manganeux. 11 n’y a que l’acide nitrique qui, en dissolvant le manganèse , dégage , non du gaz hydrogène , mais du gaz nitrogène; la dissolution contient de l’oxide manganeux,