ALUMINIUM
L’aluminium ressemble , d’après W oehler , qui l’a réduit le premier, au platine pulvérulent; il acquiert aisément un éclat métallique parfait, et une couleur bîan- L 9.6
402 traité d’analyse chimique
clie d’étain, lorsqu’on le frotte avec le brunissoir. Î1 ne fond pis et ne s’agglutine meme point à une chaleur qui fait entrer la fonte de fer en fusion. Quand on le chauffe à i’air jusqu’au rouge , il prend feu , brûle avec un grand éclat , et se convertit en alumine blanche et dure. Dans le gaz oxigène il brûle en répandant une clarté que les yeux ont beaucoup de peine à supporter. L’eau ne l’oxide pointa la température ordinaire; maisà la chaleur de l’ébullition, il s’y oxide lentement et avec faible dégagement de gaz hydrogène. A la température ordinaire il résisteà l’action desacides nitrique et sulfurique concentrés; mais pour peu qu’on le fasse chauffer avec ces acides , sa dissolution s’effectue d’une manière violente. Les acides étendus le dissolvent rapidement et avec dégagement de gaz hydrogène. L’aluminium se comporte de même envers les dissolutions des alcalis fixes, même lorsqu’elles sont assez étendues. L’ammoniaque le dissout également, en dégageant du gaz hydrogène: cet alcali contient alors une assez grande quantité d’alumine, qui, en toute autre circonstance, ne se laisse point dissoudre par lui.