‹ Traité pratique d'analyse chimique suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substanceChapitre 34 sur 133 · BISMUTH. Ï · texte numérisé non relu

BISMUTH. Ï

l'acide acétique, et on plonge dans leur dissolution une lame de plomb pur, dont on a déterminé le poids; cette lame doit être entièrement recouverte par la liqueur. On bouche le vase, et on abandonne l'expérience à elle-même pendant quelques heures. Le plomb précipite le bismuth sous forme métallique. Quand tout est précipité, on retire la lame de plomb, on la lave, on la sèche, et on la pèse. On recueille le bismuth sur un filtre, on le lave avec de l'eau distillée qu'on a fait bouillir et qui a refroidi à l'abri du contact de l'air; puis, après avoir dissous ce métal dans l'acide nitrique, on le dose à l'état d'oxyde. On traite ensuite la dissolution de plomb par du carbonate ammoniacal, on lave, on calcine et on pèse l'oxyde qui reste. La perte de poids du plomb métallique employé fait connaître combien d'oxyde plombique on a à soustraire du poids total d'oxyde plombique qu'on a obtenu. E. P.]

Manière de séparer t'oxyde bismuthique de l'oxyde caHmique. — On ne connaît point encore de méthode exacte pour séparer l'oxyde cadmique de l'oxyde bismuthique. On pourrait se servir de l'ammoniaque, qui dissout aisément l'oxyde cadmique, sans attaquer l'oxyde bismut

[M. Persoz sépare ces deux oxydes en les dissolvant tous deux dans un acide , et en ajoutant à la dissolution de l'acide paraphosphorique et un excès d'ammoniaque; le paraphosphate bismuthique est insoluble dans l'ammoniaque ; on le sépare par filtralion. E. P.]

Manière de séparer l'oxyde bismuthique des oxydes du nickel, du cobalt, du zinc, du fer et du manganèse, des terres et des alcalis. — L'oxyde bismuthique est séparable par le gaz su I fit le hydrique de tous les oxydes que ce réactif ne précipite point d'une dissolution acide. Cependant il faut avoir soin d'étendre avec de l'eau la dissolution de l'oxyde bismuthique, quand on se propose d'en précipiter du sulfure de bismulh à l'aide du gaz sulGde hydrique. Mais comme la dissolution avec de l'eau rend les dilutions bismuihiques laiteuses, on doit commencer par ajouter de l'acide acétU que à la liqueur, ce qui l'empêche de se troubler ensuite quart*}

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on y verse de l'eau. Celte addition faite, on dirige un courant de gaz sulfide hydrique à travers le liquide. Quant au sulfure de bismuth qui se précipite, on le décompose, à l'aide de l'acide nitrique, par la méthode qui a été indiquée piécédemment, après quoi on précipite l'oxyde de la dissolution nitrique par le moyen du carbonate ammoniacal.

C'est par celte méthode qu'on sépare l'oxyde bismulhique des oxydes de nickel, de cobalt, de zinc, de fer et de manganèse, ainsi que des terres et des alcalis. Les substances qui se trouvaient combinées avec lui sont ensuite dégagées de la liqueur qu'on a séparée du sulfure de bismuth par la filtration. Cependant lorsque ces sublances ne sont pas précipitables par le carbonate ammoniacal, comme il arrive aux alcalis fixes, on n'a pas besoin d'employer le gaz sulfide hydrique aûn d'opérer la séparation, et il suffit de recourir à une dissolution de carbonate ammoniacal pour les dégager de l'oxyde bismulhique.

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