‹ Traité pratique d'analyse chimique suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substanceChapitre 5 sur 133 · DU SODIUM · texte numérisé non relu

DU SODIUM

Détermination du sodium et de la soude. — Lorsque le sodium est contenu à l'état d'oxysel ou de chlorure sodique, dans une liqueur où ne se trouve aucune autre substance dont on ait besoin de le séparer . on détermine sa quantité d'après la même méthode que celle qui a été tracée pour le potassium. En faisant rougir le sulfate sodique , on n'a point à craindre de décrépitation. S'il contient on excès d'acide sulfurique, on le traite, comme le sulfate potassique , par du carbonate ammoniacal , afin de le convertir en sc| neutre.

G MARCHE DE i/àNàLYSB QUANTITATIVE.

Le chlorure sodique ne doit pas plus que le chlorure potassique être rougi avec force, parce que, sans cette précaution, il pourrait s'en volatiliser un peu ; cependant ce sel est moins volatil que le chlorure potassique.

Si la soude dont on veut déterminer la quantité est à l'état de carbonate sodique, l'opération présente moins de difficultés que lorsqu'il s'agit du carbonate potassique , parce que ce sel n'attire pas l'humidité si promptemeht, ni si aisément. Il est bon cependant de chauffer le carbonate sodique, dans le creuset de platine taré , jusqu'il ce qu'il soit fondu.

Quand la soude est combinée avec des acides qui, à l'état de liberté, sont solubles dans l'alcool faible, on ne peut point l'en séparer, comme la potasse, à l'aide du chlorure platinique, parce que le chlorure platinico-sodique est soluble dans l'alcool aqueux.

Manière de séparer fa soude de la potasse. — Lorsqu'une liqueur contient à la fois de là soude et de la potasse , on s'y prend de là manière suivante pour séparer les deux alcalis et en déterminer exactement les proportions. On convertit les deux sels en chlorures, on évapore à siccité la dissolution, on chauffe le résidu dans un creuset de platine taré, jusqu'à ce qu'il commence à rougir, et on le pèse ; alors on mêle le sel obtenu avec trois fois et trois quarts Son poids de chlorure platinico-sodique cristallisé, quantité justement suffisante pour convertir la masse saline qu'on examine en chlorure platinico- potassique , si elle ne consistait qu'en chlorure potassique. A défaut de chlorure platinico-sodique, on prend une dissolution de chlorure platinique, à laquelle on a ajouté un peu, mais pas trop, de chlorure sodique , ce qui remplit également le but. On dissout le mélange dans très-peu d'eau , et on l'évaporé presque jusqu'à siccité, à une chaleur fort douce, dans une capsule de platine ou de porcelaine. Ensuite on le traite par de l'esprit de vin contenant environ soixante pour cent d'alcool, qui dissout le chlorure sodique, ainsi que l'excès de chlorure platinico-sodique. Le chlorure platinico-potassique qui s'est formé reste sans se dissoudre. On le recueille sur un filtre pesé, et on le lave avec de l'esprit de vin, puis on le fait sécher à une très-douce chaleur, jusqu'à ce qu'après l'avoir pesé plusieurs fois, on s'aperçoive qu'il ne diminue plus de poids. D'après le poids du chlorure pla-

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