OO
Log.(i-f *{t'-t)
Différence.
if-t
Log.(i + <f(t'-t)
Table 1
M. Poids d'un
centimètre cube d'air, en grammes, = s
Log.».b=7(io«'»,o.
Différence.
tc\
Lof;.i.b = 7f3o1™"'o
HYDROGMNE. 663
Poids d'un çentimètre cube d'air, en grammes, = s.
f.nn g lj— • '•fin ni m n
Di AVion a* A
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Log. S 1) — >-nr\miii n
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loi
Table IV. CorwJùm oui: logarithmes de la table 111, quand b, c'^à-dirs Je baromètre, est au-dessus ou au-dessous de 760 millimètres pendant la pesée.
Au-dessus de 760' 1 ',0
additif au-dessous de 76çmu,,o souslractif.
Millimètres
Au-dessus de 76oram,o
additif au-dessous de 760""", 0 aouatradif.
Pour les dixièmes et centièmes de millimètre, on recule les nombres respectivement d'une ou de deux décimales à droite.
Il a été dit précédemment que peser la vapeur d'une substance était un moyen de contrôler l'exactitude de l'analyse de cette substance. On verra par ce qui suit comment ce résultat est possible.
Les poids atomiques des corps sont, comme l'on sait, ou précisément les poids spécifiques de leurs vapeurs eu égard À un poids spécifique do l'oxygène pris pour unité, ou des multiplos simples ou des sous- multiples de ces poids. Ainsi, quand on multiplie les poids atomiques par 1,1026, pesanteur spécifique du gaz oxygène par rapport à l'air prjs pour unité, on a (es poids spécifiques
de la vapeur des corps eu égard à la même unité, soit précisément, soit comme multiples simples ou sous-multiples. Cela est vrai de tous les corps , tant simples que composés. Ainsi le poids atomique de Tiode est = 7,89, lorsqu'on prend celui de l'oxygène pour l'unité, et la pesanteur spécifique de sa vapeur=7,89 X 1,1026 = 8,70, d'accord avec l'expérience, qui a donné 8,72. Le poids atomique de l'eau (l'oxygène pris pour unité) est = 1,1248, et celui de sa vapeur serait, d'après cela, 1,1248 X 1,1026 = 1,240, près du double du nombre 0,623 fourni par l'expérience.
On ne peut décider que par des expériences si les pesanteurs spécifiques calculées coïncident avec celles qui ont été réellement observées , comme il arrive pour l'iode, ou si elles ne s'accordent avec ces dernières qu'après avoir été multipliées ou divisées par un nombre simple, ce qui est le cas de la vapeur d'eau. Cependant nous savons, d'après les faits recueillis jusqu'ici, que le nombre par lequel il faut multiplier ou diviser la pesanteur spécifique calculée, pour la mettre en harmonie avec celle qui a été observée, est toujours un nombre très-simple, entier ou fractionnaire. Quand donc nous déduisons la pesanteur spécifique d'une vapeur directement du poids atomique , c'est-à-dire quand, la substance étant simple, nous multiplions son poids atomique par 1,1026, ou, la substance étant composée, nous multiplions les poids atomiques des élémens respectifs par le nombre des atomes et par 1 ,1026, puis additionnons les produits , la pesanteur spécifique ainsi calculée doit , comparée avec celle que donne l'observation, être on la même que cette dernière, ou dans un rapport simple avec elle. Ce cas a-t-il lieu, nous pouvons regarder l'analyse ou la pesée comme exacte.
Le rapport entre la pesanteur spécifique calculée et la pesanteur spécifique observée apprend si le gaz a éprouvé une condensation ou une dilatation. Il y a eu condensation quand le résultat de l'observation est plus grand que celui du calcul, et dilatation dans le cas contraire.
Trouver la proportion de la condensation ou de la dilatation peut être considéré comme le but proprement dit qu'on se propose en pesant des vapeurs ; car, lorsqu'on arrive à connaître cette proportion, on peut, d'après le poids atomique de la substance, ou, si
celle-ci est composée , d'après le nombre et le poids des atomes de ses élémens, calculer la pesanteur spécifique de vapeur avec infiniment plus d'exactitude qu'il n'est possible de la déterminer par des pesées.
Quelques exemples rendront tout ceci parfaitement clair.
Prenons d'abord une substance simple. La pesanteur spécifique de la vapeur du soufre est de 6,51 à 6,617, d'après les observations de Dumas, et de 6,9, d'après celles de Mitscherlicb. Calculée d'après le poids atomique, elle est 2,0116 X 1,1026 = 2,2181, nombre trois fois plus petit que celui qui a été observé. Si nous admettons que le poids réel est exactement triple de celui qu'indique le calcul , c'est-à-dire qu'à volume égal la vapeur du soufre contient trois fois autant d'atomes que le gaz oxygène , cette pesanteur devra être 2,2181 X 3 = 6,6543.
I/éther oxalique nous servira d'exemple parmi les substances composées. D'après l'analyse de Dumas , il se compose de 1 atome d'étheT = C4 H'° 0, et de 1 atome d'acide oxalique = O O3. Pour calculer la pesanteur spécifique de sa vapeur, on a, d'après l'expérience, celle du gaz oxygène = 1 ,1026, et celle du gaz hydrogène = 0,0688 ; celle de la vapeur du carbone ne peut être déduite que du poids atomique , attendu que le carbone n'a point encore été mis à l'état de vapeur, et, en admettant qu'elle corresponde exactement à ce poids, elle est 0,76437 X 1,1026 = 0,8428. On a donc
Pesanteur spécifique calculée = 10,1552
Celle que Dumas a observée = 5,087. Comme ce nombre est à très-peu de chose près la moitié de celui que donne le calcul , on conclut de là : 1° que l'analyse a été exacte ; 2" que la vraie pesanteur spécifique est exactement la moitié de celle qui a été calculée , ou 10,1552 X 1/2 = 5,0776; qu'en conséquence un volume d'éther oxalique contient 1/2 atome d'éther oxalique, ou 3 atomes de
carbone , 5 d'hydrogène et 2 d'oxygène. On pourrait aussi déterminer combien de volumes d'éther et d'acide oxalique sont contenus dans un volume déther oxalique; mais il faudrait pour cela assigner une pesanteur spécifique hypothétique à l'acide oxalique , qui n'a point encore été pesé sous forme de vapeur. La pesanteur spécifique calculée do la vapeur d'éther, savoir 5,1618, est double de celle que donne l'observation ; si l'on admet qui! en est ée même pour celle de la vapeur d'acide oxalique, c'est-à-dire qu elle est réellement 4,9034 X 1/2 = 2,4967, un volume de vapeur d'éther et un volume de vapeur d'acide oxalique se seraient condenses en un volume de vapeur d éther oxalique. Au reste, autant cette condensation est hypothétique, autant l'est aussi le nombre des volumes de vapeur de carbone admis dans la vapeur d'éther oxalique. Au lieu de 3 volumes de vapeur de carbone admis autrefois dans un volume de vapeur d'éther oxalique , il pourrait y eo aïoir par exemple 6, si l'on venait à démontrer que sa pesanteur spécifique n'est pas 0,8428, mais 1/2 X 0,8428 = 0,4214, comme l'admettent réellement les chimistes français.