IV. — DEVELOPPEMENT OU RACHIS
7e dorsale est le premier nidinient de la colonne rachidienne dans les
mais elle n'est pas le rachis, ni même un premier état de cette partie du
elle constitue seulement Taxe de formation de la tige vertébrale.
s premières semaines de la vie intra-utérine, de chaque côté de cet axe,
développer de petites plaques quadrilatères séparées les unes des autres
Pendaol que ce travail s'accomplit, les arcs vertébraux, c'est-à-dire les lames et les masses apopbysaires ont commencé à paraître, et se développent par deux poiob latéraux qui viennent se rejoindre sur la ligne médiane. Quant aux apophyses épineuses et transverses, elles naissent par des points complémentaires.
Ainsi le racliis se développe en avant et en arrière de chaque côté de la ligne inédiane, par deux moitiés symétriques, ainsi que Favait annoncé iMeckel, sans pooTOff le démontrer; ce fait, eu elTet, n*est acquis à la science que depuis les travaux récesii des embryologLstcs modernes. Béclard a donc commis une erreur, bien excusahkl est vrai, en se refusant à admettre celte ossiûcation des anneaux ou corps vertébm par deux points latéraux, puisque la réunion des deux plaques primitives qui fora^ ront plus tard le corps vertébral s'effectue si rapidement, qu'on est resté loogtcflfl: avant d'acquérir la certitude de ce fait Cette circonstance rend compte de la de la non-réunion des corps vertébraux par arrêt de développement, comparée»* tout à la fréquence de celle de lames postérieures, ou spina-bifida propremeot on sait, en effet, que les arrêts de développement ont d'autant moins de cbaDcei se produire, que les organes atteignent plus rapidement leur état définitif.
Dans le spina-bifida, la moelle épinière, ainsi que l'a démontré Ollivier, est lement développée et ne participe en rien à l'imperfection du racbis, remarqœ met à néant cette opinion de quelques anatomo-pathologistes, qui ont prétendu l'arrêt de développement du rachis était la conséquence de celui du cordon raci
A pailir de la naissance, le corps des vertèbres continue à croître en hao à dix-huit ans, cet accroissement n'est pas encore terminé, et, par la macératioB» peut isoler leur cartilage d'ossification. Ce n'est que de vingt à vingt-cinq ans que apophyses se réunissent aux corps vertébraux, et que Tossification et l'ace du rachis sont terminés. Ces données permettent de comprendre quelle i efficace peut avoir sur les déviations vertébrales un traitement appliqué à i'<?| où l'ossification n'est pas encore achevée ; elles démontrent également que fOssé de vingt-cinq ans, tout essai d'amélioration permanente est à peu près illusoire, que les moyens mécaniques ne peuvent agir que sur les ligaments fibreux i tébraux dont l'élasticité ramène inévitablement, comme le ferait un ressort, les déviées du rachis à leur situation vicieuse primitive.
Chez les vieillards, le rachis subit des changements considérables; ilsemUe la colonne perd insensiblement son élasticité, et le |)oids des viscères qui y«< pendu paraît l'entraîner en avant. Aussi voit-on les vieillards se courber, se ainsi qu'on le dit avec beaucoup de vérité, et avoir besoin, par suite de cette tion insensible de la partie antérieure et supérieure du corps en avant, de s'iHfl*. sur un bâton pour œnservcr l'équilibre. Dans cette position, l'ossificatioD «* souvent du grand surtout ligamenteux antérieur, et des stalactites osseiues extérieurement les vertèbres; mais lorsqu'on fend les corps vertébraux par leur ai* on retrouve toujours, au centre du disque intervertébral, le tissu fibro-cartihli'* qui a conservé sa souplesse et échappé à l'ossification.
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