‹ Traité pratique d'électricité, a l'usage des ingénieurs et des constructeursChapitre 40 sur 120 · I-IO · texte numérisé non relu

I-IO

La figure 53 représente un galvanomètre Thomson, k deux

Fig. 53.

bobines gros fil et deux bobines fil On en double circuit difTéren-

tiel, construit par la maison Breguet. Cet appareil est accompagné d'un shunt à trois bobines dont les résistances sontrespec-

tivement — , -^ et ^ de celles du galvanomètre.

Les galvanomètres différentiels sont des instruments de haute précision, dont Temploi n'est guère possible dans les laboratoires industriels, à cause de Tinfluence inévitable des masses de fer, des aimants et des machines qui se trouvent dans le voisinage.

117. Galvanomôtre apériodique de Deprez et d'Arsonval. — Ce galvanomètre repose sur un principe très simple.

Un courant rectangulaire est disposé verticalement entre les pôles d'un aimant, de manière à se trouver placé dans le champ magnétique sensiblement uniforme dont les lignes de force vont directement d'un pôle à Tautre.

Si Ton désigne par Q le flux de force magnétique qui traverse la surface du courant d'intensité I en pénétrant par sa face négative, Ténergie relative do ce courant dans le champ de Taimant est (n^ 88)

W = -IQ;

comme le courant, abandonné à lui-môme, tendrait à dépenser l'énergie qu'il possède, la position d'équilibre vers laquelle il se dirigerait serait (W étant négatif) celle qui rendrait Q maximum, c'est-à-dire la position perpendiculaire aux lignes de force de l'aimant.

Le cadre vertical CC (fig. 54), sur lequel plusieurs spires sont enroulées, est mobile autour d'un axe vertical formé par deux fils métalliques HJ, DE, par lesquels on fait passer le courant. Un cylindre creux de fer douxB, maintenu à l'intérieur du cadre par un support indépendant, s'aimante par influence en présence de l'aimant fixe AA^ de manière à opposer à ses pôles deux pôles de noms contraires ; cette disposition accroît l'intensité et l'uniformité du champ magnétique, en condensant ses lignes de force, dans l'intervalle libre où le cadre peut se mouvoir. Lorsque le courant passe, le cadre tend à se placer perpendiculairement au champ, mais comme il éprouve une résistance provenant de la torsion du fil, il prend une position d'équilibre à laquelle cor-

respond un angte de déviation ou de torsion inférieur à uu droit .

Fig. 51.

Désignons par H l'intensité du champ magnétique, par I rintensité du courant, par S l'aire de la section droite du cadre, par R le nombre des spires, par z l'angle de déviation et par G le coeHicient de torsion du fil ; nous aurons

n s H I cos 3 = C o,

d'où

nSH cos a

Si la déviation est très petite, on peut remplacer soit par

tang x, soit simplement par a..

ISS

Un petit miroir J, fixé au cadre, permet de lire la déviation par la méthode de réflexion.

La constante

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