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MACHINES A ANNEAUX PLATS

195. Hachines Victoria. — C'est M. Schuckert qui a eu, le premier, l'idée de remplacer la forme allongée des anneaux Gramme

Fig. 161. - Hacliinc Victoria k six pAles.

par une forme plus aplatie, en vue de construire des machines multipolaires.

La figure 161 représente la machine dite Victoria qpie YAnglch- American-Brusk-Electric-Light'Corporation construit en Angleterre, d'après les brevets Schuckert-Morday. Cette machine est à six pdles conséquents, alternativement nord et sud. Les noyaux inducteurs, en fer doux, sont assemblés avec deux montants verticaux en fonte, de forme hexagonale, qui leur servent de culasse et font corps avec les paliers. La pièce polaire, placée au milieu de chaque noyau, est en fonle et coulée directement sur ce noyau ; elle n'oscule Tanneau que sur un espace d'environ 30 degrés, condition essentielle, diaprés les expériences de M. Morday, pour obtenir un bon fonctionnement. Les entrefers, sièges des flux de force utile, sont compris entre les pièces polaires de l'inducteur et la surface périphérique du grand anneau tournant, en feuilles de tôle juxtaposées, sur lequel sont enroulées les bobines partielles. Celte machine est bien ventilée. La disposition multipolaire offre, d ailleurs, comparativement à la disposition bipolaire, Tavantage d'augmenterie diamètre de l'induit pour diminuer la vitesse angulaire.

196. Force électromotrice. — Le calcul de la force électromotrice d'une machine multipolaire à anneau peut se faire de la même manière que celui d'une machine bipolaire.

Soit 2m le nombre des pôles et n le nombre total des spires de rinduit nous aurons à considérer la 2m'*"* partie de Tanneau, laquelle contiendra^— spires. Désignons parole flux de force

qui traverse une de ces spires et reportons-nous aux n"*" 169 et 175, nous trouverons pour le maximum delà somme des flux de force

' raversant les r- spires

et la force électromotrice induite maximum sera (n" 173)

T désignant la durée d'un tour de l'induit. La force électromotrice de la machine, exprimée en volts, est, par conséquent,

E=E.x 10-*= — NKx loin

3i6 TnAITÉ PRATIQUE D'ÉLECTRICITÉ

en désignant par N l'inverse de niT, c'est-à-dire le nombre des tours

que l'induit fait par seconde.

Celte force électromotrice, fournie par la 2m'"' partie de l'anneau, est celle de la macliine elle-mënie, en supposant le bobinage fait en quantité, suivant l'usage habituel.

La proportionnalité de la force électromotrice au nombre total n des spires enroulées sur la roue induite fait ressortir l'importaoce de l'agrandissement du diamètre do l'induit duc à l'adoption de la disposition mullipolaire.

197. Machines Gùlcher. — La figure i 62 représente une machine G iilclier à quatre pôles aUernalivcment nord et sud. Les noyaux

F[fr. \6i. — Machine GGkher.

inducteurs, au nombre de liuit (quatre de cliaque côté de Tinduil), sont en fer forgé et présentent la forme d'une ellipse assez plate ; pour chaque couple de noyaux opposés, les extrémités (donnant des prties de même nom) sont réunies par une pièce polaire creuse, également en fer, emboîtant une partie de l'induit. Le collecteur, assez massif, est analogue à celui des machines Gramme.

L'auto-e\:citalion est compound et s'obtient de la manière suivante. Chacun des huit noyaux porte un enroulement en fil fin auquel est superposé un enroulement en gros fil ; les huit bobines de fil fin sont reliées en série et montées en dérivation sur les bornes de la machine; les huit bobines eu gros fil sont, au contraire, groupées en quantité avant d'être incorporées dans le circuit principal. Cette disposition permet d'obtenir, entre les bornes de la

machine une différence de potentiel qui reste constante pour de grandes variations de la résistance du circuit extérieur.

198. Machines Fabius Henrion. — M. Fabius Henrion, constructeur & Nancy, a exposé à Paris, en 1889, des machines à anneau plat, assez analogues aux machines Gûlcher. La figure 163 représente une machine grand modèle à six pôles.

Les douze noyaux inducteurs et les épanouissements polaires sont en fer doux. Les paliers, venus de fonte avec le bâti, sont à chapeau pour faciliter la visite des coussinets.

Deux rangées de balais servent à recueillir le courant ; chacune d'elles est montée sur un axe, de manière que chacun des balais qui la composent puisse être légèrement déplacé à volonté, à droite ou à gauche, et que Ton puisse régler sa pression sur le collecteur. Les axes de ces deux rangées sont réunis par un support isolant muni de deux poignées qui servent à régler le calage.

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